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La plaie sacrée

“La plaie sacrée sur le côté du Christ”. C’est le titre de l’oeuvre d’art / animation 3D proposée par Jonathan Monaghan. Je pense qu’il y a un rapport avec le billet précédent sur la plaie verticale et les 5 plaies du Christ.

Je ne suis pas sûre de bien comprendre cette oeuvre mais j’y vois des lèvres (une bouche, une vulve ?) et un truc qui rentre ou qui sort, un tube (une cigarette de Wesselmann ?), des poils, des pointes ?

[Source : jonmonaghan.com]

La plaie verticale

Je suis tombée plusieurs fois en quelques semaines sur une reproduction de l’enluminure du livre d’heures (livre qui contient les prières rythmant les heures de la journée) de Bonne de Luxembourg conservé au  MET de New York et qui représente… qui représente quoi en fait ? C’est là l’objet de cet article.

Psautier et livre d'heures de Bonne de Luxembourg, Duchesse de Normandie - Enluminure du folio 331r illustrant les plaies du Christ et les instruments de la Passion - Attribué à Jean le Noir ou à sa fille Bourgot - Avant 1349 - The Cloisters, Metropolitan Museum of Art, New York (cliquer l'image pour voir le folio entier sur le site du MET)

Au premier abord, on se dit forcément (avec nos yeux de 2012) que ça ressemble à un sexe de femme. Forcément : une fente verticale. Et puis, on se dit que, puisqu’il s’agit d’un livre de prières catholique du 14ème siècle, ça ressemble aussi à ces “mandorles” de l’imagerie chrétienne médiévale (voir “Pour une nouvelle cartographie de l’amande” et “Où chercher la Vesica Piscis ? Dans les étoiles !“)… mais commençons par le commencement !

Comme le montrent les objets qui entourent la “fente verticale” (croix, échelle, clous, lance, etc.) et qu’on appelle les instruments de la Passion, cette enluminure représente la crucifixion de Jésus-Christ ou, plus exactement, la résultante de cette crucifixion : les deux trous dans les mains et les deux trous dans les pieds creusés par les clous qui fixaient JC à la croix ainsi que la fente sur le côté droit de la poitrine causée par la lance du soldat romain qui s’est assuré de la mort du Christ. Deux questions : Pourquoi une seule fente s’il y avait 5 plaies ? Pourquoi une fente verticale ?

Sur presque toutes les peintures montrant la crucifixion du Christ ou le “Christ de douleur” (Le “vir dolorum”, man of sorrows ou Schmerzensmann est une représentation généralement sanguinolente de JC vivant -donc ressuscité, même s’il n’a pas l’air très vaillant, à ne pas confondre donc avec le JC mort dans les bras de sa mère d’une pieta ou descente de croix- qui montre ses plaies, sa couronne d’épines, ses traces de fouet), les trous faits par les clous sont ronds et la blessure laissée par la lance est une fente horizontale (et non verticale) :  Voir les Christ de douleur de Simon Marmion, de Hans Memling ou de Giovanni Santi, voir celui – moins souffrant mais tout aussi ressuscité – de Giacomo Galli.

Les artistes médiévaux ont parfois choisi de simplifier la représentation du Christ de douleur par un coeur percé de 5 trous (Pourquoi pas, puisque le Vir dolorum est un “étendard symbolique” et non la représentation d’un événement de la vie de JC) : Voir le dessin ci-dessous à gauche, ou voir les “Armes du christ” à la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford (gravure 1, gravure 2).  Notez que dans tous ces cas, les plaies sont rondes ou horizontales. A cet égard, l’enluminure du livre d’heures de Loftie, ci-dessous à droite, est unique (ou extraordinaire, ou surprenante, ou bizarre).

[Ci dessus, à gauche : Dessin à la plume illustrant les 5 plaies du Christ, manuscrit de moine chartreux, Yorkshire, 15ème siècle, propriété de la British Library (?) - A droite : Livre d'heures de Loftie, enluminure illustrant la prière des 5 plaies, folio 110v, exécutée par les "maîtres de la grisaille de Delft", 15ème siècle,  propriété du Walters Art Museum, Baltimore.]

