Archives du Tag: nu allongé

Retour sur l’orange, le sein et la courbe

Le premier article sur Wesselmann (voir “The great nude, the orange and the cigarette”) me semble un peu court, d’où ce retour sur le sein et l’orange… Et retour sur la courbe avec cette photo de Tom Wesselmann en plein ouvrage pour représenter un sein (photo prise en 65 ?).

Impossible de faire l’impasse sur ce cliché qui représente si bien l’homme en plein travail de construction de son temple de la grande femelle (et cela n’a pas l’air facile !), l’objet de ce blog.

Alors, le sein selon Wesselmann, ça donne quoi ? Sur quelle (s) courbe (s) a-t-il abouti ?

Et bien cela aboutit surtout sur des tétons et des aréoles car – impossible de dire le contraire ! – les seins de Wesselmann ne comptent pas tant que les mamelons (Rappelons la définition des termes : le mamelon se compose du téton et de l’aréole, l’un se dressant au centre de l’autre).

Les seins ne sont souvent que la marque blanche laissée par le soutien-gorge (ainsi pour le “Nude” du Smithsonian American Art Museum à Washington) alors que les mamelons se détachent par leur volume et leur couleur.

Couverture du 5ème numéro du magazine Avant Garde (14 numéros publiés de janvier 1968 à juillet 1971) - Illustration : Seascape #17 ("two tits", 1966) par Tom Wesselmann

Les “2 tits” de 1966 sont, à cet égard, parfaits : seins blancs et mamelons carmin sur un fond bleu ensoleillé. Il y a dans cette illustration quelque chose de beau, de sexy, de gai qui ressemble à une vision de Paradis.

Le nu allongé du musée Thyssen-Bornemisza, ci-dessus, semble un peu plus classique : un corps de femme allongé et pas seulement une paire de seins, le recours à des symboles comme les roses et, bien sûr (puisqu’il s’agit de Wesselmann), l’orange.

Tom Wesselmann - Desnudo #1 - 1970 - Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid - Source : site du musée (cliquer pour voir l'image en grand)

L’orange !

A ceux qui estiment que l’orange symbolise le sein, on peut répondre “oui, peut-être”. Oui, le sein rond et, dessus, le mamelon (Comment appelle-t-on le mamelon de l’orange ? Queue ? Tige ? Non. Mamelon, c’est parfait). Donc le sein a un mamelon, comme l’orange.

On pourrait aussi répondre “non” car les aréoles de Wesselmann sont tellement bombées qu’elles ressemblent à des oranges. Une aréole  gonflée et un téton en son centre : L’orange selon Wesselmann ?

[Ci-dessus : Oeuvre de Tom Wesselmann exposée à la galerie Melki - Source : galerie-melki.fr - Les couleurs sont tellement unies et flashy et les dégradés tellement réguliers qu'on croirait voir le travail d'un infographiste.]

The great nude, the orange and the cigarette

Puisqu’on a montré pas mal de seins dans les derniers articles, parlons donc de Tom Wesselmann.

Tom Wesselmann (1931-2004) est un des grands artistes du mouvement Pop-Art. Il a définitivement sa place dans ce blog en tant que chercheur-explorateur-décrypteur-représentateur de la forme féminine.

Regardez-le en plein travail !  Il cherche la courbe parfaite, lui aussi (cf l’article sur Aristide Maillol et la Vénus de Perpignan). La courbe du sein, du ventre ou du dos… Du sein, je parierai !

Tom Wesselmann, Self-portrait while drawing, 1983, source : www.all-art.org

Grand fan du Sein et du Téton. Tom l’est.

Il a réalisé (à la peinture acrylique, en sérigraphie, en lithographie, etc.) une grande quantité de nues, à savoir :
- des seins
- des seins + une bouche
- des seins + une bouche + un pubis.
Toujours des cheveux (plutôt longs et blonds).
Rarement des yeux.
Jamais (?) de nez.

