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Féminité ? De quoi parle-t-on ?

Voici un petit billet qui va ressembler à un exercice. Le thème : « La féminité, c’est quoi ? » Attention ! Il ne s’agit pas parler de choses telles que l’élégance, la -fameuse !!!!- pudeur, le – fameux !- sentiment maternel, la capacité à faire plusieurs choses en même temps (Mais oui ! Tout le monde sait ça), etc. Non ! On se place strictement dans le corporel.

[Photos par Marcus J Ranum sur deviantart – Voir aussi les images libres de droit sur mjranum-stock]

Pour réfléchir à cela, voici Carly dont on trouve un très chouette « flyaround » (série de photos de Carly alors qu’elle tourne sur un plateau rotatif) sur le site deviantart de Marcus J Ranum.

Carly est magnifique. Elle est femme-femme-femme. Alors bien sûr, il y a le visage, les seins, la chatte, l’absence de pilosité, les formes rondes et lisses qui en font à coup sûr, au premier regard, une femme.

Mais il y a autre chose. Une chose évidente chez Carly : La largeur de son bassin et les fesses qui vont avec. La taille fine mais un bassin large et des jambes écartées (ou devrais-je plutôt dire « des cuisses évasées »), c’est un truc de nana : un jour ou l’autre, il faut bien faire un mouflet qui se logera dans le ventre et qui passera, de la tête et des épaules, entre les jambes.

Regardez bien ! Le ventre de Carly et la forme de ses jambes, c’est 100% féminin. Introuvable chez un mec.

Maintenant que j’ai dit ça, je vais écrire quelques billets sur les jambes des femmes (qui sont tellement mieux que celles des mecs, non ?)

Félix Vallotton – « La Haine » – 1908 – Musée d’Art et d’Histoire de Genève

Je vais m’intéresser plus particulièrement à la forme des jambes. Regardez la femme peinte par Vallotton : Des genoux serrés mais des pieds écartés et des jambes qui s’évasent vers le bassin. On en reparle…

La femme-fontaine de Goltzius

Aujourd’hui, je finis cette mini-série consacrée à Hendrick Goltzius  avec la gravure d’un des 4 éléments, à savoir  « Aqua », l’eau. Je vous laisse rechercher les trois autres éléments, si ça vous chante. On trouve des gravures des 4 éléments par Goltzius dans différents musées et notamment au Kupferstichkabinett (cabinet des estampes) située dans le château de la Résidence à Dresde, en Allemagne.

Si je souhaite terminer avec cette image, c’est sans doute à cause de la force érotique et symbolique qui se dégage de cette vaste cruche dont l’eau s’écoule comme d’une fontaine par une large ouverture ronde. Ajoutez à celà la présence de la femme nue et les serpents entraînés par le flot d’eau et vous remarquerez immédiatement que cette image est à 100% imprégnée de féminité (et ce n’est pas la présence à l’arrière-plan de Jésus baptisé dans le Jourdain par St Jean-Baptiste qui me fera changer d’avis).

Ce trou rond par lequel coule l’eau de la fontaine, c’est l’orifice du vagin d’une femme enceinte qui perd les eaux ou celui d’une femme-fontaine qui « éjacule ». Ca ressemble même à une femme qui pisse (même si le trou qui bosse n’est pas tout à fait le même) :[Je ne sais pas à qui appartient cette jolie chatte bien épilée, ni qui a pris cette photo. Elle circule, comme des centaines d’autres gros-plans de femmes qui pissent, sur le web. Rien de dégoûtant ou de choquant. Plus esthétique en tous cas qu’une vache qui pisse, même si ça y ressemble beaucoup.]

Quant à la forme ronde de la fontaine, qu’on appellera cruche, amphore, vase ou cratère, n’est-ce pas le ventre d’une femme ? Ceux qui ont lu les articles précédents se remémoreront la discussion sur le « yoni ». Et pour ceux qui douteraient encore, je me permets de leur rappeler à quoi ressemble le ventre d’une femme enceinte. Comparez donc avec la fontaine de Goltzius :

[Source : gallica.bnf.fr (Bibliothèque Nationale de France) – Vous aurez reconnu la patte de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826) dans ce dessin de ventre. Nous avons déjà amplement présenté ses représentations de l’orifice de ce même ventre dans l’article « architectures coniennes« .]

La femme cumule donc les 3 caractéristiques de la cruche-fontaine : l’EAU qui gicle (lorsqu’elle pisse, éjacule ou accouche) du VENTRE rond par le TROU tout aussi rond. Cou du vase. Col de l’utérus. Col de bouteille. Couronne du con.

Ainsi, la femme est-elle toujours, par nature, une cruche (mais l’homme n’est-il pas un pot vide et sot qu’il faut savoir prendre par la queue comme un bête seau d’eau par sa anse ?).

Et si le yoni n’était pas une vulve ?

Pour essayer de comprendre le yoni, je vous propose cette photo de la Néerlandaise Ancilla Tilia en train de se faire sucer par un « lit à vide » sous une feuille plastique (« Suction » sur le site deviantArt d’A. Tilia).

Ce qui est le plus intéressant, c’est la forme des lèvres de son sexe. On retrouve exactement la même forme au niveau de la « gouttière » du yoni. Mais rappelons déjà à quoi ça sert : le « yoni » est une cuve à ablutions au centre de laquelle est enfoncé le lingam. Lors des cérémonies en l’honneur du lingam, ce dernier est aspergé de liquides. La cuve récupère ces liquides qui sont évacués par la gouttière (voir ci-dessous le lingam + le yoni et sa gouttière).

Quand on regarde le yoni et le lingam, on pourrait d’abord penser  que le trou du yoni est l’orifice du vagin dans lequel s’enfonce le  lingam. Mais le yoni ne ressemble pas à une vulve :  la gouttière ne correspond à rien. Par contre, si on considère de nouveau miss Tilia sur son lit qui suce, la ressemblance saute aux yeux. La gouttière, c’est la fente du pubis et la cuve, c’est le ventre. On retrouve la comparaison déjà évoquée quelques articles plus tôt. Rappelez-vous ! Le yoni et son lingam ressemblent à un mortier avec son pilon. Yoni = mortier, vase, cratère, cuve.

Et pour ceux qui ont encore des doutes, voici une photo très étonnante trouvée sur le site angkorguide :

Il s’agit d’une décoration située à l’embouchure de la gouttière d’une cuve à ablutions trouvée à Preah-Khan, sur le site d’Angkor au Cambodge. Vous les aurez reconnues, ce sont les petites lèvres d’un sexe  féminin. Et voici ce que ça donne, ci-dessous, remis dans son contexte. Oui ! Ca ressemble à la photo d’A. Tilia.

J’en déduis que le lingam n’est pas enfoncé dans le sexe mais dans le ventre de la femme, comme un  pilon posé dans le mortier. La fusion homme-femme est donc représentée de façon symbolique et non pas par un rapport sexuel.

Le yoni, c’est le ventre, pas la vulve.