Première bizarrerie de l’enluminure des heures de Loftie : Les 5 plaies sont dématérialisées, détachées du corps du Christ (ou du coeur qui le symbolise). Elles flottent dans l’éther, dégoulinantes de sang. Seconde bizarrerie : les 5 plaies sont des fentes verticales.

Alors que les maîtres de la grisaille de Delft choisissent de représenter les 5 plaies par 5 fentes verticales, d’autres font le choix de les représenter par une seule fente (et verticale). C’est le cas pour le livre d’heures de Bonne de Luxembourg, bien sûr, mais aussi pour ce manuscrit.

Les exemples de fente verticale unique sont rares (je n’ai pour l’instant trouvé que 2 cas !) et pourtant ils ont du sens : 1 fente pour symboliser les 5 plaies, 1 mandorle pour représenter le corps du Christ. “Crucifixion > plaies > mort > résurrection” d’un côté et “résurrection > re-naissance > naissance > vulve de la femme” de l’autre côté, d’où une confusion possible entre les images du Christ de douleur, du Christ ressuscité et de la vulve. N’est-ce pas le sens de la gravure ci-dessous,  visible sur le site de la NGA  ?

Les plaies du Christ avec les symboles de la Passion - Gravure allemande - vers 1490 - National Gallery of Art, Washington, DC (cliquer pour voir l'image sur le site du musée)

Il y a aussi la possibilité que c’est stupide de chercher des explications “sexuelles”. Peut-être qu’il n’y a aucun lien entre la mandorle chrétienne et la vulve féminine, aucune tentative de réintroduire de la déesse femelle dans une religion patriarcale. Peut-être… Mais le contexte semble si approprié : la vénération de trous en forme de fentes, les saints clous qui perforent, la sainte lance qui pénètre et même le doigt de Saint-Thomas qui fourrage dans la fente (“l’incrédulité de saint-Thomas” par Le Caravage) !

The great nude, the orange and the cigarette

Puisqu’on a montré pas mal de seins dans les derniers articles, parlons donc de Tom Wesselmann.

Tom Wesselmann (1931-2004) est un des grands artistes du mouvement Pop-Art. Il a définitivement sa place dans ce blog en tant que chercheur-explorateur-décrypteur-représentateur de la forme féminine.

Regardez-le en plein travail !  Il cherche la courbe parfaite, lui aussi (cf l’article sur Aristide Maillol et la Vénus de Perpignan). La courbe du sein, du ventre ou du dos… Du sein, je parierai !

Tom Wesselmann, Self-portrait while drawing, 1983, source : www.all-art.org

Grand fan du Sein et du Téton. Tom l’est.

Il a réalisé (à la peinture acrylique, en sérigraphie, en lithographie, etc.) une grande quantité de nues, à savoir :
- des seins
- des seins + une bouche
- des seins + une bouche + un pubis.
Toujours des cheveux (plutôt longs et blonds).
Rarement des yeux.
Jamais (?) de nez.

Les lèvres sont toujours brillantes de rouge à lèvres. Les seins sont souvent blancs de la marque du soutien-gorge. Les tétons sont toujours ronds et bombés. Les pubis sont toujours poilus (ça se passe dans les sixties !).

On peut se poser la question : “Pourquoi pas d’yeux ?”.
J’ai envie de me poser la question : “Pourquoi les oranges et la cigarette ?”

[De gauche à droite et de haut en bas : Bedroom Painting N°13 - Great American Nude N°8, 1969, Collection Ludwig, Cologne -  Great American Nude N° 99, 1968, Collection MG Neumann, Chicago -  Great American Nude N°92, 1967, Collection privée, New York]

Vous avez vu les oranges ? Ca me fait penser aux peintures du Moyen-Age et de la Renaissance, toujours pleines de symbolique (le lys blanc pour ceci, la rose rouge pour cela…). Parlant de fleurs, il y en a aussi souvent (roses, jonquilles) dans les oeuvres de Wesselmann. On sait que les fleurs représente généralement le sexe féminin mais que dire des oranges ? Les oranges, rondes et fermes. Je dirai, sans prendre trop de risques, que les oranges, c’est une histoire de seins. Encore !