Les lèvres sont toujours brillantes de rouge à lèvres. Les seins sont souvent blancs de la marque du soutien-gorge. Les tétons sont toujours ronds et bombés. Les pubis sont toujours poilus (ça se passe dans les sixties !).

On peut se poser la question : “Pourquoi pas d’yeux ?”.
J’ai envie de me poser la question : “Pourquoi les oranges et la cigarette ?”

[De gauche à droite et de haut en bas : Bedroom Painting N°13 - Great American Nude N°8, 1969, Collection Ludwig, Cologne -  Great American Nude N° 99, 1968, Collection MG Neumann, Chicago -  Great American Nude N°92, 1967, Collection privée, New York]

Vous avez vu les oranges ? Ca me fait penser aux peintures du Moyen-Age et de la Renaissance, toujours pleines de symbolique (le lys blanc pour ceci, la rose rouge pour cela…). Parlant de fleurs, il y en a aussi souvent (roses, jonquilles) dans les oeuvres de Wesselmann. On sait que les fleurs représente généralement le sexe féminin mais que dire des oranges ? Les oranges, rondes et fermes. Je dirai, sans prendre trop de risques, que les oranges, c’est une histoire de seins. Encore !

Les seins, toujours les seins ! Tom ne pensait-il pas au sexe de la femme ? Je dirais  que si. Beaucoup même. Car les bouches des femmes de Tom ressemblent à des vulves. Ce n’est pas pour rien que Tom aimait peindre des bouches avec une cigarette entre les lèvres. Un fin pénis fumant sur lequel tire la femme…

Tom Wesselmann - Smoker, 1 (Mouth, 12) - 1967 - Source : thescienceofdesign.blogspot.fr

[Voir ici la version de Smoker#1 détenue par le Musée des Beaux-Arts de Montréal]

Un standard glamour : La femme nue allongée au serpent

Quand il s’agit de nudité, de beauté, de femmes et de serpents, c’est toujours une bonne idée de faire un saut dans le passé, au tournant du 20ème siècle, et de s’intéresser au travail de ces artistes qui ont contribué aux mouvements sécessionnistes viennois et münichois.

De façon générale, c’est tout le mouvement “Art Nouveau” qui a fait la part belle  à une vision novatrice de la femme comme “femme fatale”, dangereuse séductrice, attirante et toxique, belle et mortelle, dans un monde végétal coloré et fleuri. Fleur et femme fatale ? Un hommage à la mortelle digitale, peut-être.

"Wasserschlangen II" ou "Freundinnen II" - Gustav Klimt - 1904-07 - Collection privée ? - Source : Wikipedia

Gustav Klimt (1862-1918) a peint ces remarquables “serpents d’eau” sans y mettre de serpent. Ce sont juste des femmes. Reptiliennes. Aquatiques. Un thème à la mode chez lui et ses collègues. Femme, eau, sirènes, hydre… On les appellent parfois “Freundinnen”, les amies. Des lesbiennes couchées ensemble sur un lit de fleurs ? On sait que le célibataire Klimt, grand consommateur de femmes (surtout les modèles qui traînaient à longueur de journée, nues, dans son atelier) aimait peindre les femmes ensemble.

Peut-être inspirée par Klimt, l’association de la femme nue allongée et du serpent a été photographiée par Richard Avedon (encore lui ! Rappelez-vous “Dovima et les éléphants” dans l’article “Queue, trompes, tentacule, serpent…”).

"Nastassja Kinski and the serpent" - Richard Avedon - 14 juin 1981 - Source : http://ars-photographica.blogspot.com

Suite à ce cliché culte, se faire photographier nue, allongée avec un serpent, est devenu un standard de la photo glamour.

