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Adoration

Voici une peinture que bien peu ont eu l’occasion de voir, réalisée par un artiste inconnu (Franchement, qui a entendu parler du peintre britannique William Strang ?) et exposée dans un musée tout aussi inconnu (pour un Européen) et lointain (Bombayote excepté, qui a un jour mis les pieds au Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya ?).

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William Strang (1859-1921) - "Adoration" (détail) - 1913 - Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya (ex Prince of Wales Museum of Western India), Mumbai (Bombay) - Source : Wikipedia/Baishampayan Ghose

Voici donc une femme assise sur un trône, nue. Un peintre lui baise la main (oui, c’est un peintre : Vous le constaterez en découvrant la toile dans son intégralité sur le site du musée. Vous verrez aussi que la femme est assise sur une table au milieu de ce qui ressemble à des offrandes ). Un poète cherche à attirer son attention en lui tendant un carnet où s’alignent, sans nul doute, les vers qui célèbrent l’éclat de sa beauté, la fragilité de sa jeunesse ou la vigueur de l’amour qu’elle inspire. Un militaire, sous le charme de la dame, lui présente son sabre.  Un barbu à l’activité professionnelle inconnue la dévisage avec attention.

D’après la notice du musée, cette femme représenterait la beauté féminine. Les hommes en adoration ne seraient donc qu’une version moderne des fidèles du temple d’Aphrodite à Cnide qui se prosternaient devant la statue fabriquée par Praxitèle (cf « le jour où commença le culte du corps féminin« ). Les adorateurs font tous partie de la société bourgeoise de l’époque (artistes, officier et rentier). Il ne manque qu’un prêtre pour avoir un échantillon représentatif de la bourgeoisie ! Il n’y a pas d’ouvrier ou de paysan sur la toile de Strang, comme s’il fallait un certain niveau d’éducation (ou de revenu) pour apprécier pleinement la beauté féminine.

L’ « Adoration » de Strang ressemble beaucoup à la photo prise par Mario Sorrenti pour la campagne de publicité 2002 du parfum « Paris » d’Yves Saint-Laurent.

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Anna Eirikh et Magnus Berger photographiés par Mario Sorrenti - Source : mes-parfums.com (cliquer pour voir l'image originale)

Même environnement bourgeois, même femme froide comme une statue, même bras gauche en partie couvert. Remarquez la modicité du « trône » : Une simple chaise métallique pliante. C’est la femme qu’on doit regarder, pas le siège.

A la différence de la toile de Strang, la femme n’est pas hissée sur une table. C’est donc l’homme qui se diminue en s’agenouillant. Pas de baise-main mais une même attitude de prosternation.

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Anna Eirikh, Magnus Berger et Thomas Crown photographiés par Mario Sorrenti - Source : mes-parfums.com (cliquer pour voir l'image originale)

La deuxième photo de la campagne de publicité, ci-dessus, est beaucoup plus équivoque. Que veut-elle dire ? Un jeune homme très androgyne et un très jeune homme observent dans un miroir le corps nue de la femme qui s’y contemple. Con-templ-ation !

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Paz de la Huerta (les fesses) et Jakob Hedberg (l'admirateur) photographiés par Sebastian Faena pour le magazine Muse Hiver 2010

Et puisqu’on est dans la photo de mode et qu’on sort d’une longue série d’articles sur le « cul », je ne peux m’empêcher de vous rappeler deux photos publiées très récemment. D’abord, ci-dessus, une très expressive comtemplation de fesses par un homme en pyjama. Avec ses cheveux gominés coiffés en arrière, l’admirateur du cul de Paz de la Huerta ressemble beaucoup à l’adorateur du corps d’Anna Eirikh. Il ressemble aussi à Chris, sur la couverture du magazine WAD, ci-dessous. WAD = We Are Different. Different ? Really ? But… who is different ?

Cindy (les fesses) et Chris (l'admirateur) photographiés par Romain Laurent pour le magazine WAD N°48 (printemps 2011)

Considérez tout cela comme un assortiment de tapas avant quelques articles un peu plus focalisés que je vais essayer de concocter dans les jours qui viennent sur l’adoration portée à trois femmes connues (mais pas tant) : Daphné, Galatée et Guigone de Salins. Ah ! Nous voici bien dans le temple de la grande femelle !

