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Hathor, fille du soleil

Ca ressemble au titre d’un roman pour adolescents et pourtant c’est vrai : Hathor, la déesse-vache, généralement représentée par une vache (bien sûr), une femme avec le disque solaire entre ses cornes ou par un visage de femme avec des oreilles de vache, était la fille de Râ et la mère de Pharaon.

Hathor en visage de femme à oreilles de vache - Colonne hathorique du temple de la reine Hatchepsout, complexe funéraire de Deir el-Bahari (Louxor, Egypte) - Photo par Pascal - Source : http://louxor-egypte.e-monsite.com/album/deir-el-bahari/2

En plus du disque solaire, les attributs d’Hathor sont le ménat (« lourd collier de perles à contrepoids, qui produisaient en s’entrechoquant un son comparable au bruissement des fourrés de papyrus qui représente le lieu de gestation mythique », pour citer  mythologica) et le sistre, un type de crécelle utilisée par les danseuses. Ces attributs n’ont pas été choisis au hasard puisque la déesse est associée à la reproduction et à la fécondité d’un côté, à la fête, la joie, l’ivresse, la musique et  la danse d’un autre côté.

Hathor est généralement associée à Hor (Horus), son « parèdre » ou époux, l’homme à tête de faucon. D’ailleurs, le mot Hathor veut dire « la maison d’Horus » (son hiéroglyphe est un faucon dans le plan carré d’une maison), ce qui évoque, selon moi, avec vigueur, l’image des liens du couple et du sens de la pénétration sexuelle.

Hathor (au centre), Horus (à gauche) et Trajan - Bas-relief du temple de Denderah (période gréco-romaine, 4e siècle avant JC) - Source : photo Bernard Gagnon sur wikipedia

Il est aussi intéressant de noter qu’Hathor sera à certaines époques et dans certains lieux de culte amalgamée à Isis, la déesse au sistre, la grande déesse nourricière qui donne le sein au petit Horus assis sur ses genoux. Hathor femme et mère d’Horus, en quelque sorte… Comme c’est original ! Cela apporte aussi un autre éclairage sur le sens de la « maison d’Hor », déesse de la fécondité, qui abrite Horus en son sein.

Sans surprise, les Grecs associeront Hathor à Aphrodite, leur déesse de l’amour et de la fécondité.

Alors pourquoi cet article qui dit des choses déjà écrites ailleurs sur la toile ? D’abord parce que, sur « femelletemple », il faut bien citer Hathor, cette déesse si « féminine » de la fécondité. Ensuite parce que je trouve intéressant que les Egyptiens associaient fécondité (sexe et maternité) avec festivités (joie et ivresse). Et enfin, je trouve dans les représentations d’Hathor les symboliques abracadabrantes que j’aime tant, comme le visage triangulaire, très pubique, de l’Hathor des chapiteaux de colonnes, ou le rond qu’elle porte toujours sur sa tête, entre ses cornes. D’accord, c’est le soleil. Mais moi j’aime penser au rond de son ventre ou au rond qu’elle a entre les cuisses, celui qu’Horus pénètre à chaque fois qu’il rentre à la maison.

La vierge folle est-elle encore vierge ?

Regardez cette couronne aux pieds de la « première vierge folle » gravée par l’Alsacien Martin Schongauer (v.1430-1491). N’est-ce pas exactement la même couronne que Vénus présente au pénis de Cupidon sous le pinceau de Lorenzo Lotto (voir article précédent « Mariage bien arrosé, mariée bien fécondée« ) ?

J’ai rassemblé ci-dessous les 5 vierges folles (à gauche) et les 5 vierges sages (à droite) gravées par Schongauer et visibles dans de nombreux musées, dont l’Art Institute de Chicago qui présente les 10 gravures sur son site.

On constate que toutes les vierges sages ont du feu à la main et une couronne sur la tête alors que les vierges folles n’ont pas de feu et que leur couronne est par terre.

Qui sont ces « vierges folles » ? Ont-elles abandonné leur virginité en laissant choir leur couronne ? Est-ce là leur folie ? Franchement, de quoi parle-t-on ici ?

L’origine de toute cela est une parabole du Christ rapportée dans l’Evangile par Matthieu, chapitre 25, versets 1 à 13.

