Courte et calottéee : La bite du pouvoir

Puisque l’homme ne maîtrise pas ses érections (voir « Dresseuse d’hommes« ), un homme qui bande est un mec sous influence. Il a perdu le contrôle ; Ce n’est plus son intellect qui dirige mais sa « nature » (ses gènes, dirait-on maintenant, je suppose).

A plaster cast of Michelangelo's David GP

Gros plan d’un moulage du David de Michel-Ange (sculpture originale achevée vers 1501-04), Victoria and Albert Museum, Londres – Photo Roy Stead / Flickr – Source : Tucson Sentinel

Un homme de pouvoir décide de sa vie et ne se laisse pas contrôler. D’une certaine façon, c’est un homme qui ne bande pas. Bander = grosse queue + gland apparent. Voici donc les 2 choses à éviter quand on montre un homme de pouvoir. Au plus la bite est petite, au mieux.

Suivant ce raisonnement très grec (prééminence de la raison) et très chrétien (ne pas tomber entre les mains du Diable), la représentation occidentale du corps masculin a toujours privilégié les petites bites. David a une petite bite (voir ci-dessus), tout comme le très viril Hercule, Mars ou Apollon.

Les phallus turgescents appartiennent aux satyres (voir cette statue du Musée Archéologique national à Athènes) et autres faunes, ainsi qu’à Dionysos (Bacchus), bien sûr, l’enfourcheur de ménades (voir la bite géante du Stoivadeion). Les satyres sont cependant souvent représentés avec de petits pénis, comme le Silène ivre du Louvre (est-ce seulement l’alcool qui fait débander ce satyre, père adoptif de Dionysos/Bacchus ?) ou le faune de Barbieri, tous deux d’époque romaine.

Puis le membre en érection est devenu tabou en Occident puisqu’il n’est plus jamais représenté, à l’exception, peut-être, du faune de la fontaine de Neptune à Florence (16ème siècle) qui accomplit l’exploit d’être en érection sans l’être !

penis de pouvoir

Source : gymnosophistry.tumblr.com

Les artistes ont toujours fait l’effort de représenter la « bite de l’homme au pouvoir » (donc courte et calottée) avec une verge plus courte que les testicules. La verge ci-dessus, pourtant au repos, sort déjà du cadre.

2 réponses à “Courte et calottéee : La bite du pouvoir

  1. C’est une convention de la statuaire grecque classique. Les Dieux ont un petit sexee et les Déesses de grosses fesses.

    • Cette remarque ne m’appartient pas. Elle est extraite de « L’antiquité en couleurs. Catégories,pratiques, représentations » Editions Jérôme Millon 2009.

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