Archives mensuelles : juin 2011

Femme libérée, jambes écartées (3. Sexy lingerie)

Quelques marques de lingerie (très peu, en fait) on adopté la position « jambes écartées » pour présenter certains de leurs produits. J’ai choisi les visuels où la mannequin est assise sur une chaise, dans une pose très proche de celle qu’adopte Sally Bowles pour interpréter « Don’t tell Mama » au Kit Kat Klub (voir le premier article de « Femme libérée, jambes écartées« ).

Ci-dessus : soutien-gorge seins nus et string ficelle en vinyl  par AllureLingerie – Source : herboudoir.com.

On ne s’étonne pas qu’un fabricant de sous-vêtement en cuir et en vinyl, spécialiste du SG seins nus, des slips ouverts, de la résille et des chaînes fait adopter à ses modèles la pose sexuellement explicite des danseuses de cabaret.

On dira la même chose pour une marque de lingerie comme « Agent Provocateur » : Ne pas faire écarter les jambes de Joséphine de la Baume aurait semblé ringard.

Mais il faut tout de même remarquer que le provocateur agent britannique est un peu en retard car le modèle Juno, ci-dessus, fait partie de sa dernière collection printemps-été 2011. Chantal Thomass avait ouvert le bal une saison plus tôt avec son modèle « Lonely Poet » (ci-dessous).

« The masculine feminine symbol codes of the brand in a retro spirit. Stripes mixed the prints with poetry and impertinence », nous dit le site web de la marque parisienne. Je vous laisse décrypter ces  2 phrases. Moi je retrouve dans cette photo un mélange inattendu, rigolo et super sexy : l’esprit « cabaret » (la pose, le chapeau, le maquillage, les cheveux courts), le look intello ou poète (livre et lunettes), le détournement du costume masculin en sous-vêtement ultra féminin (Ah ! Le bout de la cravate sur le slip !) et, last but not least, le regard de la fille…

Femme libérée, jambes écartées (2. Cowgirl)

Les jambes écartées, c’est un truc de mec et, pour moi, c’est avant tout un truc du mec entre les mecs : le cow-boy. Jambes écartées ? Je dis Lucky Luke (le vrai tout comme la version Dujardin ou celui d’Eric et Ramzy), je dis John Wayne et son gros pétard, je dis Fonda et Bronson, je dis Eastwood et son petit cigare (à machouiller longuement).

Quoi de plus tentant que faire adopter par des femmes ce code typiquement masculin ? Femme-mec, femme libre, femme qui donne son sexe à qui elle veut et si elle le veut. Voici donc la cow-girl aux jambes écartées :

Quand on a dit « Lucky Luke », on attend Calamity Jane. La voici donc, à gauche, dans une comédie musicale interprétée par Doris Day et réalisée par David Butler en 1953 (voir photos sur le site doctormacro.com). A droite, dans la même position, une des rares pinups dessinées par Gil Elvgren avec les jambes écartées (« Come and get it », 1959, source : the pinupfiles.com).

Les illustrations des années 50 sont pleines de symboles et d’allusions pas toujours fines (on en a déjà parlé : voir article  « Oups ! Tu me tires, chéri ? »). On peut se poser quelques questions en regardant ces deux affiches. Pourquoi ce holster représenté à côté de Doris Day ? Le holster étant une poche triangulaire dans laquelle on fourre le canon de son Colt, ne rappelle-t-on pas ainsi que Calamity Jane, malgré ses jambes écartées, n’en est pas moins une femme ? Quant à la pinup d’Elvgren, admirons le regard plein de promesses et le gigantesque triangle qu’elle fait vibrer avec son baton d’acier ! « Come and get it ». Viens et prends-le ! Quoi donc ? Le délicieux chili qui mijote dans la marmite ? Ca doit être ça.

