Portrait de jeune femme en blanc

portrait de jeune femme en blanc,cercle de jacques louis david,ngaPortrait réalisé par un peintre anonyme du cercle de Jacques-Louis David, vers 1798. Chester Dale Collection, National Gallery of Art, Washington, DC. Image © Board of Trustees, National Gallery of Art, Washington, D.C. Version HD disponible sur arthistory.about.com en cliquant sur l’image.

Cheveux courts et fine robe en partie transparente… Si cette jeune femme porte aussi des sandales, alors, pas de doute, il s’agit d’une de ces « merveilleuses » qui s’habillaient « à la grecque » sous le Directoire. Les deux premières années de la République (de la fin de la monarchie en août 1792 jusqu’à l’été 1794) sont placées sous le sceau de la paranoïa et d’une justice d’exception qui a guillotiné des milliers de Français à l’issue de parodies de procès. Après cette époque dite de « Terreur », la jeunesse aristocratique qui a vécu dans la peur mais a échappé à la mort affiche ouvertement un comportement anti-révolutionnaire et décadent, au goût prononcé pour le macabre et la provocation. C’est l’époque des « incroyables » et des « merveilleuses ».

Notez la ressemblance de ce portrait avec celui de Joséphine de Beauharnais par François Gérard. Maîtresse du député Barras puis épouse de Napoléon Bonaparte en 1796, Joséphine fut, avec Thérésa Tallien, une des femmes d’influence du Directoire.

3 réponses à “Portrait de jeune femme en blanc

  1. Ce portrait montre bien la liberté de mœurs qui suivit la terreur. Les « merveilleuses » se maquillaient la pointe des seins afin qu’ils soient très apparents sous le voile qui couvrait la poitrine. Les hommes rembourraient les culottes et les bas pour avoir le mollet rond et le bas ventre renflé.
    Pour l’anecdote Joséphine de Beauharnais fut la maîtresse (entre autres) de Rouget de Lisle. C’est pourquoi « la marseillaise » ne fut jamais jouée sous le Consulat et l’Empire! Bonaparte avait la jalousie tenace!!

    • Merci pour ces infos… se maquiller la pointe des seins !

      • Dans les années 79 ou 80? la mode consistait à mettre des soutien-gorge transparents sous des chemisiers transparents. Les aréoles étaient sinon visibles en tous cas devinables. Et certaines délurées n’hésitaient pas à les souligner au fard à paupières… Les mêmes causes produisant les mêmes effets

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