Une obsession pour les tubes et les trous

Pour en finir momentanément avec Anish Kapoor, je vais essayer de faire le tour de ses principales oeuvres obsessionnellement vulvaires.

Anish Kapoor - Jardins du château de Versailles, 2015 -

Sectional Body Preparing for Monadic Singularity – Anish Kapoor – Jardins du château de Versailles, 2015 – Photographié par Stéphane de Sakutin/AFP/Getty Images – Visible sur theguardian.com

D’abord, que dire de « Sectional Body Preparing for Monadic Singularity », exposé en ce moment dans les jardins du château de Versailles comme le « Vagin de la Reine » dont il est question dans l’article précédent ? Que je ne comprends rien au titre. C’est sûr.

Leviathan - Anish Kapoor - Grand Palais, Paris, 2011 - PVC, 33,6×99,89×72,23 mètres - visible sur anishkapoor.com

Leviathan – Anish Kapoor – Grand Palais, Paris, 2011 – PVC, 33,6×99,89×72,23 mètres – visible sur anishkapoor.com

Pour ce qui est du Léviathan exposé au printemps 2011 au Grand Palais dans le cadre de Monumenta, je me suis demandé s’il s’agissait d’une autre fantaisie sexuelle (prisonnier de la matrice ?) ou si c’était mon esprit qui imaginait encore des choses… jusqu’à ce que je lise le texte de Kapoor qui accompagnait l’expo :

Brutal thing to do. Dark before dawn. Dark, woman Groan.

… Sombre… Gémissement de femme…

Et de nouveau une question : Quelle est cette chose brutale qu’il conviendrait de faire ?

Dismemberment, Site 1 - Anish Kapoor -2003-2009 - The Farm, Baie de Kaipara, Nouvelle-Zélande - Visible sur anishkapoor.com

Dismemberment, Site 1 – Anish Kapoor – The Farm, Baie de Kaipara, Nouvelle-Zélande – Visible sur anishkapoor.com

Il me faut encore montrer la belle amande de « Démembrement », une sculpture mise en place sur le bord de la mer de Tasmanie en Nouvelle Zélande.

L’oeuvre de Kapoor est vaste et je ne vais pas essayer d’être exhaustive. J’en reste là pour l’instant : déjà trop de points d’interrogation.

Une réponse à “Une obsession pour les tubes et les trous

  1. Qu’est-ce qui peut ici bien évoquer ici la féminité? Arrêtons!! Je veux bien que pour un gamin chaque trou, chaque ovale et chaque tuyau, chaque pamplemousse ou orange soit une image de la féminité. Nous avons tous dépassé 15 ans… Et on espère un peu plus, mieux?, que des métaphores aussi puériles que triviales, et de surcroît si éculées!! Tout ce Temple est l’illustration que des milliers d’artistes connus et inconnus, malicieux ou tendres, étonnés ou scabreux, ont fait effort pour nous faire partager une compréhension subtile des femmes. Je sais bien qu’après Duchamp c’est l’artiste qui décide ce qui est œuvre d’art ou pas (et qui lui donne un titre abscons: « Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage »). Mais alors qui décide qui est l’artiste?
    Je vous renvoie, et vos lecteurs, à:
    * L’article d’Éric Conan paru dans Le Point n° 12/18 Juin 2015, sur cette exposition à Versailles, qui est une bonne synthèse sur le fonctionnement de l’art contemporain; et
    * « Les années noires de la peinture » de Sallantin, de Keros et Ziegler 2013.
    Cordialement.

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