Quittons ces années 50 étranges, coincées entre nouveauté et ringardise, pinups et puritanisme, pour entrer dans l’époque women’s lib soixante-huitarde avec un film de Christian-Jaque tourné en 1971. Un film où il est question de hors-la-lois, de terres et de pétrole dans l’ouest américain. Rien d’original sauf que ce sont des femmes qui occupent le haut de l’affiche. Et comme le pays est rude, ce sont des femmes aux jambes écartées…

Ci-dessus : Brigitte Bardot et Claudia Cardinale dans « Les Pétroleuses » – Source : cinemotions.com

Femme libérée, jambes écartées (1. Cabaret)

La posture des femmes d’Helmut Newton (cf les 2 articles précédents) n’est pas anodine. Se tenir debout avec les jambes écartées, c’est un truc de mec. Les femmes devraient avoir les jambes serrées (cf la posture traditionnelle d’Aphrodite dans l’article « le jour où commença le culte du corps féminin » et suivants), protéger son sexe, être « modeste ». Une femme qui écarte les jambes prend une pose d’homme : C’est une rebelle, une femme libre. Elle fait ce qu’elle veut avec son sexe. Il n’est la propriété d’aucun homme, d’aucun mari. Elle le montre si elle veut. Elle l’offre à qui elle veut. Elle l’offre si elle le veut.

Il y a quelques exemples classiques de femmes aux jambes écartées comme, dans cet article, les femmes du cabaret.

Ci-dessus, 2 photos extraites du film « L’ange bleu » (Der blaue Engel, réalisé en 1930 par Josef von Sternberg) qui raconte les tribulations tragiques d’un homme amoureux de Lola-Lola (interprétée par Marlene Dietrich), chanteuse du cabaret « L’Ange bleu », femme fatale et volage.

La star allemande affectionne les jambes écartées (debout ou assise sur un tonneau) tout comme Liza Minelli dans le film américain « Cabaret » réalisé par Bob Fosse en 1972. Minelli y interprète Sally Bowles, une chanteuse au Kit Kat Klub de Berlin dans les années 30. Enceinte de son amant, elle préfèrera avorter et rester au cabaret plutôt que suivre ce dernier en Angleterre. Femme libre. Jambes écartées (cf affiche avec une jambe sur une chaise).

Ce film est une adaptation d’une comédie musicale créée à Broadway en 1966 et reprise de nombreuses fois, notamment par Sam Mendes en 1999 avec Teri Hatcher (avant qu’elle ne devienne une Desperate Housewife) dans le rôle de Sally Bowles ou en 2001 avec Brooke Shields.

La pose la plus célèbre  est peut-être celle adoptée par Sally pendant la chorégraphie de « Don’t tell Mama ». Ce qu’il ne faut pas dire à maman ? Que Sally s’assoit à califourchon sur une chaise, les jambes écartées comme un  marin en goguette (cliquer pour voir les photos prises par Rivka Katvan de Brooke Shields et Molly Ringwald à califourchon).

Preuve de l’actualité de cet article, le spectacle de Sam Mendes monté par Rob Marshall aux Folies Bergère de 2006 à 2008 sera de retour à Paris à partir d’octobre 2011 (cliquer ici pour voir une belle brune avec sa chaise… et les jambes écartées).

Pour terminer, je vous propose de retourner écouter Dietrich à l’Ange Bleu. Voici les paroles de la célèbre chanson de Friedrich Holländer, avec l’adaptation en anglais et en français (cliquer pour grossir l’image).


« J’suis amoureuse, voyez,
De la tête aux pieds.
Je suis faite pour aimer
Et me donner »

Libre, Lola-Lola ?

« Des hommes je suis l’esclave,
Vers eux je tends les mains,
Mon âme est une épave »

Qui est libre ?

Portrait (du) Numéro II par Helmut Newton

J’ignore le nom de la Numéro II, photographiée en 1980 par Helmut Newton et coincée entre Lisa Taylor, la « Big Nude » Numéro I, et Henrietta (ou Henriette) Allais, la « Big Nude » Numéro  III.

Des trois filles, c’est celle que je préfère car elle ne cache rien et, n’éprouvant ni honte ni gêne, elle défie le spectateur, les jambes écartées.

Rebelle, insoumise, indépendante.

Impudique aussi.

27 ans plus tard, on retrouve une attitude assez similaire sur la photo de Lara Stone prise par Van Lamsweerde et Matadin (voir « Etre à la mode c’est être nue ?« ).

