Archives mensuelles : mars 2011

Voyeur, je te vois ! Viens donc mater de belles fesses rondes !

Ce n’est pas facile de trouver de belles fesses rondes sur le web. Des fesses épaisses, lourdes, mais sans tomber dans le « too much » qui vire obèse. Et là, j’ai trouvé une perle !


Son pseudo sur deviantArt, c’est Edandelion. Ce e-pissenlit turc (semble-t-il) aux longs cheveux noirs aime photographier sa chatte (ci-dessus), ses fesses (ci-dessous) et les bites assez bizarres de ses amants.


Voilà une femme dont les moeurs me plaisent ! Regardez-moi ce cul ! En d’autres temps on l’aurait sculptée en déesse de la fertilité, érigée au centre d’un temple et adorée face contre terre. Regardez-la danser ! Dangereuse Salomé ou Vénus ensorceleuse ? Déesse du sexe et de la fécondité. Femme, en fait !

Retrouvez ses photos sexy, bizarres ou franchement dégoûtantes sur edandelion.deviantart.com. Et j’adore son slogan : « Am human ! Nothings strange to me. » Una phenomena !

Incantation pour les fesses rondes

Fesses RONDES comme à une Syrienne de Tell-Halaf qui s’affale. Lit. Couchée à l’ombre. Coupée du monde. Nue et sans poil. Savon. Propre et lisse. Prête. Parfums. Douceur du soir. Odeur des fleurs. Printemps. Attendre encore. Vide. Sentir. Toucher. Cambrée. Le dos ROND. RONDES comme les deux Mondes, ronds, coupés par la raie. Profonde. Faille. Chaleur des profondeurs. Noir. Volcan. Magma qui coule. Déchirements. Rouge. Danger. Douleur. Eruption. Liquide. Craquements. Gémissements. Tout se déchire et s’ouvre. Dans le cul ROND. Où abonde le monde qui aime les RONDES. Draps blancs. Peau blanche. Transparente. Fragile. Diaphane. Bombée. Lourde. RONDE. Doigts qui parcourent et s’insinuent. Entre les rondeurs, ils rentrent, pénètrent, s’enfoncent. Finalement disparus. Dans le con. Dans le cul. Engloutis. Fesses que l’on fesse et que l’on caresse. Lévres douces. Liquides acides. Rides. Sillon. Le laboureur enfonce le soc. La charrue laboure la Terre RONDE et blonde. Métal. Mécanique. Huile. Bruit. Gémissements, encore ! Profondément dans la terre. Rentrer. Sortir. Remplir. Ne plus sortir, je t’en prie. Plus jamais. Juste rentrer. Plus profond. Complétement. Rentrer et remplir. Remplir. Remplir. Remplir. Tout donner. Ras la gueule. Ras le cul. Ras le con. Pour être pleine, enfin. Complètement pleine. Repue. RONDE.

Les figurines de Tell-Halaf : Ces petites femmes qui cachent les grandes déesses

Tell-Halaf est le nom d’un site archéologique au nord-est de la Syrie, près de la frontière turque. Ce site, découvert en 1899 par l’Allemand Max von Oppenheim a donné son nom à une culture néolithique régionale : la culture de Halaf. On connaît cette culture pour ses très belles poteries et surtout pour ses petites figurines de femme en argile assises sur leurs grosses fesses et qui tiennent leur grosse poitrine avec les mains. Elles n’ont jamais de pieds et rarement une tête.

Figurine de la culture de Halaf découverte sur le site de Chagar Bazar, Syrie - 5ème millénaire avant JC - British Museum, Londres - Photo © The Trustees of the British Museum (cliquer la photo pour voir l'original sur le site du musée)

Ces petites femmes dont on ignore la fonction sont couvertes de peintures sur leurs seins et sur leurs jambes. La large « ceinture » peinte sur la femme du British Museum, ci-dessus, représente peut-être un pagne. Quand elles ont une tête, celle-ci est toute plate avec un oeil peint de chaque côté (cf la figurine du musée ashmoléen de l’université d’Oxford). On trouve ces statuettes dans plusieurs musées telle la figure féminine de Halaf au musée du Louvre ou la « Tel Halaf » fertility figurine du Walters Art Museum de Baltimore.