Après Nastassja Kinski, sa fille y est passée, ainsi qu’un certain nombre de mannequins et autres semi-stars qui se voudraient femmes fatales comme celles de Gustav Klimt : Sonja Kinski, Jenifer, Devon Aoki, Laura Harring, Nadja Auermann, Stephanie Seymour, Eva Herzigova

Les précurseurs du cul : XVIIème – Velázquez

Vous avez le droit de vous étonner. Velázquez, précurseur du cul ? Diego Velázquez ? Celui qui a peint des chevaliers et des infantes d’Espagne, des papes et des cardinaux, des saintes et des paysans, des Christ et des nains ? Oui, celui-là même. Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (1599-1660). Parce qu’il a aussi peint un cul. Un seul. C’était d’ailleurs le seul nu qu’il ait jamais peint (autant qu’on sache). Et ce cul-là était le pur travail d’un précurseur car on n’avait jamais peint un cul comme ça (autant que je sache… et j’espère ne pas me tromper).

velazquez,venus

Diego Velázquez - "The Toilet of Venus" ou "The Rokeby Venus" - 1647-51 - National Gallery, Londres - Source : Wikipedia (Cliquer pour voir l'oeuvre sur le site du musée)

Alors ? Qu’est-ce que ce cul a de si original ? Certes, ce n’est pas la première fois qu’on peint un nu allongé. Sûrement pas. Mais c’est la première fois qu’on le peint dans ce sens. Cette “Vénus” allongé nous tourne le dos. Elle nous montre son cul. Et si ce n’était pour le miroir, on ne verrait même pas son visage.

Il faudra attendre 2 siècles pour revoir ce type de peinture. Et je ne pense pas à la “grande odalisque” d’Ingres qui nous montre beaucoup son visage mais très peu ses fesses (voir article “Rallongez-moi ce dos !“). Je pense plutôt aux toiles de trois autres Français : Lefebvre, Pils et Sieffert.

Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911), “Odalisque”, 1874, The Art Institute of Chicago
Isidore Pils (1813-1875), “Study of a reclining nude”, 1841, The Cleveland Museum of Art
Paul Sieffert (1874-1957), “Grand nu”, Collection privée ?

Un de ces trois peintres est un véritable spécialiste de l’odalisque de dos : Paul Sieffert à qui j’ai déjà consacré un petit article (“Les nues allongées de Sieffert“). L’oeuvre de Sieffert est une rareté car les nues allongées, reclining nudes et autres odalisques sont généralement peintes de face (voir, par exemple, l’article “Seins et hanches” consacré à Zinaïda Serebriakova).

Incantation pour les fesses rondes

Fesses RONDES comme à une Syrienne de Tell-Halaf qui s’affale. Lit. Couchée à l’ombre. Coupée du monde. Nue et sans poil. Savon. Propre et lisse. Prête. Parfums. Douceur du soir. Odeur des fleurs. Printemps. Attendre encore. Vide. Sentir. Toucher. Cambrée. Le dos ROND. RONDES comme les deux Mondes, ronds, coupés par la raie. Profonde. Faille. Chaleur des profondeurs. Noir. Volcan. Magma qui coule. Déchirements. Rouge. Danger. Douleur. Eruption. Liquide. Craquements. Gémissements. Tout se déchire et s’ouvre. Dans le cul ROND. Où abonde le monde qui aime les RONDES. Draps blancs. Peau blanche. Transparente. Fragile. Diaphane. Bombée. Lourde. RONDE. Doigts qui parcourent et s’insinuent. Entre les rondeurs, ils rentrent, pénètrent, s’enfoncent. Finalement disparus. Dans le con. Dans le cul. Engloutis. Fesses que l’on fesse et que l’on caresse. Lévres douces. Liquides acides. Rides. Sillon. Le laboureur enfonce le soc. La charrue laboure la Terre RONDE et blonde. Métal. Mécanique. Huile. Bruit. Gémissements, encore ! Profondément dans la terre. Rentrer. Sortir. Remplir. Ne plus sortir, je t’en prie. Plus jamais. Juste rentrer. Plus profond. Complétement. Rentrer et remplir. Remplir. Remplir. Remplir. Tout donner. Ras la gueule. Ras le cul. Ras le con. Pour être pleine, enfin. Complètement pleine. Repue. RONDE.