C’est l’histoire de 10 vierges qui attendent l’arrivée de l’époux. Ce dernier tarde à venir et la nuit tombe. La moitié des vierges manquent d’huile pour leurs lampes et partent en chercher. Les 5 autres, plus prévoyantes, sont là, feu en main, quand l’époux arrive. Elles entrent avec lui dans la salle du mariage. A leur retour, les 5 autres vierges resteront à la porte.

C’est une histoire de feu, pas de couronne.

Tympan du portail Gallus (Galluspforte) de la cathédrale de Bâle (Basler Münster) - 1150/70 (le plus vieil ensemble sculpté roman de Suisse) - Sur le linteau, à droite, les 5 vierges folles qui tentent de rentrer dans la salle du mariage ; A gauche, le Christ ressuscité et les 5 vierges sages - Source : Mueffi / de.wikipedia.org

Cette parabole se contente de dire qu’il faut être prêt pour le retour du Christ et le Jugement Dernier. La salle de mariage, c’est le Paradis. Le Christ dit en fait qu’il faut « garder la flamme », faire vivre ses enseignements jusqu’à son retour. Mais comme c’est une histoire de vierges et de mariage, cette parabole va donner lieu à des interprétations douteuses.

Par exemple : Si ces vierges n’ont pas prévu assez d’huile, ce n’est pas seulement qu’elles manquent de jugeotte (« folle » comme foolish, stupide) , mais aussi qu’elles se sont laissées tenter par le Diable.

Ainsi, sur le portail de la cathédrale de Strasbourg, on voit arriver le Diable-Tentateur, une pomme à la main. Une pomme ? Oui, revoici la Genèse, le Paradis perdu, le serpent et sa pomme (cf « La faute à Eve« ). La vierge folle, c’est Eve qui se laisse convaincre par le serpent. Chassée du Paradis au début, elle n’y retournera pas à la fin.

Le Tentateur et les vierges folles - Côté gauche de la porte sud du portail occidental, cathédrale Notre-Dame de Strasbourg - Copies de statues originales du 14ème siècle ? - Source : Finster Dernart / Wikipedia

A droite du portail sud, Jésus, le vrai époux, avec les vierges sages. A gauche du portail sud, Satan avec les vierges folles. Que font-elles donc, ces vierges folles, avec leur époux satanique ?

On imagine des scènes de sorcières et de Sabbat, des accouplements diaboliques à l’occasion de messes noires, des vierges dépucelées par le Diable lui-même ou des anges déchus. Rappelez-vous les vers d’Arthur Rimbaud :   « Je suis esclave de l’Époux infernal, celui qui a perdu les vierges folles » (Délires I – Vierge folle in « Une saison en enfer », 1873).

Ainsi s’établit un parallèle malsain entre jeune fille dépucelée et sorcière. A la vraie vierge (sage), s’oppose la vierge folle, dépucelée, satanique. Le blanc de la virginité contre le noir de l’Enfer.

Certains diront qu’une vierge dépucelée, cela ne veut pas dire grand chose (c’est en fait un oxymore). Rappelons cependant qu’en allemand, on utilise le mot « Jungfrau » qui désigne aussi bien la jeune fille que la vierge (die « törichte Jungfrauen » vs die « kluge Jungfrauen »). Est-ce à dire que les jeunes filles intelligentes restent vierges ?

Mariage bien arrosé, mariée bien fécondée

Voici un tableau riche en symboles qui illustre de façon très intéressante ce que représente le mariage à la Renaissance. Il a été peint à la fin des années 1520 par Lorenzo Lotto (vers 1480-1556) et il est maintenant exposé au Metropolitan Museum of Art de New York.

Le tableau s’intitule « Vénus et Cupidon » mais il n’y a pas de doute que Vénus joue ici le rôle d’une jeune mariée : Elle est coiffée de la tiare nuptiale vénitienne ainsi que du voile. On pense que le tableau a été offert à l’occasion d’un mariage.

Cupidon, le fils de Vénus, représente ici le mari. On ne sera pas surpris par ce nouvel exemple des rapports troubles entre Vénus et Cupidon, mère et fils, Beauté et Amour qu’on a déjà évoqués (« Vénus incestueuse ? »).

