Archives mensuelles : octobre 2012

Jambes en X – Démonstration par les soeurs Ikaruga

« High school samurai » est un manga récent qui conte la rencontre du jeune et « innocent » Yoichi Karasuma (élevé dans les montagnes dans la voie du samourai) avec la modernité et, au passage, les 4 soeurs Ikaruga qui gèrent leur propre dojo. Voici les 4 soeurs : Ibuki, l’aînée aux cheveux pourpre, Chiaya aux cheveux verts, Ayame aux cheveux blonds et la petite Kagome aux cheveux bleu marine.

Sur les 4 dessins, les soeurs Ikaruga adoptent une pose en X avec leurs jambes. Genoux en dedans, pieds en dedans, voilà exactement la pose inverse de celle qu’on attend d’un homme (jambes écartées et pieds ouverts : voir billet « Femme libérée, jambes écartées (1. Cabaret) » et suivants).

Comme souvent dans les mangas, les filles ont des allures de fillette : pommettes roses et poses qui indiquent la timidité, la réserve, voire la candeur. Bien sûr, les Japonais ont des fantasmes bien connus (écolières et petites culottes) mais le manga permet aussi de rappeler que la pose en X exprime de toutes façons une forme de retenue ou de pudeur. Quand on rentre les genoux, on serre en fait les fesses et on bloque l’accès au sexe (seules les filles aux jambes minces conservent un espace ouvert).

La pose en X est donc une pose « pudique » (voir les nombreux billets sur la Venus Pudica dont « Le jour où commença le culte du corps féminin« ) et la pudeur est typiquement associée à la fémininité. On y revient toujours !

Jambes en X – Démonstration par Ariel

Ariel dans la série « Summer breeze » – 2009 – Photo : Demian Rossi – Source : femjoyhunter.com

Après celle de Pixie, je vous propose une démonstration par Ariel, la mannequin aux cheveux rouges qu’on peut voir sur tous les sites de nues. Ariel est plutôt mince et elle prend la pose des jambes en X sur de très jolies photos réalisées pour le site spécialisé femjoy.com (photos dont quelques échantillons gratuits basse définition sont proposés sur femjoyhunter.com).

Jambes minces indispensables. Oui. Bien sûr. Une femme aux fesses un peu épaisses ne parviendrait pas à rendre un beau X car ses fesses seraient collées. C’est plutôt évident.

Ariel présente un large espace entre les fesses, ce qui lui permet de prendre de jolies poses en X, de derrière comme de devant. Sur la photo de face, Ariel ne serre pas les genoux mais elle croise les jambes. On dira que ça compte parce que ça fait quand même un X.

La série « Got an idea » est particulièrement réussie. Admirez donc les cheveux rouges sur un fond vert !

[A gauche : Ariel dans la série « A point of view« , 2008, photo par Demian Rossi – A droite : Ariel dans la série « Got an idea« , 2010, photo par Stefan Soell – Source : femjoyhunter.com]

Les jambes de la femme  se prêtent bien à cet exercice car elle a généralement  un espace entre les jambes plus grand au niveau du pubis (procréation oblige) mais c’est aussi une question de pose : Sur les deux photos de la série « Eyes of fire » (ci-dessous), la forme en X a disparu au profit d’un évasement presque régulier depuis les chevilles jusqu’aux fesses.

[Ariel dans la série « Eyes of fire » – 2011 – Photos Stefan Soell – Source : femjoyhunter.com]

La forme en X est très féminine mais pas très fréquente dans la vie de tous les jours. On trouve plutôt des jambes évasées, comme dans la série ci-dessus ou sur la photo ci-dessous : Une forme plus quelconque mais bien jolie quand même.
Un Y plutôt qu’un X.

Notez qu’on passe d’un X sur la plage à un Y dans la salle de bains (ci-dessous). Ca reste une histoire d’eau.

Ariel dans la série « Always naked at home » – 2009 – Photo : Demian Rossi – Source : femjoyhunter.com

[Toutes les photos sont des échantillons basse définition distribués autrefois par le site femjoy.com et encore visibles sur le site femjoyhunter.com]

Jambes en X – Démonstration par Miss Pixie

Miss Pixie – Glass 4 – Photo par Eroticalia – Source : misspixie.co.uk

Voici la photo que je préfère entre toutes pour commencer cette « série » d’articles sur jambes et féminité (il y en aurait tant à écrire !!). C’est Pixie, une mannequin britannique, qui nous offre cette très belle photo de ses jambes.

Bien sûr, on voit beaucoup la taille et les fesses (qui font cependant partie des jambes !) et pas le bas des jambes. Pas grave. C’est la forme en « X » qui m’intéresse : Un bassin large marquée par des fesses bien séparées, des jambes qui se resserrent aux genoux et qui s’écartent de nouveau en bas. Voici une façon de se tenir très féminine.

