La femme-fontaine de Goltzius

Aujourd’hui, je finis cette mini-série consacrée à Hendrick Goltzius  avec la gravure d’un des 4 éléments, à savoir  « Aqua », l’eau. Je vous laisse rechercher les trois autres éléments, si ça vous chante. On trouve des gravures des 4 éléments par Goltzius dans différents musées et notamment au Kupferstichkabinett (cabinet des estampes) située dans le château de la Résidence à Dresde, en Allemagne.

Si je souhaite terminer avec cette image, c’est sans doute à cause de la force érotique et symbolique qui se dégage de cette vaste cruche dont l’eau s’écoule comme d’une fontaine par une large ouverture ronde. Ajoutez à celà la présence de la femme nue et les serpents entraînés par le flot d’eau et vous remarquerez immédiatement que cette image est à 100% imprégnée de féminité (et ce n’est pas la présence à l’arrière-plan de Jésus baptisé dans le Jourdain par St Jean-Baptiste qui me fera changer d’avis).

Ce trou rond par lequel coule l’eau de la fontaine, c’est l’orifice du vagin d’une femme enceinte qui perd les eaux ou celui d’une femme-fontaine qui « éjacule ». Ca ressemble même à une femme qui pisse (même si le trou qui bosse n’est pas tout à fait le même) :[Je ne sais pas à qui appartient cette jolie chatte bien épilée, ni qui a pris cette photo. Elle circule, comme des centaines d’autres gros-plans de femmes qui pissent, sur le web. Rien de dégoûtant ou de choquant. Plus esthétique en tous cas qu’une vache qui pisse, même si ça y ressemble beaucoup.]

Quant à la forme ronde de la fontaine, qu’on appellera cruche, amphore, vase ou cratère, n’est-ce pas le ventre d’une femme ? Ceux qui ont lu les articles précédents se remémoreront la discussion sur le « yoni ». Et pour ceux qui douteraient encore, je me permets de leur rappeler à quoi ressemble le ventre d’une femme enceinte. Comparez donc avec la fontaine de Goltzius :

[Source : gallica.bnf.fr (Bibliothèque Nationale de France) – Vous aurez reconnu la patte de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826) dans ce dessin de ventre. Nous avons déjà amplement présenté ses représentations de l’orifice de ce même ventre dans l’article « architectures coniennes« .]

La femme cumule donc les 3 caractéristiques de la cruche-fontaine : l’EAU qui gicle (lorsqu’elle pisse, éjacule ou accouche) du VENTRE rond par le TROU tout aussi rond. Cou du vase. Col de l’utérus. Col de bouteille. Couronne du con.

Ainsi, la femme est-elle toujours, par nature, une cruche (mais l’homme n’est-il pas un pot vide et sot qu’il faut savoir prendre par la queue comme un bête seau d’eau par sa anse ?).

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