On remarquera sans trop de peine les symboles sexuels qui entourent la tête de la mariée : une conque à l’ouverture béante et un voile soulevé par une branche raide. Difficile de faire des allusions plus claires à la pénétration vaginale et au déchirement de l’hymen. Ici, mariage = dépucelage.

Ce qui attire l’oeil cependant est ailleurs : Pourquoi Cupidon pisse-t-il sur sa mère (ou le jeune marié sur sa femme) ? La notice du MET dit que Cupidon qui urine symbolise la fertilité… Pardon ? Depuis quand urine = fertilité ? On peut penser que les experts du MET ont sciemment simplifié leur explication. En fait Cupidon qui pisse = Cupidon qui éjacule. On peut alors effectivement parler de fécondation.

Vous remarquez aussi que « l’urine » de Cupidon retombe sur le bas-ventre de Vénus et que les jambes de celle-ci sont couvertes de pétales (défloration de la rose de Vénus ?).

Ce que je trouve le plus intéressant dans ce tableau, c’est la couronne que tient la mariée et à travers laquelle son mari pisse/éjacule. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que la couronne que Vénus tend à Cupidon, c’est sa propre couronne, l’orifice de son vagin.

Ainsi ce joyeux tableau offert aux jeunes mariés par des amis bien intentionnés prépare la nuit de noces et annonce le programme des réjouissances. Il leur dit « Bonne bourre ! » ou « Reproduisez-vous ! ». Comme on voudra.

[Source : wikimedia]

Architectures coniennes

Vous avez sans doute déjà vu apparaître ici ou là, au détour d’un blog, une vulve en gros plan, croquée à la manière d’un détail architectural sur un dessin technique à l’ancienne, à la plume, avec légende et annotations, par un certain Jean-Jacques Lequeu (1757-1826), architecte et dessinateur de son état, particulièrement actif à l’époque de la Révolution française. J’ai rassemblé ici tous les croquis de vulve de Lequeu disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF (Bibliothèque nationale de France) et j’ai en partie déchiffré les annotations pour essayer de comprendre ce que Lequeu cherchait à accomplir.

Figure 1 : Age de puberté – Cratère d’une fille adolescente animée de désir déréglé : elle est couchée sur le dos les deux cuisses levées et bien ouvertes, de manière qu’on voit le pucellage forcé. Lequeu précise aussi l’emplacement du trou du cul et la naissance des poils pubiques (… où les poils poussent pour … les parties).

jean jacques lequeu,bnf

Cette première planche n’est donc pas vraiment anatomique. Elle appartient au registre de la représentation des désirs sexuels de la femme au moment de la puberté, c’est à dire au moment où celle-ci devient fertile, avec le développement hormonal correspondant. Il est logique, anatomiquement, qu’il précise le démarrage de la pilosité à cette étape du développement féminin mais qu’en est-il de ce « pucelage forcé » (parle-t-il de l’hymen que la fille se devait de préserver avant le mariage ?), de ce désir « déréglé » qui semble pourtant  normal à cet âge  ou  de  l’insistance, a priori sans intérêt, sur l’emplacement du trou du cul ? Le choix du thème (la puberté féminine) et le ton du texte (entre science, érotisme cru et condescendance -voire machisme, croyance ancienne ou ignorance-) rappelle beaucoup d’autres illustrations de Lequeu (entre femme qui pisse en s’écoutant et bacchante qui taille des pipes, entre curieuse qui mate son sexe dans un miroir et dieu Priape en érection), et notamment cette femme occupée à se masturber au mois de mai, comme il se doit.

Effets du mois de mai :

lequeu,bnf,masturbation

Figure 2 : Avant l’âge de puberté – Un autre cratère d’une fille adolescente dont on voit la pureté virginale. Autres inscriptions : Rebondissement de la motte et Orifice … entrée du vagin … en coeur bail… imperforée.jean jacques lequeu,bnf

Lequeu a ici représenté une jeune fille prépubère ; Malsain dans un cadre érotique (on rentre sur le terrain glauque de la pédophilie) mais acceptable dans le cadre scientifique (d’où l’intérêt peut-être de jouer sur les deux tableaux, même si je ne sais pas si la pédophilie posait problème au 18ème siècle). Hymen et absence de pilosité… logique. J’aurais bien aimé que les annotations de droite ne soient pas tronquées et en savoir un peu plus sur cette histoire de « carnosité ».