Les 8 O du Q

Revenons au but de ce blog : Décrypter le code qui pousse les hommes vers les femmes. Dit ainsi, tout cela paraît très ambitieux, voire même complètement présomptueux. Je vais donc reformuler le but de la quête en des termes plus abordables (pour moi) et plus « graphiques » : Trouver les courbes qui attirent l’homme. Vous remarquerez que je pars du postulat que c’est une histoire de courbes (pas de volume, de proportion, d’odeur, de couleur ou d’autre chose). Je peux me tromper, bien sûr, mais dans le cas des fesses, ça marche plutôt pas mal. Regardez ce diagramme :

Traité à la façon d’une feuille de métal repoussée (Pourquoi pas ? Je trouvais ça joli), voici le schéma d’une paire de fesses. Vous reconnaissez ? 2 cercles pour le gras du cul + 1 petit pour le renflement du sexe + 2 ovales pour les cuisses + 2 autres ovales pour la musculature en travers (je ne sais pas comment ça s’appelle mais c’est là) + 1 grand ovale pour dessiner le bas du dos.

Et voila ce que ça donne, ramené sur la photo adéquate :

J’ai trouvé ce résultat plutôt intéressant. Ainsi, un bel arrière-train est une combinaison de 8 ovales ? Et si la fille serrait plus les fesses ? Et si elle avait le cul plus lourd ?

Notez que je ne cherche pas la proportion idéale, le cul parfait, le nombre d’or. Non. Il y a des culs différents qui peuvent être également attirants (et il y a aussi des culs laids).

Bref. J’ai donc pris une autre paire de fesses, elle aussi agréable à l’oeil mais plus large, et j’ai recommencé le travail. Voici le résultat :

Le deuxième cul permet un assemblage particulièrement efficace des ovales, tous contenus dans le plus grand. On obtient un nouveau diagramme, différent de celui du premier cul mais lui aussi composé de 8 ovales.

En regardant le résultat, je me demande si le cerveau des hommes n’est pas programmé pour rechercher ce type de schéma, à l’instar des programmes de reconnaissance de personne qui associent les visages enregistrés par les caméras de surveillance aux personnes répertoriées dans une base de données en fonction de quelques traits mesurés (distance entre les yeux, hauteur du front…).

Voici peut-être un morceau du code :

Sasha Callipyge, Vénus moderne

Après l’article sur François Boucher, me voici arrivée au terme de cette mini-série sur la représentation du cul dans l’histoire (de l’art).

En guise de conclusion, je voulais trouver quelques très jolies photos de cul. J’en avais beaucoup sous les yeux mais aucune ne me satisfaisait. Pourquoi ? Parce que les plus belles paires de fesses appartenaient toutes à des anonymes. Impossible de mettre un nom sur ces culs… jusqu’à ce que je tombe sur elle :

Là, je me suis dit : « This is her ! » Pas la peine de continuer à chercher ! Je pourrais peut-être en trouver une autre qui soit aussi bien qu’elle mais je ne pourrais pas en trouver une qui soit mieux : Voici la Vénus callipyge moderne (pour ceux qui ne parlent toujours pas le grec ancien, voir l’article « L’exception Callipyge« ).

Sasha Grey est la personne idéale pour clore cette série sur le cul car elle a une paire de fesses magnifique, bien sûr, mais aussi parce que c’est une actrice… de films de cul. 130 films en 2 ans, dont « House of Ass » N°3, « Lord of Asses » N°13, « Little Titties, Tight Holes » N°3, « In thru the backdoor », « Assault that Ass » N°9… Bref, du cul !

[Photos scannées dans l’édition US du magazine Playboy, décembre 2009, et visibles sur le web]

Les précurseurs du cul – XVIIIe – François Boucher

Autant le dire tout de suite : Je ne suis pas une grosse fan de François Boucher (1703-1770). Boucher le bien-nommé. Le spécialiste de la viande rouge. Viande rose, en fait. Non, rien à faire ! Pour moi, il y a trop de fi-filles à l’air nunuche qui exposent leur viande rose et potelée chez cet artisan-Boucher.

Mais je pense aussi que François Boucher a été un vrai et grand (énorme, même, si j’osais le dire…) précurseur de la représentation du nu féminin et, à ce titre, il me faut lui donner la place qu’il mérite dans ce blog.

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François Boucher - "L'odalisque" - 1745 ? - Musée du Louvre - Source : site du musée (cliquer l'image pour voir la notice) © R.M.N./D. Arnaudet

Voici peut-être le tableau le plus connu de Boucher :  « L’odalisque » exposée au Louvre. Il suffit de retourner voir la Vénus de Velázquez à l’article précédent (« Les précurseurs du cul – XVIIème – Velázquez ») pour mesurer le chemin parcouru entre ces deux représentations de femme nue allongée.

Désormais, plus de déesse Vénus mais une simple femme. Plus de corps nu mais un corps qui se déshabille (Seule la Vénus callipyge avait osé cela avant). Plus de cuisses serrées mais des fesses largement ouvertes. Plus de regard fuyant ou pudique. Plus d’intimité surprise mais un corps public.

Avec cette odalisque, on a changé de monde.