[Source : ars-photographica.blogspot.com]

Déjà vu(es)

Il y a un an et demi, le magazine britannique Love publiait dans son numéro 3 une série de photos du duo Mert Alas + Marcus Piggott intitulée « Body Conscience » qui rappelait beaucoup les séries de photos « Naked » du duo Van Lamsweerde+Matadin parues dans le magazine Purple (voir article « Etre à la mode, c’est être nue ?« ).

[De gauche à droite, de haut en bas : Daria Werbowy, Natalia Vodianova , Kate Moss, Naomi Campbell photographiées par Mert Alas et Marcus Piggott pour le numéro 3 du magazine Love – Source : voyonsvoir.fr]

On retrouvait les tirages noir et blanc et les fonds gris.

On retrouvait une brochette de top-models.

On retrouvait la femme simplement nue, sans vêtement et presque sans accessoire : Pas de robe fendue, pas de sein dévoilé, pas de caméra sous la jupe. Avec « Body conscience », on était dans le naturel, le naturaliste, presque le naturiste. Pas non plus de cuisses écartées et de gros-plan sur la vulve. Tout cela était beau, propre, presque hygiéniste.

Pour générer du buzz, augmenter les ventes ou simplement pour ne pas faire comme les autres, Love était proposé avec 8 couvertures différentes. C’est en voyant ces couvertures que j’ai enfin compris quelque chose : Ces photos, d’une certaine façon, je les avais déjà vues. Il y a très longtemps…

[4 des 8 couvertures du numéro 3 de Love – De gauche à droite, de haut en bas : Amber Valletta, Jeneil Williams, Kristen McMenamy et Lara Stone photographiées par Mert Alas et Marcus Piggott – Source : voyonsvoir.fr]

Sur toutes les couvertures, le détail qui tue, c’est d’abord les chaussures à talons aiguilles… parce que, finalement, on n’est pas dans le naturalisme, mais bien dans la féminité, l’érotisme et la sophistication. Et il y a un deuxième « détail qui tue ». Un « détail » qui n’en est pas un. Regardez bien. Toutes ces femmes sont des femmes debout, les jambes droites et écartées. A la cow-boy. Pas à quatre pattes. Pas sur le dos. Ce sont des femmes fortes, fières, dominantes. A poil, certes, mais parce qu’elles le veulent bien.

Tout cela on connaît. Et depuis longtemps !

Vous avez certainement deviné de quoi je parle : Les « Big Nudes » (Editions du regard, 1981) d’Helmut Newton (1920-2004). Ca fait trente ans déjà que l’Australien né à Berlin, installé à Paris et mort à L.A. lâchait ses femmes à talons aiguilles à l’assaut du monde !

Je ne connais pas les réactions qu’a suscitées ce livre en 1981 mais je peux imaginer qu’il n’y avait pas que de l’admiration. Pourtant, 30 ans plus tard, qui douterait encore des qualités artistiques du travail de Newton ?

couverture,photo,363,helmut newton

En octobre 1999, le magazine « Photo » n’hésitait pas à titrer sur sa couverture « Le plus grand livre du siècle » en l’honneur d’un ouvrage de Newton. Il ne s’agissait pas de « Big Nudes » (même si c’est la photo de la mannequin américaine Henriette Allais, Big Nude III, sur la couverture) mais de SUMO dont les 10.000 exemplaires allaient commencer à sortir des presses. Titre un peu exagéré ? Sûrement pas si on travaille pour le livre Guiness des records : 50 x 70 cm, 35 kg, 10.000 francs (1.500 euros) pièce à l’époque !

Mais qu’en est-il du contenu ? Pas sûre que Sumo mérite cette place de N°1. Dans le monde des livres de photos, n’est-ce pas plutôt « Big Nudes » qui est le plus grand ? La preuve ? Et bien… trente ans après, n’en est-on pas toujours là ?

Etre à la mode, c’est être nue (et ligotée) ?