C’est tout ce qu’on se rappelle de Tell Halaf parce qu’on a oublié qu’il y a eu bien plus. On l’a oublié parce que tous les vestiges ont été détruits, en novembre 1943, lors d’un bombardement dévastateur de l’aviation alliée sur Berlin. Tous ? En fait non. De nombreux fragments ont survécu au sinistre. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont été retrouvés et restaurés et qu’ils sont de nouveau visibles.

Trois mille ans après les potiers qui fabriquaient des statuettes de femmes aux grosses fesses, des peuples araméens s’installaient à Tell Halaf et y développèrent un grand centre urbain. Max von Oppenheim a ramené à Berlin tous les vestiges de cette époque et notamment les statues monumentales du Palais Ouest qu’il a exposées dans son musée privé à Charlottenburg. Ce dernier fut cependant dévasté par des bombes incendiaires pendant le seconde guerre mondiale. Les pièces en bois et en plâtre ont été détruites. Les statues de basalte éclatèrent en dizaine de milliers de fragments. Ce sont ces morceaux, retrouvés dans les réserves du musée de Pergame en 2001 et patiemment réassemblés pendant neuf années, que l’on pourra voir jusqu’au 14 août 2011 au musée du Proche-Orient du musée de Pergame (Vorderasiatische Museum-Pergamonmuseum) à Berlin dans une exposition intitulée « Les dieux sauvés du palais de Tell Halaf » (voir aussi, en français, le Projet Tell Halaf).

La "belle Vénus" de Max von Oppenheim - Déesse trônant, lors de son excavation et en cours de restauration - Photos © Max Freiherr von Oppenheim-Stiftung, Cologne

Où chercher la Vesica Piscis ? Dans les étoiles !

L’article précédent nous a permis de discuter l’éventualité que la vesica piscis, la forme en amande (ou « mandorle ») obtenue par l’intersection de deux cercles qui passent chacun par le centre de l’autre, soit en fait une vulve, ce qui donne une nouvelle allure aux représentations du Christ assis dans une mandorle.

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Christ en majesté dans une mandorle - Tympan de l'église abbatiale Sainte-Foy de Conques, France - Construite du milieu du XIe au début du XIIe siècle

La question que je souhaiterais aborder maintenant, c’est : « QUE POURRAIT BIEN REPRESENTER LA VESICA PISCIS SI, PAR HASARD, CE N’ETAIT PAS UNE VULVE ? ». Voici les quatre principales interprétations habituellement rencontrées :

– Le cercle est une représentation primitive de la divinité. Si un cercle est un dieu femelle et l’autre un dieu mâle, alors, à l’intersection, se trouve leur progéniture. Admettons ! … Mais c’est quoi le message ? Le Christ fils du Dieu et de la Déesse ? Pas très catholique, tout cela ! De plus, si le dieu Soleil a souvent été représenté par un disque, c’est beaucoup moins vrai pour les autres dieux.

Détail d'un kudurru (stèle) du roi babylonien Melishipak Ier - De gauche à droite : La déesse Ishtar (étoile), le dieu Sîn (croissant de Lune) et le dieu Shamash (Soleil) - Période kassite (12ème siècle avant JC) - Musée du Louvre - Source : Wikipedia/Jastrow

– Chaque cercle (sphère, orbe) représente un espace : Ici, l’orbe terrestre et l’orbe céleste. Pour passer de l’un à l’autre, il faut franchir la mandorle où se trouve en général le Christ. Il est donc celui qui permet ou non d’accéder au monde céleste. Dans cette interprétation, la mandorle est une ouverture, un trou, un passage. D’où le fait qu’elle est souvent placée au-dessus des portes d’église. Cette interprétation semble plus intéressante. Ceci dit, une ouverture qui permet le passage entre deux mondes… n’est-ce pas aussi la définition du trou que toutes les filles ont entre les cuisses ?

– Les Romains se faisaient représenter en buste sur des boucliers (clipeus en latin), d’où les imago clipeata qui ornaient les sarcophages romains puis mérovingiens. Les mandorles en seraient les héritières. Petit problème : Les clipeus sont généralement ronds, rarement ovales, jamais en forme d’amande.

– La vesica piscis (vessie de poisson) a une forme de… poisson. Le poisson est souvent cité dans le Nouveau Testament et les 5 lettres du mot « poisson » en grec (I-CH-TH-U-S) pourraient être les initiales de « Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur ». Suivant ce raisonnement, vessie de poisson = forme de poisson = poisson = ICHTHUS = JC. Il y a quand même quelques limites à cette suite « logique » : On peut faire dire ce qu’on veut à des initiales et certain(e)s avancent que le poisson est originellement associé aux divinités femelles ! Retour à la vulve !