Jeune con dans une attitude des conjonctions de Vénus. Notez l’indication du clitoris et la description de la « motte » : Partie de choix qui doit être couverte d’un poil noir et long, de vers le nombril jusqu’au coccyx, bien ombragé ; et qui à force d’attouchements lascifs ; à force de frotter avec l’index, les femmes jouissent ainsi que nous.jean jacques lequeu,bnf

En astrologie (et en astronomie), on parle de « conjonction » quand deux planètes, vues d’une troisième planète, semblent se rapprocher. Lequeu parle-t-il ici du rapprochement entre Vénus et Mars ? Je suppose. Le texte, d’ailleurs, n’a pas grand chose de scientifique (si ce n’est la description de la pilosité qui devrait courir du mont de Vénus jusqu’au coccyx, à travers le sexe et la raie des fesses) mais est franchement érotique. L’absence de poil sur ce « jeune con » tendrait à prouver des tendances pédophiles chez Lequeu.

Age nubile. Ce que j’ai pu déchiffrer du texte du haut : Les deux lèvres du con relevées pour voir le creux virginal des parties génitales en action (…) ; Et du texte du bas : (…) Cette matière séminale d’une odeur fade, d’une saveur piquante et un peu astringente est plus pesante que l’eau et l’urine la dissout.jean-jacques lequeu,bnf

Contrairement à la puberté, l’âge « nubile » ne correspond à aucune réalité physiologique mais à des conventions sociales, à savoir l’âge auquel un individu peut se marier. Les dessins de Lequeu ont été réalisés un peu avant ou pendant l’époque révolutionnaire qui fit passer l’âge nubile chez les filles de 12 à 13 ans (selon article wikipedia). Malgré l’abondante pilosité de la fille, on a donc vraisemblablement encore affaire au dessin de la vulve d’une jeune ado, juste avant la défloration maritale. Notez l’absence d’hymen et la description scientifico-gustative de ce qui doit être, je suppose, la cyprine.

Age pour concevoir. Il me manque quelques mots pour rendre le texte de gauche intelligible. Pour la « motte », par contre, c’est clair : Motte garnie de poils noirs frisés (Lequeu est très friant de poils noirs).jean-jacques lequeu,bnf

La notion d’âge pour concevoir n’a pas vraiment de sens ici puisqu’il devrait renvoyer à la puberté. Pour Lequeu, il s’agit vraisemblablement d’une femme adulte et déflorée. Enfin un sexe ouvert ! C’est d’ailleurs le plus beau dessin de vulve avec une très belle représentation de l’orifice du vagin et de sa couronne charnue. Lequeu utilise maintenant le terme de « matrice » et non plus seulement de « cratère », de « con » ou de « conin ».

Cette vulve de femme en âge de concevoir est sans doute la planche qui, par la précision et la qualité du dessin, ressemble le plus à ces dessins de bâtiments, de temples et de portes de temple que Lequeu a réalisés en abondance.

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Et comme la porte du temple est faite pour être un jour franchie, voici la dernière « figure lascive » de Lequeu.

Action des parties sexuelles d’une fille qui veut concevoir pour enfanter : elle était alors dépucelée. Annotation de droite : Le vagin qui conduit à la matrice, ou l’utérus, là se prend le mal (ou le « mâle » !?). Pour finir en beauté, je ne comprends rien à cette phrase ! jean jacques lequeu,bnf

En résumé, Lequeu est peut-être un bon reflet de son époque qui découvre des libertés nouvelles (notamment en bouleversant les vieilles conventions morales et religieuses) et qui se veut dirigée par la science et la raison. Son travail sur les « figures lascives » est néanmoins très empreint de la bonne vieille obsession pour la virginité féminine et des clichés relatifs à la femme hystérique.

Si vous avez mieux déchiffré les textes que moi, merci de m’en informer.