Pour finir, Lily au bain par Dan West

J’en ai marre : Il est plus que temps de mettre un terme à cette (trop) longue série d’articles consacrés aux baigneuses et autres dames à leur toilette. Mais il est hors de question de terminer avec la jeune Suzanne et ses deux vieux salopards (cf article précédent). On va achever cela avec un peu de beauté – féminine, bien sûr – et avec quelques clichés de Lily pris par Dan West en 2008.

Vous retrouverez bien sûr les photos de cet excellent photographe de nues sur danwestphotos.com.

Le bathtub

Comme promis dans  l’article précédent, je vais parler un peu d’hyperréalisme tout en glissant doucement des tubs métalliques des années 1900 vers les bathtubs de céramique des années 2000.

D’abord, il s’agit bien ici de peinture et non de photos (pour les photos de femmes dans des baignoires, voir l’article sur les dames au bain ou le travail de Lucie et Simon). Concernant les artistes, il s’agit de 2 femmes, américaines toutes les deux.

La première, Lee Price, se spécialise dans un thème extrêmement pointu : la femme qui mange (et notamment nue dans sa baignoire) ! Il fallait y penser. Pour une raison que je ne m’explique pas, le résultat est assez envoûtant.

Lee-Price-Self-Portrait-in-tub with ice creamLee Price, “Self-portrait in tub with ice cream”, 2007

Lee-Price-Strawberry-SwirlLee Price, “Strawberry Swirl”

L’autre artiste est Cynthia Westwood (née en 1969) qui s’intéresse à la femme nue dans sa salle de bains, qu’elle soit dans sa baignoire ou sous la douche, en train de se shampouiner ou de se sécher les cheveux… Dans la tradition d’un Bonnard, je suppose, qui raffolait du même sujet (mais ne le peignait pas du tout de la même façon).

cynthia westwood ,lying-in-bath 2007Cynthia Westwood, “Lying in bath”, 2007

cynthia westwood,white-bath 2004Cynthia Westwood, “White bath”, 2004

[Tous les visuels proviennent des sites des artistes, sauf "Lying in bath" qui est visible sur le site de la galerie Bertrand & Gruner à Genève]

Dames au bain – Version moderne

Depuis François Clouet (voir articles précédents), les dames au bain font un peu moins de cérémonie : fini le rideau rouge pour le spectacle, finis les servantes, les nourrices et les gosses accoudés au rebord de la baignoire. Le point de vue du spectateur a aussi un peu évolué : désormais, il surplombe la baigneuse, ce qui lui permet de mater les jambes, les cuisses, les fesses et le sexe de la dame… surtout quand il y a peu d’eau.

En haut à gauche, une jeune femme qui se baigne habillée (rappelez-vous le portrait de Gabrielle d’Estrées dans un vêtement transparent sur le tableau du musée de chantilly) photographiée par le celui qui est aussi coiffeur et maquilleur : TH Taylor.

En haut à droite, sur la couverture du magazine MetArt, Adèle D se baigne dans du lait (d’ânesse ?) avec des fraises ! Photo d’Anaïs Demois.

En bas à gauche : Isabel Vinson photographiée par Brian Doherty.

En bas à droite : Photo de Boris Bugaev.

J’ajouterai une autre photo de ce même Boris Bugaev, visible sur 500px.com, d’un visage de jeune femme qui prend son pied dans son bain (ci-dessous à gauche)… uniquement parce que ce visage est très beau et tellement rayonnant. Bliss ! Et, pour finir, je proposerai une autre jeune fille d’un photographe russe, Dagldiyan Murbo (plus de photos sur Photodom), qui pourrait être la soeur de la première : même pose, même béatitude. Ah… Sainte vierge…

Les 2 Antiope de Goltzius (la fausse et la vraie)

Après plusieurs articles  sur les  cache-tétons, enlevons donc ces pasties pour voir ce qu’il y a en dessous. Le plus fun, c’est de retrouver le Néerlandais Hendrick Goltzius (1558-1617) avec lequel on parlait de vertu et de baiser lesbien (cf l’article “vertueuses et lesbiennes“) juste avant notre petit intermède lingerie.