Les seins, toujours les seins ! Tom ne pensait-il pas au sexe de la femme ? Je dirais  que si. Beaucoup même. Car les bouches des femmes de Tom ressemblent à des vulves. Ce n’est pas pour rien que Tom aimait peindre des bouches avec une cigarette entre les lèvres. Un fin pénis fumant sur lequel tire la femme…

Tom Wesselmann - Smoker, 1 (Mouth, 12) - 1967 - Source : thescienceofdesign.blogspot.fr

[Voir ici la version de Smoker#1 détenue par le Musée des Beaux-Arts de Montréal]

Jarretelles d’encadrement

Rappelez-vous le coup du cadre !

On en a parlé avec “cadrer l’essentiel” et “encadrement de féminité” : l’art de mettre en évidence les parties “essentielles” de la femme, et notamment son sexe.

Avec les jarretelles, la tentative d’encadrement s’expose sans vergogne.

La photo ci-dessus provient du site de vente de corsets Erotex.

Elle met en scène un corset noir, une paire de bas noirs, deux paires de jarretelles noires et, au centre de la pièce, un string noir, avec juste ce qu’il faut de peau blanche pour contraster.

Voyez-vous l’effet de cadre ?

Il semble évident mais maintenant regardez ci-dessous :

Même si la poitrine nue occupe une large place, l’oeil suit le regard de la mannequin. Il est immédiatement attiré par la blancheur éclatante du serre-taille, puis par l’assemblage constitué par le corset, la paire de bas et la paire de jarretelles : Un cadre qui entoure et fait ressortir le pubis de la fille.

Sur d’autres clichés, le photographe a complètement évacué la tête et la poitrine des mannequins pour se consacrer à l’essentiel.

Sur la photo de gauche, la vulve est un bijou dans un écrin triple : jarretelles, cuisses et mains. On ne voit qu’elle au centre de la scène.

Quant à la photo de droite… No comment !

[Photos de Karin, Inke et Els sur le site du fabricant de corsets néerlandais jc-creations]

Awabi

Voici donc un “awabi”, le coquillage recherché par les plongeuses de l’île d’Hekura photographiées par Fosco Maraini (voir articles précédents sur les ama du Japon). En français, on l’appelle un ormeau (abalone en anglais, orecchi di mare en italien) et on le connaît moins pour sa chair que pour sa coquille nacrée et trouée. Vous trouvez que ça ressemble  à une vulve, une chatte, une amande, une mandorle ? Attendez de voir les photos suivantes ! 

Que ceux qui pensent que notre moule sent la marée se collent un awabi sous le nez !

Blague (pas très fraîche, je vous le concède) à part, je n’avais jamais vu un ormeau vivant et je ne savais pas que ça ressemblait autant à une vulve. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est la couverture du livre de Fosco Maraini, dans sa version originale italienne de 1960, “L’isola delle pescatrici” (l’île des pêcheuses), publiée par les éditions Leonardo da Vinci à Bari. Pourquoi un coquillage quand une fille nue serait plus vendeuse et plus représentative des photos prises par Maraini ? La version anglaise (Hekura : The diving girls’ island, Hamish Hamilton, 1962) n’hésite d’ailleurs pas à montrer une ama torse nu. A moins que la coquille ne soit finalement pas si prude : un rond nacré et troué, ça évoque déjà quelque chose, que dire de l’animal qui y vit ! Puisque l’éditeur se trouvait à Bari, je me demande si on pêche l’oreille de mer dans l’Adriatique.

Pour en terminer avec ce joli coquillage, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter un plat appétissant cuisiné par le restaurant japonais Tsukiji à Richmond au Canada. On me reprochera encore mon esprit tordu mais n’est-ce pas là une magnifique représentation d’un sexe féminin ? La rondelle de radis à l’emplacement exact de l’orifice du vagin, les fines lamelles d’algues qui rappellent des poils, même le plat en remet une couche avec sa forme originale de lèvres pulpeuses. Pour les sceptiques, j’ai placé en dessous un shunga dont j’ignore malheureusement pour l’instant l’auteur. N’hésitez pas à cliquer dessus pour voir les détails parfois inattendus. Alors ?

