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Les 2 Antiope de Goltzius (la fausse et la vraie)

Après plusieurs articles  sur les  cache-tétons, enlevons donc ces pasties pour voir ce qu’il y a en dessous. Le plus fun, c’est de retrouver le Néerlandais Hendrick Goltzius (1558-1617) avec lequel on parlait de vertu et de baiser lesbien (cf l’article « vertueuses et lesbiennes« ) juste avant notre petit intermède lingerie.

Hendrick Goltzius, Vénus et Cupidon épiés par un satyre, gros plan

Goltzius a beaucoup gravé mais il  n’a peint que pendant les dernières années de sa vie. Il nous a donc laissé peu de peintures mais – attention les yeux ! – il n’a laissé que des chefs d’oeuvre, à commencer par ce « Vénus et Cupidon épiés par un satyre » de  1616 exposé au musée du Louvre.

Que dire de cette peinture ? Vénus, les yeux mi-clos et les cuisses écartées, presse nonchalamment  sur son sein droit pour en faire gicler le lait (A comparer avec les giclées des sirènes de Jean de Boulogne). Avec Goltzius, on est très loin de la Venus Pudica.

Hendrick GOLTZIUS, Venus et l'Amour épiés par un satyre, Louvre,1616Pendant longtemps, cette Vénus a été  prise pour Antiope, la fille que Zeus  sauta après s’être transformé en satyre (pour la petite histoire, Antiope paya très cher ce petit coup bite du grand dieu sauteur qui, lui, regagna tranquillement ses pénates). Cependant, s’il y a bien un satyre sur le tableau, il y a aussi le petit Cupidon qui ne s’éloigne jamais beaucoup de maman Vénus.

Ci-dessus, il s’agit donc de Vénus. Pourtant Goltzius a bien peint Antiope mais elle se trouve ci-dessous :

Hendrick Goltzius, Antiope,gros planC’est une très belle poitrine que peint Goltzius en 1612. Pour rajouter à l’érotisme de la scène, il introduit un petit bonhomme qui tripote le téton d’Antiope endormie alors que Zeus/Jupiter s’approche de la jeune femme pour la sauter (je suppose que la cruche vide au premier plan est là pour nous rappeler que tout cela est une affaire de sexe : un vase vide qu’on remplit par le trou).Hendrick Goltzius,Jupiter séduit Antiope déguisé en satyre,1612Jusqu’en 2009, Antiope était visible au musée Frans Hals d’Haarlem aux Pays-Bas. Plus maintenant. La toile avait été confisquée par les nazis à son propriétaire juif. Récupérée par les Alliés en 1945, elle avait été donnée au gouvernement néerlandais. En mars 2009, elle a été restituée aux héritiers d’Abraham Adelsberger qui l’ont vendue aux enchères en janvier 2010 pour 6,8 millions de dollars.

[Images disponibles sur wikimedia commons]

Linga aspergé de lait

L’hindouisme, c’est vraiment compliqué pour ma petite tête. J’ai passé pas mal de temps sur les histoires de lingam de Shiva et j’ai besoin de repos. Je reviendrai plus tard sur Parvati la belle et sur Kali la noire (ou la bleue ?).

Pour clore temporairement cette série d’articles consacrée au lingam et au yoni, voici néanmoins quelques photos de cérémonies traditionnelles (puja) en l’honneur du lingam.

Voici d’abord le lingam aspergé de lait qui dégouline tout le long de l’objet puis remplit le yoni avant de couler à l’extérieur. Je sais que les hindouistes arrosent souvent leurs figures sacrées de liquides (et notamment de lait) mais dans le cas du lingam, l’image est assez brutale : un liquide blanc qui coule le long d’une représentation phallique et remplit ce que certains considèrent comme l’image d’une vulve et d’autres (moi) l’image d’un ventre de femme. Osé !

[Photo puja.net]

Et voici maintenant un lingam géant aspergé de beurre fondu (le lait, c’était sur les photos d’avant que vous pouvez voir sur dhyanapeetam.org). Plus que la cérémonie elle-même, c’est la taille du lingam de cet ashram et l’équipement nécessaire pour l’asperger qui m’a interpelée.