Portrait de Sylvia von Harden par Otto Dix

« Portrait de la journaliste Sylvia von Harden », Otto Dix, 1926, Centre Pompidou, Paris,  © Adagp, source : www.centrepompidou.fr

Pourquoi ce portrait ?

1. Son emplacement : à Pompidou, près du Balthus de l’article précédent

2. Le dialogue entre Otto Dix et  Sylvia von Harden après que le peintre lui ait sauté dessus, alors qu’elle était tranquillement assise à une table du Romanisches Café à Berlin (café bohême à la mode dans les années 20) : « Ich muß Sie malen! Ich muß! Sie repräsentieren eine ganze Zeitepoche! »

« – Je dois vous peindre ! Je dois ! Vous représentez toute une époque !
– Comment ! Vous voulez peindre mes yeux ternes, mes grandes oreilles, mon long nez, mes lèvres fines ? Vous voulez peindre mes grosses mains, mes petites jambes, mes grands pieds… des choses  qui peuvent seulement effrayer les gens et ne faire plaisir à personne ?
– Vous vous êtes parfaitement décrite et ça va faire le portrait de notre époque : Une époque qui ne s’intéresse pas tant à la beauté extérieure de la femme qu’à ce qui se passe dans sa tête. »
(article de Sylvia von Harden paru dans le Frankfurter Rundschau du 25 mars 1959 – Traduction personnelle de l’extrait en anglais cité sur wikipedia.)

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