Si vous avez lu l’article précédent, vous vous dîtes peut-être : « D’accord mais depuis quand est-ce qu’un magazine aussi marginal que Purple donne le ton en matière de mode ? ». J’accepte volontiers cette critique et je vous propose de nous attaquer à du lourd, à savoir « Vogue-Paris », l’édition française du magazine Vogue. Vous rappelez-vous du calendrier 2003 ?

Pour celles et ceux qui ont la mémoire courte, voici, rassemblés sur une seule photo, les 12 mois de l’édition 2003 du calendrier Vogue-Paris.

[Calendrier Vogue-Paris 2003. Mannequins : Carolyn Murphy, Frankie Rayder, Heidi Klum, Helena Christensen, Jessica Miller, Karolina Kurkova, Maggie Rizer, Natalia Vodianova, Tasha Tilberg et Trish Goff. Photographies : Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin. Source : newslicious.net. Voir toutes les photos HD ici.]

Plusieurs années avant Purple, Vogue avait déjà publié des photos de mode d’Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, dans leur style typique. Mode nue déjà… ou extrêmement dépouillée : un pull par ici, une paire de gants ou de jambières par là. La photo de Trish Goff bottomless est là, dans ce calendrier de 2003, ou ici dans le blog.

L’édition 2011 du calendrier Vogue-Paris fait passer un message extrêmement clair : La fille à la mode est une fille revêtue de ses seuls bijoux. Regardez bien Daria Werbowy : Loin de la rivière de diamants, une simple bague ou une paire de boucles d’oreilles (Louis Vuitton, quand même) suffisent à habiller la belle.

[Calendrier Vogue-Paris 2011. Mannequin : Daria Werbowy. Photographies : Mikael Jansson. Source : grafilog.com. Voir toutes les photos HD ici.]

Et pour celles qui aiment les frissons, j’ai assemblé les 12 photos du calendrier 2007. Cette année-là, pour Vogue-Paris, la femme à la mode ne s’habillait pas. Elle se faisait ligoter. Corde pour chaîne-et-trame ? Chanvre pour satin de coton ? Cette année-là, Vogue le provocateur aimait le bondage.

[Calendrier Vogue-Paris 2007. Mannequin  : Karen Elson. Photographies : David Sims. Source : ananasamiami.com. Voir toutes les photos HD ici.]

Etre à la mode, c’est être nue ?

Je fais un break au milieu des articles consacrés aux serpents et aux tentacules pour parler de mode et d’avant-garde. Ca me titille depuis un certain temps et j’ai envie d’aborder le sujet maintenant. Avez-vous remarqué ce qu’on trouve le plus dans les magazines de mode ? Des jupes, des robes, des jeans, des chapeaux ? Non. Des corsets, des jarretelles, du latex ? Même pas. On trouve surtout… des femmes nues.

 Prenons le cas du magazine semestriel français (écrit en anglais) Purple qui suit la saisonnalité des collections de haute couture et dont on peut se procurer la version papier ou la version électronique en ligne. Depuis le numéro 7 du printemps-été 2007 , une section « Naked » a été introduite dans laquelle les Néerlandais Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin « explorent l’identité féminine contemporaine en demandant à une fille de se plier à la tradition du nu » (pour reprendre les termes du magazine). La première à se soumettre à l’exercice a été la mannequin néerlandaise Lara Stone (voir photos HD ici).

Le deuxième « Purple Naked » (Purple N°8, Automne-Hiver 2007) a présenté la mannequin et actrice canadienne Shalom Harlow (photos HD ici).

Remarquez le style de prises de vue propre au duo hollandais : nudité intégrale, fond gris, chaussures et bijoux, coiffure soignée et maquillage léger. Simplicité et sophistication. Sur ces photos, la nudité va de soi. Pas de problème d’amoralité ou d’indécence. Est-ce même érotique ? Ce sont des filles nues, tout simplement. Un corps de femme, c’est beau. Donc, c’est beau. Si un corps de femme est érotique. Alors, c’est aussi érotique. C’est comme ça. C’est la vie, la Nature, le Monde tel qu’il doit être. Les vêtements n’ont pas grand chose à y faire.