J’ai trouvé ces explications tellement peu convaincantes que j’ai cherché une autre piste, à savoir : C’est quoi une « vessie de poisson » ?

Les poissons n’ont pas de vessie, au sens urinaire du mot, mais une « vessie natatoire » qui se remplit de gaz et leur sert à flotter. A-t-elle une forme d’amande ? Pas du tout. Y a-t-il un organe dans le poisson qui a une forme d’amande ? Non.

Retour à la case « départ ». Que veut dire « vesica » ? Vessie, oui. Mais encore ?

traduction vesica vulve Gaffiot

« Vesica » veut également dire « Vulve de femme » (d’après le dictionnaire latin-français Gaffiot de 1934 consultable en ligne). Quelle surprise ! Vesica piscis devient donc « vulve de femme de poisson ». Ca nous amène où ? Nulle part. Et si on ne parlait pas du poisson mais des Poissons (Pisces, le signe astrologique) ? La vulve de femme des Poissons. La vulve de femme des Poissons !!!??? Ai-je fumé une substance hallucinogène ? Non. Alors continuons !

Après quelques recherches, je passe de « Pisces », le signe astrologique, à « Pisces », la constellation. Savez-vous que la constellation des Poissons (nommée ainsi par les astronomes babyloniens) est très difficile à repérer dans le ciel ? Pour la trouver, on recherche son « anneau », un groupe de corps brillants en forme de… vesica piscis. La vulve de femme des Poissons.

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"Pisces" (et non "Pieces") - Peinture corporelle de la série des signes du zodiaque par Rudi Everts

Pour une nouvelle cartographie de l’amande

1. LA VESICA PISCIS

La vesica piscis (nom latin de la « vessie de poisson ») désigne une forme obtenue par l’intersection de 2 cercles identiques qui passent chacun par le centre de l’autre. Cette forme en amande qu’on appelle aussi « mandorle » (de l’italien mandorla, amande) a été très souvent utilisée dans l’iconographie chrétienne. On trouve notamment la mandorle sur les tympans, au-dessus du portail des églises. La mandorle contient habituellement une représentation du Christ « en majesté » (assis sur un trône, la main droite levée dans un geste de bénédiction).

Ci-dessus : Christ en majesté dans une mandorle entouré du Tétramorphe (les « quatre vivants » ailés : l’homme, le lion, l’aigle et le boeuf, devenus les symboles des 4 Evangélistes) sur le tympan de la porte royale du portail occidental de la cathédrale de Chartres (date de construction du tympan : milieu du 12ème siècle). Sous Jésus : les douze Apôtres.

2. LA VULVE

Comme toujours avec la symbolique, l’utilisation de cette forme en amande a donné lieu à diverses interprétations. On ne peut échapper (et surtout dans ce blog !) à la version préférée par les adeptes des théories de la grande femelle et de la pré-éminence de la déesse-mère, à savoir que la mandorle représente une vulve et que la présence du Christ à l’intérieur d’une vulve n’est pas neutre.

Il convient d’abord de valider un point : Est-ce que l’amande formée par une vesica piscis correspond réellement à la forme d’une vulve ?

Sur la photo ci-dessus, le sexe ne forme pas une vesica piscis puisque les cercles ne passent pas par le centre du cercle voisin. L’intersection a une forme d’amande mais ce n’est pas la forme « officielle » de la mandorle d’une vesica piscis. Elle est trop étroite.

Pour obtenir la forme de la mandorle, il est indispensable d’ouvrir la vulve en tirant sur les côtés avec les doigts. Après expérimentation, le mieux, c’est de faire la photo quand on est couchée sur le dos pour que le clitoris soit en haut. Ensuite, on place le schéma sur la photo de sorte que les cercles se croisent à l’emplacement du gland du clitoris et suivent la ligne des petites lèvres. Voici le résultat :

La vulve peut donc bien avoir la forme d’une mandorle mais uniquement quand elle est OUVERTE.

3. L’OUVERTURE DU VAGIN

Quand on tire sur les lèvres pour ouvrir le sexe, l’orifice du vagin apparaît. Le rond de cette ouverture ne figure pas sur les mandorles chrétiennes… en général. Cependant, on se pose forcément des questions à la vue  de certaines mandorles. Ainsi pour celle du tympan de la fin du 12ème siècle de l’ancienne cathédrale (maintenant simple église) Saint-Trophime à Arles.