[Toutes les images se trouvent dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, Bibliothèque Nationale de France – Cliquer sur les images pour accéder au site Gallica]

Le jour où Marie a été fécondée

Après deux articles sur Sainte-Anne et sur la vierge Marie, avec son double statut de « Vierge » et d’ « Immaculée Conception », j’ai envie d’écrire un article qui adresse clairement le problème : Puisque Marie n’a pas été ensemencée par Joseph (tout comme sa mère Anne n’aurait pas été ensemencée par son mari Joachim, c’est ce que dit le dogme catholique actuel), alors comment a-t-elle été fécondée ? Pour tenter de trouver une explication, je vais m’aider d’une des oeuvres les plus célèbres d’un des plus grands peintres flamands : le triptyque de l’Annonciation peint à Tournai aux alentours de 1430 par Robert Campin, alias « le Maître de Flémalle », et maintenant exposé aux Cloisters, l’annexe médiévale du Metropolitan  Museum of Art à New York.

Résumons les faits (les dates sont données suivant le calendrier grégorien pour simplifier les choses…) : Le 25 mars, Marie reçoit la visite de Gabriel. Neuf mois plus tard, jour pour jour, elle accouche de Jésus. Y a-t-il là un indice ?

Maintenant, regardons le triptyque (toutes photos par Ad Meskens, Wikimedia Commons) : Robert,Campin,Flémalle,MET,annonciation,triptyque,gabriel,marie,joseph,fécondationSur le volet gauche, Campin a peint les commanditaires de l’oeuvre qui semblent épier la scène qui se déroule sous leurs yeux (sans intérêt pour nous). Sur le volet droit, Joseph (particulièrement vieux et laid !) vaque à ses occupations de menuisier-charpentier. Au centre… vous allez dire que je psychote mais… Gabriel ressemble à un amant aux pieds de sa belle qui le snobe. campin,gabriel,marie,josephRegardons les visages en gros plan. Gabriel et Marie se ressemblent étrangement : même visage, mêmes cheveux blonds bouclés. Que vient faire là ce Joseph qui pourrait être leur père ? D’accord, je psychote. Gabriel n’est qu’un messager. C’est Dieu lui-même qui va féconder Marie ce jour-là.

Avant de passer aux choses sérieuses, remarquez que toute la scène respire le sexe (à mon humble avis). campin,gabriel,marie,annonciation,symboles,fécondation,vagin,vulvePourquoi Marie est-elle si lascive ? Elle est allongée devant le banc, comme si elle lisait sur son lit. Remarquez les fenêtres aux volets ouverts, le très large trou de la cheminée, le chaudron dans une fente verticale du mur au fond de la pièce ! Tous les historiens de l’art commentent les lys blancs ou les bougies éteintes. Moi, je ne vois que ces symboles vaginaux béants.  Et que dire de cette table au centre de la scène ! Un large ovale entre Gabriel et Marie comme une vulve entre les cuisses d’une fille.

Passons maintenant aux choses sérieuses : la semence divine. Elle pénètre la pièce par la gauche, à travers une fenêtre ronde. campin,vagin,semence,divine,fécondation,symboles,annonciationJe ne sais pas si les fenêtres rondes étaient fréquentes à Tournai au XVème siècle mais le rond, le cercle, la couronne, l’anneau sont des représentations usuelles de l’ouverture du vagin.

Pour Campin, la Vierge aurait donc été fécondée par le vagin (mais pouvait-il en être autrement ?), comme toutes les femmes. Le mode de transport de la semence divine, depuis le « ciel » jusqu’au ventre de Marie, reste assez flou. Quant à la transformation de cette semence en bébé qui babille, elle prendra neuf mois, comme pour tout le monde !

Robe de mariée pour élégante

Jolie variation sur la robe Empire pour cette robe de mariée « Calista » de la créatrice anglaise Jenny Packham. Elle ravira toutes les Juliette Récamier. Et il y a même la petite couronne de fleurs !jenny packham,robe de mariée

La couronne des jeunes mariées

La couronne de fleurs se retrouve parfois sur la tête des jeunes mariées ou, dans le cas de cette photographie pour Princesse tam.tam, sur la tête de cette jeune fille en sous-vêtements « Epure » (Epure > est pure > est vierge > porte une couronne de fleurs – Epure > est pure > porte du blanc) qui semble hésiter à enfiler sa robe de mariée (Pourquoi hésiterait-elle ? Veut-elle rester pure ? Ou veut-elle rester libre ?).
[Et retrouvez en ligne toute la collection Princesse tam.tam]