On n’est plus dans l’adoration du corps féminin, aussi ancienne que l’Aphrodite de Cnide (voir article « Le jour où commença le culte du corps féminin« ), on entre dans le boudoir d’une femme qui offre ses fesses, son corps, son sexe. Quand on sait qu’il s’agit de la femme de Boucher, l’affaire devient encore plus piquante. Le peintre nous présente sa femme qui se donne (avec un petit sourire faussement innocent) à tous. On pourrait être sur un site porno échangiste en 2011.

Boucher est aussi un précurseur parce qu’il a industrialisé cette représentation de la femme. « Premier peintre » du roi de France Louis XV, il débite des femmes nues, en cette époque réputée pour son libertinage, à l’attention d’un public avide de ses oeuvres. L’odalisque du Louvre est d’ailleurs parfois appelée « odalisque brune » par opposition à « l’odalisque blonde » exposée à l’Ancienne Pinacothèque de Münich (Là-bas, elle s’appelle « Ruhendes Mädchen« , la femme au repos. Certains pensent qu’il s’agirait d’une maîtresse de Louis XV, Marie-Louise O’Murphy peinte par Boucher en 1752, alors qu’elle avait… 15 ans).

Enfin, comme tout précurseur, Boucher a eu une descendance. Et, cette fois-ci, pas besoin d’attendre deux siècles car elle commence avec son beau-fils, Jean-Baptiste Henri Deshays de Colleville (1729-1765), peintre injustement méconnu, à la vie courte mais intense.

Voici d’abord « Le singe peintre », un tableau à la signification bien obscure (et la notice du musée des beaux-arts de Rouen ne m’éclaire pas vraiment).

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Jean-Baptiste Henri Deshays de Colleville - "Singe peintre" - Musée des Beaux-Arts de Rouen - Source : Wikipedia/pascal3012

Il semblerait que Deshays cherche à se moquer de ces peintres qui se contentent de reproduire des modèles de nu, leur manque d’originalité, leur manque d’ « humanité  » ? Une critique des écoles comme l’Académie Royale des Beaux-Arts, l’école des Elèves Protégés du Roy ou l’Académie de Rome dont il fera lui-même partie ? Ou peut-être s’agit-il d’un exercice de style visant à copier (de qui se moque-t-on ?) le « singe peintre » de Jean-Siméon Chardin (1699-1779) visible au musée du Louvre ou les « singeries » d’Abraham Téniers (1629-1660)…

Avec Deshays, c’est le personnage tout entier qui reste un mystère. Considéré jusque récemment comme un peintre religieux, spécialiste d’oeuvres légères et gaies comme « Le Martyre de saint André », « Saint André conduit par ses bourreaux pour être flagellé », « Saint André mis au tombeau », « Saint Benoît mourant » (…), voici maintenant qu’on se demande s’il n’est pas le père d’oeuvres un peu plus hard, comme « Jupiter et Sémélé ».

Jean-Baptiste Henri Deshays de Colleville - "Jupiter et Sémélé" (détail) - vers 1760 - Musée Norton Simon, Pasadena, Californie - Image © 2011 The Norton Simon Foundation

Il n’y a pas si longtemps, ce tableau était appelé « Vertumne et Pomone » et attribué à François Boucher. On pense maintenant qu’il s’agirait de « Jupiter (hors cadre) et Sémélé ». Notez bien que, quelque soit la métamorphose de Zeus qu’on choisit, la femme au premier plan n’a rien à y faire. Elle n’est là que pour… montrer son cul. Qu’elle a fort beau, par ailleurs.

Que ce soit avec Boucher ou avec son gendre, nous voici donc désormais dans le bel âge du cul.

Les précurseurs du cul : XVIIème – Velázquez

Vous avez le droit de vous étonner. Velázquez, précurseur du cul ? Diego Velázquez ? Celui qui a peint des chevaliers et des infantes d’Espagne, des papes et des cardinaux, des saintes et des paysans, des Christ et des nains ? Oui, celui-là même. Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (1599-1660). Parce qu’il a aussi peint un cul. Un seul. C’était d’ailleurs le seul nu qu’il ait jamais peint (autant qu’on sache). Et ce cul-là était le pur travail d’un précurseur car on n’avait jamais peint un cul comme ça (autant que je sache… et j’espère ne pas me tromper).

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Diego Velázquez - "The Toilet of Venus" ou "The Rokeby Venus" - 1647-51 - National Gallery, Londres - Source : Wikipedia (Cliquer pour voir l'oeuvre sur le site du musée)

Alors ? Qu’est-ce que ce cul a de si original ? Certes, ce n’est pas la première fois qu’on peint un nu allongé. Sûrement pas. Mais c’est la première fois qu’on le peint dans ce sens. Cette « Vénus » allongé nous tourne le dos. Elle nous montre son cul. Et si ce n’était pour le miroir, on ne verrait même pas son visage.