Pour le numéro 9 de Purple (Printemps-été 2008), c’est la top-model américaine Angela Lindvall qui se dénude complètement (photos HD ici).

Le choix des filles confirme la volonté de simplicité, de naturel et d’élégance des photographes. Pas de seins siliconés. Peu de pubis complètement épilés.

Dans le numéro 10 de l’hiver 2008-09, on trouve l’Américaine Trish Goff dont on avait déjà présenté un portrait par les mêmes photographes, bottomless uniquement, dans un article précédent. Pour voir les photos HD de l’article de Purple, cliquer ici.

Un point commun aux clichés de Van Lamsweerde et Matadin est aussi l’importance accordée aux cheveux. Ces derniers sont un accessoire de mode à part entière. Travaillés, gonflés, mis en avant.

Autre accessoire présent sur la plupart des photos : le collier.

A cet égard, le portrait naked de l’Allemande Christina Kruse pour le numéro 11 de Purple (été 2009) est un condensé du point de vue du duo néerlandais : fille mince, petits seins, pubis poilu (mais pas trop), prise de face, aucune tentative de cacher quoi que ce soit (bras relevés), chevelure sophistiquée, collier (voir photos HD ici).

Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous aurez également noté que C.Kruse a adopté le déhanchement typique à la Venus pudica (dans une version pas très pudique) de Cnide (cf « Le jour où commença le culte du corps féminin« ) ou aux yakshi indiennes en position de « tribangha » (cf « Maya, la Madonne de l’Est« ). Classique, classique… mais tellement efficace.

Pour le Naked du numéro 12 (automne-hiver 2009), heureusement que l’éditeur a précisé l’âge du mannequin, 21 ans, tant il est vrai que Dree Hemingway ressemble à une enfant : visage très jeune, pas de poitrine, corps filiforme. A cet égard, les photos de l’arrière-petite-fille de l’écrivain américain (HD ici) me dérangent un peu. Même si la mannequin n’est plus une enfant, elle a l’air d’en être une. Pour la première fois, j’ai l’impression qu’on navigue aux limites de la moralité. Est-ce que par hasard je serais en train de devenir pincée des fesses ?

Et ce n’est pas fini car le Naked suivant (Purple N°13 été 2010) est également inhabituel et vaguement dérangeant. En effet, Freja Beha Erichsen oblige à se poser quelques questions sur le sens des mots « beauté » et « féminité » (voir photos HD ici). La Danoise est une véritable brindille (beaucoup plus que Kate Moss qui porte ce surnom) : extrêmement mince, plate, sans cuisse. Très androgyne. Une garçonne anorexique. Et pourtant, on ne peut nier qu’elle est attirante. Peut-être que la beauté n’est pas une simple affaire de courbes… Peut-être que le mystère et la confusion des genres attirent tout autant.

Parle-t-on encore de beauté ou juste d’attirance ?

On parle de beauté. FB Erichsen est belle. Pas de doute.

D’un corps à l’autre, tout est affaire de détails.

Ainsi, quand on passe de FB Erichsen à une autre mannequin, la Brésilienne Raquel Zimmermann (photos HD ici) pour le N°14 de Purple, on ne se pose plus de question d’androgynie ou d’anorexie. Pourtant, cette dernière est à peine plus épaisse et sa poitrine est à peine plus prononcée. Est-ce le maquillage qui fait la différence ou quelques kilogrammes de viande en plus ? On sait que les frontières sont très perméables entre beau et laid comme entre femme et homme. On a toutes vu des photos troublantes d’Andrej Pejic (cf « Mannequins vs Stars« ).

Qu’aime-t-on ? Que recherche-t-on ?

C’est une autre Brésilienne, Maria Izabel Goulart Dourado, qui se dénude pour le dernier numéro de Purple (photos HD ici). Un tout petit Naked de quelques photos, en couleurs, sans nu intégral et sans poils pubiens. Un top très glamour. Comme d’habitude dans les magazines de mode. RAS. Est-ce qu’il s’agit des mêmes Van Lamsweerde et Matadin ? Serait-ce déjà la fin ?

Il ne manque plus à Izabel Goulart que la robe longue.