Où chercher la Vesica Piscis ? Dans les étoiles !

L’article précédent nous a permis de discuter l’éventualité que la vesica piscis, la forme en amande (ou “mandorle”) obtenue par l’intersection de deux cercles qui passent chacun par le centre de l’autre, soit en fait une vulve, ce qui donne une nouvelle allure aux représentations du Christ assis dans une mandorle.

mandorle, sainte-foy,conques

Christ en majesté dans une mandorle - Tympan de l'église abbatiale Sainte-Foy de Conques, France - Construite du milieu du XIe au début du XIIe siècle

La question que je souhaiterais aborder maintenant, c’est : “QUE POURRAIT BIEN REPRESENTER LA VESICA PISCIS SI, PAR HASARD, CE N’ETAIT PAS UNE VULVE ?”. Voici les quatre principales interprétations habituellement rencontrées :

- Le cercle est une représentation primitive de la divinité. Si un cercle est un dieu femelle et l’autre un dieu mâle, alors, à l’intersection, se trouve leur progéniture. Admettons ! … Mais c’est quoi le message ? Le Christ fils du Dieu et de la Déesse ? Pas très catholique, tout cela ! De plus, si le dieu Soleil a souvent été représenté par un disque, c’est beaucoup moins vrai pour les autres dieux.

Détail d'un kudurru (stèle) du roi babylonien Melishipak Ier - De gauche à droite : La déesse Ishtar (étoile), le dieu Sîn (croissant de Lune) et le dieu Shamash (Soleil) - Période kassite (12ème siècle avant JC) - Musée du Louvre - Source : Wikipedia/Jastrow

- Chaque cercle (sphère, orbe) représente un espace : Ici, l’orbe terrestre et l’orbe céleste. Pour passer de l’un à l’autre, il faut franchir la mandorle où se trouve en général le Christ. Il est donc celui qui permet ou non d’accéder au monde céleste. Dans cette interprétation, la mandorle est une ouverture, un trou, un passage. D’où le fait qu’elle est souvent placée au-dessus des portes d’église. Cette interprétation semble plus intéressante. Ceci dit, une ouverture qui permet le passage entre deux mondes… n’est-ce pas aussi la définition du trou que toutes les filles ont entre les cuisses ?

- Les Romains se faisaient représenter en buste sur des boucliers (clipeus en latin), d’où les imago clipeata qui ornaient les sarcophages romains puis mérovingiens. Les mandorles en seraient les héritières. Petit problème : Les clipeus sont généralement ronds, rarement ovales, jamais en forme d’amande.

- La vesica piscis (vessie de poisson) a une forme de… poisson. Le poisson est souvent cité dans le Nouveau Testament et les 5 lettres du mot “poisson” en grec (I-CH-TH-U-S) pourraient être les initiales de “Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur”. Suivant ce raisonnement, vessie de poisson = forme de poisson = poisson = ICHTHUS = JC. Il y a quand même quelques limites à cette suite “logique” : On peut faire dire ce qu’on veut à des initiales et certain(e)s avancent que le poisson est originellement associé aux divinités femelles ! Retour à la vulve !

J’ai trouvé ces explications tellement peu convaincantes que j’ai cherché une autre piste, à savoir : C’est quoi une “vessie de poisson” ?

Les poissons n’ont pas de vessie, au sens urinaire du mot, mais une “vessie natatoire” qui se remplit de gaz et leur sert à flotter. A-t-elle une forme d’amande ? Pas du tout. Y a-t-il un organe dans le poisson qui a une forme d’amande ? Non.

Retour à la case “départ”. Que veut dire “vesica” ? Vessie, oui. Mais encore ?

traduction vesica vulve Gaffiot

“Vesica” veut également dire “Vulve de femme” (d’après le dictionnaire latin-français Gaffiot de 1934 consultable en ligne). Quelle surprise ! Vesica piscis devient donc “vulve de femme de poisson”. Ca nous amène où ? Nulle part. Et si on ne parlait pas du poisson mais des Poissons (Pisces, le signe astrologique) ? La vulve de femme des Poissons. La vulve de femme des Poissons !!!??? Ai-je fumé une substance hallucinogène ? Non. Alors continuons !