Il faudra attendre 2 siècles pour revoir ce type de peinture. Et je ne pense pas à la « grande odalisque » d’Ingres qui nous montre beaucoup son visage mais très peu ses fesses (voir article « Rallongez-moi ce dos !« ). Je pense plutôt aux toiles de trois autres Français : Lefebvre, Pils et Sieffert.

Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911), « Odalisque », 1874, The Art Institute of Chicago
Isidore Pils (1813-1875), « Study of a reclining nude », 1841, The Cleveland Museum of Art
Paul Sieffert (1874-1957), « Grand nu », Collection privée ?

Un de ces trois peintres est un véritable spécialiste de l’odalisque de dos : Paul Sieffert à qui j’ai déjà consacré un petit article (« Les nues allongées de Sieffert« ). L’oeuvre de Sieffert est une rareté car les nues allongées, reclining nudes et autres odalisques sont généralement peintes de face (voir, par exemple, l’article « Seins et hanches » consacré à Zinaïda Serebriakova).

Les précurseurs du cul : XVIème – Dürer

D’abord une petite définition : Par « précurseur du cul », j’entends un artiste qui a présenté le cul (d’une femme) comme personne ne l’a fait avant lui. A ce stade, je vous demande l’indulgence : je ne suis pas une historienne de l’art et je vais peut-être me tromper par ignorance (ce n’est pas une bonne excuse, je sais). Allez ! Tout cela n’est pas très grave. Je me lance.

Mon premier précurseur sera donc l’Allemand Albrecht Dürer (1471-1528) et je l’ai choisi pour ce bas-relief visible au MET :

Albrecht Dürer - "Femme nue vue de derrière" - 1509 - Metropolitan Museum of Art, New York (Cliquer la photo pour voir l'original sur le site du musée)

C’est à ma connaissance la première représentation d’une femme seule, nue, debout, de dos (j’attends avec impatience le bombardement de contre-exemples par tous ceux qui se gaussent déjà de mes lacunes). Mais, même si je me trompe, Dürer mérite sa place de précurseur. N’oublions pas qu’il a formé dans son atelier mes amis et géniaux pornographes Pencz et Beham frères !

Je remarque que le thème de la baigneuse qui montre ses fesses devait être dans l’air du temps en Allemagne à cette époque. Je vous ai déjà montré la gravure d’une « Badende » aux belles fesses exécutée par un contemporain de Dürer, Ludwig Krug, dans l’article « bain et voyeurisme« .

Ce thème va redevenir à la mode deux siècles et demi plus tard, avec l’Italien Hayez et, surtout, plusieurs peintres français.

Hayez et Baudry justifient encore leurs images de nues par l’intention de représenter la déesse Vénus. Courbet prétend encore flirter avec l’allégorie (mais qui a donné ce nom à cette toile ?). Chassériau, lui, ne s’encombre plus de prétexte.

 

Francesco Hayez (1791-1882), « Vénus aux deux colombes » ou « Portrait de la ballerine Charlotte Chabert en Vénus », 1830, Museo di Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto, Palazzo delle Albere, Trento (Italie)

 

Paul Baudry (1828-1886), « La toilette de Vénus », 1858, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

 

Théodore Chassériau (1819-1856), « Baigneuse », 1842, Bayerische Staatsgemäldesammlungen (Nouvelle Pinacothèque ?), Münich

courbet,source 

Gustave Courbet (1819-1877), « La source », 1862, The Metropolitan Museum of Art, New York

Certains appellent ces femmes des « Vénus callipyges » (voir article « l’exception callipyge« ) parce qu’elles ont de belles fesses. Même si cela semble vrai, étymologiquement, moi je préfère penser que l’important n’est pas que ces femmes ont de belles fesses mais c’est plutôt qu’elles les montrent.

Pour celles qui vivent en culotte…

C’est trop dur de quitter un intermède lingerie…

Quand Lisa Z Morgan et Melanie Probert, artiste étudiante et poète, se sont rencontrées dans le tube de Londres, elles ont parlé culotte et découvert qu’elles partageaient une aversion commune pour la lingerie assortie (Comment deux inconnues en viennent-elles à parler culotte dans le métro ?). « Too predictable ! », s’esclaffèrent-elles en coeur et bientôt (2002) elles créaient la société Strumpet & Pink.

Voilà ce que dit la légende. Pourquoi pas ? C’est rigolo. Une chose est sûre : Ces deux-là aiment les fesses dans une jolie culotte. De jolies culottes inmettables sous un jean’s et abominablement chères. Strictement réservé aux filles riches qui traînent dans leur loft, les seins à l’air. J’en rêve.





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