J’ai choisi ce tympan parce qu’il ressemble beaucoup à celui de la porte royale de la cathédrale de Chartres : Même Christ en majesté dans une mandorle au milieu du Tétramorphe et au-dessus des douze Apôtres. Même époque aussi. Seule différence notable : Le cercle sur lequel Jésus est assis. Certes le Christ en majesté est, par définition, assis sur un trône et on en voit parfois les bords. Mais pourquoi ce cercle ? Que représente-t-il ?

Je ne vois qu’une seule explication vraiment convaincante, c’est la stylisation de l’orifice du vagin ou, en tous cas, l’introduction d’un cercle supplémentaire au sein de la vesica piscis qui complexifie le schéma traditionnel et le rend au passage beaucoup plus proche d’un schéma de vulve.

Je me suis demandé si on ne pouvait pas aller encore un peu plus loin…

4. UNE NOUVELLE CARTOGRAPHIE DE LA ZONE VULVAIRE

D’abord, pourquoi ne pas incorporer l’anus ? S’il a été exclus de nombreuses représentations par son côté « impur » , il est pourtant plus important que le vagin (on peut vivre sans son vagin mais pas sans son trou du cul) et il apporte tout autant, sinon plus, de satisfactions au niveau du plaisir sexuel. Redonnons à notre trou du cul, à la défécation et à la sodomie la place qu’ils méritent en plaçant l’anus dans notre nouveau projet cartographique !

J’ai donc ajouté un troisième cercle de diamètre identique au deux premiers que j’ai placé de façon à inclure l’orifice du vagin en haut et l’anus en bas. Le centre du cercle est au milieu du périnée. Notez une limite de cette cartographie : la vulve et l’anus ne sont pas sur le même plan car le périnée est bombé. Le schéma est donc une projection 2D d’une réalité 3D. Comme toutes les cartes ! N’est-ce pas, M. Mercator ?

Dans un deuxième temps, j’ai indiqué sur ma carte les lieux les plus intéressants, les zones à visiter. Je considère qu’il s’agit là d’une carte touristique pour les visiteurs qui veulent s’arrêter et prendre un peu de temps pour des excursions. Alors, quels sont les endroits les plus dignes d’intérêt dans cet espace situé entre le Mont de Vénus et les montagnes des Fesses ?

En plus de Vagin et d’Anus, il est impensable de passer sans visiter Clitoris. Et quand on a passé du temps en V, en A et sur C, c’est toujours un bon signe de voir couler la source en M.

Tout cela est théorique mais j’étais bien surprise de constater que, une fois ramenée sur une photo satellite de la zone, la carte correspond. C’est Google Maps !

Il conviendrait maintenant de tester cela sur d’autres.

Les décolletés vulvaires de Francesco Scognamiglio

Les décolletés de Scognamiglio méritent un article à part. De nouveau, on est dans le vêtement immettable, hormis sur un plateau de TV (et encore !) ou dans une vidéo musicale. C’est quand même ce que j’ai trouvé de plus fun dans l’édition Automne-Hiver 2011 de la fashion week de Milan. L’art de porter une énorme vulve béante sur son corps ! Formidable ! Si seulement les mannequins n’étaient pas aussi… peu excitantes (Ce maquillage ! Aargh !!!).[Retrouvez tout le défilé Automne-Hiver 2011 Francesco Scognamiglio sur mode.newslicious.net]

Automne 2011 : Recherches sur décolletés

C’est en jouant sur le dévoilement que le vêtement rend le corps de la femme encore plus sexy. Ce qu’on cache / Ce qu’on montre. Bien sûr. D’où mon intérêt pour la transparence. D’où mon intérêt également pour les décolletés. Lors des récentes fashion weeks de Milan et de Paris, voici ce qui m’a plu.

EMILIO PUCCI – Une inspiration lingerie et MTV stars. Vu à la TV mais pas assez dans la rue. J’adhère.

[Retrouvez tout le défilé Automne-Hiver 2011 Emilio Pucci sur mode.newslicious.net]

CHRISTIAN DIOR – Maintenant, on commence à s’amuser. Bien sûr, ça devient compliqué à porter mais n’est-ce pas un concept rigolo ? Le décolleté est autour du col. Est-ce même encore un décolleté ou est-ce plutôt un top transparent ?[Retrouvez tout le défilé Automne-Hiver 2011 Christian Dior sur mode.newslicious.net]