Les poils de Violetta – Une femme au naturel, par Helmut Newton

Après plusieurs mois sans écrire le moindre billet, je vais « profiter » du dixième anniversaire de la mort d’Helmut Newton (1920-2004) – C’était en janvier 2004, dans un accident de voiture à L.A. –  pour m’y remettre.

Je vais clore la série d’articles écrite sur la modernité du poil pubien (à ce sujet, voir aussi « Jusqu’au bout des poils« , un blog contestataire qui défend la pilosité féminine, ainsi que le corps humain dans toute sa constitution naturelle) avec deux photos de Violetta Sanchez prises par Helmut Newton.

helmut newton violetta sanchez

Violetta Sanchez par Helmut Newton, Paris, 1979 – Source : The Ravestijn Gallery

« A book of Violetta » a été réalisé par Helmut Newton à l’attention de Gert Elfering (voir les photos du livret sur le site de Christies). Voici le texte d’accompagnement écrit par Helmut Newton :

« Monte Carlo, le 6.10.1997, Cher Gert, cette série de photographies a été prises par une journée très chaude d’août 1979 à Paris dans le minuscule appartement de Violetta Sanchez. Elle est une amie, une de mes modèles préférées, une actrice, une garde du corps à l’entrée des « Bains-Douches » à cette époque et un mannequin pour YSL. Ce sont les toutes premières photos que j’ai prises d’elle. Helmut. »

Deux ans plus tard, Newton s’amuse à la photographier avec son « double », un mannequin de plastique fabriqué à son image (un mannequin du mannequin).

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« The two Violettas » par Helmut Newton, 1981 – Source : Photoschule.com

Les deux Violettas sont aussi photographiés au lit (voir ici).

Remarquez que sur le mannequin du mannequin, on n’a pas omis les poils du pubis… ce qui nous ramène au tout premier article de la série (voir « Le retour du poil »).

5 réponses à “Les poils de Violetta – Une femme au naturel, par Helmut Newton

  1. Alors est-il possible de conclure au retour du poil ?

    Si j’ai bien suivi, a la fin du 19eme siècle ils (les poils) occupent enfin leur place grâce aux estampes (je n’en possède pas à montrer, mais l’idée d’une collection est séduisante) et grâce au développement de la photographie qui avec sa brutalité montre ce qu’on pouvait jusqu’alors ignorer. Ensuite et jusqu’à la fin du 20eme siècle c’est un tsunami de poils, de liberté, de vie et surtout de femmes que vos articles décrivent et montrent superbement: merci !

    Mais, parce qu’il y a un mais, le poil est contesté. Il est rasé, il disparait. Sa disparition étant le corolaire de son éventuel retour, si retour il doit y avoir pourquoi y-a-t-il eu disparition. Et au fond qui ou quoi l’a fait disparaitre (il n’a pas disparu tout seul).

    J’ose avancer une théorie, que j’étayerais bien volontiers.

    Le poil a, semble-t-il, disparu après la révolution sexuelle. Cette dernière nous à libéré de quantité de difficultés, bravo et merci ! Mais elle ne nous à pas libéré de notre désir mutuel brulant comme un feu de cheminé au tirage maximum.

    Durant la révolution sexuelle les poils péniens et pubiens,continuent à former une tunique sur nos sexes. Tunique qui nous habille et par conséquent nous protège. Las, cette fragile tunique n’a pas résisté au libéralisme qui a suivi, conséquence de cette révolution sexuelle qui n’a pas libéré notre sexualité, qui veut que l’on puisse jouir au spectacle pour ensuite, peut être, jouir en vrai.

    Bref, cette tunique a disparu: les poils sont épilés, rasés. Voir une chatte poilue devient singulier, et les bites suivent le même chemin.

    La jouissance est-elle au rendez vous ? Elle reste fugace.

    Alors, comme tout bon personnage politique, le poil fait son come-back. Son retour c’est le grain de sable dans la belle mécanique de la jouissance qu’on nous promettais et que nous pensions avoir trouvé en le rasant ! Mais un poil est-il un poil ? On dirait une question digne de ne pas être posée: un poil est un poil, c’est donc bien lui qui revient ! Ce poil est apparu fin 19eme. Et il est toujours la. C’est le même que celui qui fait son retour (d’ailleurs il n’a même jamais cessé de pousser le bougre).

    Sur le post « Le retour du poil ? » on le voit semblable a ceux de nos aïeux touffu et abondant sur les mannequins et taillé, ou jardiné, à la française sur le mannequin. C’est le même et il est différent.

    Est-il composite ? Est-ce un uber-poil qui serait capable de se transformer, capable de trouver sa place dans une histo-touffe comme dans une touffe post-moderne ?

    Je l’espère et j’attends moins de le voir que le rencontrer.

    Merci pour cette série sur le poil.

  2. Que _de_ le rencontrer, bien sur !

  3. Malheureusement aristo-chatte ne donne rien de très aristo sur Internet.

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