Je ne veux pas dire que toutes les femmes souffrent d’un genu valgum. Non. Il ne s’agit pas ici d’une déformation mais bien d’une façon de se tenir (ça se voit nettement sur les photos ci-dessous), tout comme la fameuse position orientale du tribangha (voir « Maya, la Madonne de l’Est« ) à laquelle elle ressemble d’ailleurs beaucoup.

Cette pose est typiquement féminine et très sexy. Je vais me faire plaisir en fournissant bientôt quelques exemples supplémentaires.

[A gauche : « Fencenet », photo par Roger Mann – A droite : « Kinky 2 », photo par gsphoto – Source : misspixie.co.uk]

Féminité ? De quoi parle-t-on ?

Voici un petit billet qui va ressembler à un exercice. Le thème : « La féminité, c’est quoi ? » Attention ! Il ne s’agit pas parler de choses telles que l’élégance, la -fameuse !!!!- pudeur, le – fameux !- sentiment maternel, la capacité à faire plusieurs choses en même temps (Mais oui ! Tout le monde sait ça), etc. Non ! On se place strictement dans le corporel.

[Photos par Marcus J Ranum sur deviantart – Voir aussi les images libres de droit sur mjranum-stock]

Pour réfléchir à cela, voici Carly dont on trouve un très chouette « flyaround » (série de photos de Carly alors qu’elle tourne sur un plateau rotatif) sur le site deviantart de Marcus J Ranum.

Carly est magnifique. Elle est femme-femme-femme. Alors bien sûr, il y a le visage, les seins, la chatte, l’absence de pilosité, les formes rondes et lisses qui en font à coup sûr, au premier regard, une femme.

Mais il y a autre chose. Une chose évidente chez Carly : La largeur de son bassin et les fesses qui vont avec. La taille fine mais un bassin large et des jambes écartées (ou devrais-je plutôt dire « des cuisses évasées »), c’est un truc de nana : un jour ou l’autre, il faut bien faire un mouflet qui se logera dans le ventre et qui passera, de la tête et des épaules, entre les jambes.

Regardez bien ! Le ventre de Carly et la forme de ses jambes, c’est 100% féminin. Introuvable chez un mec.

Maintenant que j’ai dit ça, je vais écrire quelques billets sur les jambes des femmes (qui sont tellement mieux que celles des mecs, non ?)

Félix Vallotton – « La Haine » – 1908 – Musée d’Art et d’Histoire de Genève

Je vais m’intéresser plus particulièrement à la forme des jambes. Regardez la femme peinte par Vallotton : Des genoux serrés mais des pieds écartés et des jambes qui s’évasent vers le bassin. On en reparle…

Collet monté ?

Dans mon billet précédent (« L’art de montrer les épaules par JPG« ), je me lamentais sur la mode moderne et le peu d’attention qu’elle porte aux épaules.  Mais non ! Finalement, pas d’angoisse pour le décolleté !

[Ci-dessus : Défilé Printemps-été 2013 Haider Ackermann, Paris – Source : vogue.it]

La Fashion Week parisienne de ces 15 derniers jours (saison Printemps-été 2013) a vu défiler plein de mannequins décolletées chez Christian Dior, Martin Margiela et Haider Ackermann.

J’aurais pu montrer beaucoup de photos d’épaules découvertes par de larges décolletés mais après les illustrations des posts précédents, il y aurait eu un goût de « déjà vu ».

A la place, j’ai préféré présenter les cols remontés d’Haider Ackermann qui n’empêchent pas une grande sensualité.

[Ci-dessus : Défilé Printemps-été 2013 Haider Ackermann, Paris – Source : vogue.it]

Revoici donc les « collets montés » du 19ème siècle… en beaucoup moins pudiques.

Ackermann, grand amateur de transparence dans sa collection précédente, nous rappelle – s’il y en avait besoin – que c’est la subtilité du caché-découvert qui garantit la sensualité d’un vêtement.

Je me permets, dans la foulée, de faire un flashback sur la collection automne-hiver de Jean-Paul Gaultier (encore lui !).

Julia Schoenberg – Défilé Haute Couture Jean-Paul Gaultier 2012-2013 – Source : foto.delfi.lv

JPG a en effet présenté un très bel exemple de collet-monté impudique sur la personne de Julia Schoenberg. Les plus ancien(ne)s y auront décelé certaines ressemblances avec un des modèles présentés par Olivier Theyskens pour sa collection printemps-été en 1999.

Et je ne passerai pas sur une autre très belle création de JPG qui, elle aussi, cache le cou pour mieux valoriser les seins. Celle-ci me rappelle également un modèle plus ancien dont j’ignore le créateur.

Georgina Stojilkovic – Défilé Haute Couture Jean-Paul Gaultier Automne-Hiver 2012-2013 – Source : Vogue.it

Voilà !

J’arrête les décolletés pour l’instant. Il est temps de passer à autre chose.