Après quelques recherches, je passe de “Pisces”, le signe astrologique, à “Pisces”, la constellation. Savez-vous que la constellation des Poissons (nommée ainsi par les astronomes babyloniens) est très difficile à repérer dans le ciel ? Pour la trouver, on recherche son “anneau”, un groupe de corps brillants en forme de… vesica piscis. La vulve de femme des Poissons.

Pisces,bodypainting,poissons

"Pisces" (et non "Pieces") - Peinture corporelle de la série des signes du zodiaque par Rudi Everts

Les décolletés vulvaires de Francesco Scognamiglio

Les décolletés de Scognamiglio méritent un article à part. De nouveau, on est dans le vêtement immettable, hormis sur un plateau de TV (et encore !) ou dans une vidéo musicale. C’est quand même ce que j’ai trouvé de plus fun dans l’édition Automne-Hiver 2011 de la fashion week de Milan. L’art de porter une énorme vulve béante sur son corps ! Formidable ! Si seulement les mannequins n’étaient pas aussi… peu excitantes (Ce maquillage ! Aargh !!!).[Retrouvez tout le défilé Automne-Hiver 2011 Francesco Scognamiglio sur mode.newslicious.net]

Amulettes vulvo-phalliques

Après l’article sur les “vis”, des coquillages en forme de vulve et de phallus, c’est le moment idéal pour présenter les petits objets érotiques très Yin/Yang fabriqués et vendus par Karin Swildens :

karin swildens,sweet dreams“Sweet dreams” : Une femme allongée sur une bite lisse et ronde, d’une jolie couleur d’argile. Au gland et à son trou répondent les fesses de la fille, sa raie, sa fente. Fait pour être tenu dans la main, caressé, conservé dans sa poche… Se doit d’être doux et chaud.

karin swildens“Combo” : Pubis et gland, fente à fente. Le plus bref résumé de l’acte sexuel. Fusion-né. Rond et troué.

Ces deux sculptures de K. Swildens sont magnifiques dans leur simplicité et leur érotisme. Ce sont mes préférées mais il y en a plein d’autres sur le site de l’artiste.

De l’Acus aux femmes-phallus

Vous avez sans doute déjà croisé cette toile du Maubeugeois Jan Gossaert/Jean Mabuse (1478-1532) dans laquelle on voit Neptune, le dieu des océans, et sa femme Amphitrite.

jan gossaert, neptune et amphitrite

Neptune et Amphitrite, 1516, Jan Gossaert, Gemäldegalerie Berlin

Devant ce tableau, on s’intéresse forcément immédiatement à la bite de Neptune et on veut en savoir plus sur ce coquillage. En gros plan (cliquer pour voir la HD), ça donne ceci et c’est effectivement intéressant :

Remarquez que si la bite divine est bien dans le coquillage, ses testicules en sont exclues, ce qui donne un sex-appeal particulier aux couilles asymétriques du dieu.

Tout cela m’amène au sujet de l’article : la coquille qui abrite le pénis neptunien n’est pas un bigorneau (difficile d’y loger une bite digne de ce nom) mais un “acus”. Et, contrairement à ce que la toile de Gossaert pourrait laisser croire, l’acus n’est pas réservé aux hommes !

(Cet article n’est pas pornographique mais je me méfie des réactions devant une bite un peu raide. Si vous n’avez pas plus de 18 ans, ne venez pas voir la photo d’un Acus.)

Sinon, il y a plein d’autres articles à lire…

Clitoris = Pénis ?

Homme ? Femme ? Il est vraiment troublant cet Andrej Pejic (cf article précédent : A. Pejic dans la robe de mariée JPG) ! Je suis un peu en retard, me direz vous. Les transexuels n’ont pas attendu le jeune Bosniaque pour découvrir qu’entre hommes et femmes, c’est le flou. Même dans le milieu médical, on sait très bien que rien ne ressemble plus à un pénis… qu’un clitoris. Pourtant, de prime abord, ce n’est pas si évident. Allons donc étudier ça de plus près ! (Comme il y a quelques gros-plans d’organes sexuels, je préfère réserver cet article aux + de 18 ans, même si cela n’a rien de porno.)