Hendrick Goltzius, Vénus et Cupidon épiés par un satyre, gros plan

Goltzius a beaucoup gravé mais il  n’a peint que pendant les dernières années de sa vie. Il nous a donc laissé peu de peintures mais – attention les yeux ! – il n’a laissé que des chefs d’oeuvre, à commencer par ce “Vénus et Cupidon épiés par un satyre” de  1616 exposé au musée du Louvre.

Que dire de cette peinture ? Vénus, les yeux mi-clos et les cuisses écartées, presse nonchalamment  sur son sein droit pour en faire gicler le lait (A comparer avec les giclées des sirènes de Jean de Boulogne). Avec Goltzius, on est très loin de la Venus Pudica.

Hendrick GOLTZIUS, Venus et l'Amour épiés par un satyre, Louvre,1616Pendant longtemps, cette Vénus a été  prise pour Antiope, la fille que Zeus  sauta après s’être transformé en satyre (pour la petite histoire, Antiope paya très cher ce petit coup bite du grand dieu sauteur qui, lui, regagna tranquillement ses pénates). Cependant, s’il y a bien un satyre sur le tableau, il y a aussi le petit Cupidon qui ne s’éloigne jamais beaucoup de maman Vénus.

Ci-dessus, il s’agit donc de Vénus. Pourtant Goltzius a bien peint Antiope mais elle se trouve ci-dessous :

Hendrick Goltzius, Antiope,gros planC’est une très belle poitrine que peint Goltzius en 1612. Pour rajouter à l’érotisme de la scène, il introduit un petit bonhomme qui tripote le téton d’Antiope endormie alors que Zeus/Jupiter s’approche de la jeune femme pour la sauter (je suppose que la cruche vide au premier plan est là pour nous rappeler que tout cela est une affaire de sexe : un vase vide qu’on remplit par le trou).Hendrick Goltzius,Jupiter séduit Antiope déguisé en satyre,1612Jusqu’en 2009, Antiope était visible au musée Frans Hals d’Haarlem aux Pays-Bas. Plus maintenant. La toile avait été confisquée par les nazis à son propriétaire juif. Récupérée par les Alliés en 1945, elle avait été donnée au gouvernement néerlandais. En mars 2009, elle a été restituée aux héritiers d’Abraham Adelsberger qui l’ont vendue aux enchères en janvier 2010 pour 6,8 millions de dollars.

[Images disponibles sur wikimedia commons]

Putain ? Et alors (Par Manet)

Ah ! Les mules d’Olympia !

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Edouard Manet - Olympia - 1863 - Musée d'Orsay, Paris - Image Wikimedia Commons

On l’imagine trotter partout avec ses mules au pied, Olympia. Nue, si ce n’est pour un collier, un bracelet, une fleur dans les cheveux… et ses mules. Parfois, elle jette une robe de chambre sur ses épaules et la noue vaguement à la taille. C’est cette robe de chambre qui est en vrac sur le lit, sous les fesses d’Olympia. Il paraît que c’est une prostituée qui attend le client dans un décor oriental (un décor classique de bordel au 19ème siècle : pour info, lire la petite pièce de Guy de Maupassant, “A la feuille de rose – Maison turque”). Son client lui aurait fait monter des fleurs par le petit groom de service. Il va bientôt se pointer et la sauter pour un gros billet. Et Olympia semble nous dire : “Oui… Et alors ?”

Cette nonchalance dans la nudité m’amuse. Elle n’est pas si fréquente, même à notre époque submergée par les photos porno. J’ai trouvé cette prise de vue de Léo Graas (extraite du site photokonkurs.com) où le modèle a adopté une pose très similaire : le collier, les coussins (qu’on imaginera orientaux…) et sûrement des mules aux pieds ! Leo Graas,photo,indécente,nue,assise,jambes écartées,pubis,poils,odalisque(Ce n’est pas moi qui ai ajouté le cadre : une petite pensée de Léo Graas pour Manet et la belle Olympia qui nous toise depuis son cadre à Orsay ?)