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Portrait de Betty Leyris par Balthus

“Alice”, 1933, Centre Pompidou, Paris, © Adagp, source :  centrepompidou.fr

La Sheela na Gig impudique de l’article précédent m’a fait penser aux fillettes assises aux jambes écartées de Balthus. Ainsi dans “Les beaux jours” (1944-46, Smithsonian Institution’s Hirshhorn Museum and Sculpture Garden), la modèle, Odile Emery, n’a que 14 ans.

Pourquoi peindre des filles si jeunes ? Balthus répond ceci (cette citation traîne partout sur le web mais j’aimerais bien savoir d’où elle est tirée) : “Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu.”

Admettons. Je ne suis pas fan des fillettes aux jambes écartées et je préfère le portrait d’une fille de 23 ans, Betty, compagne de Pierre Leyris, un ami du peintre. Certains prétendent qu’il s’agit d’Alice Leglise-Bellony-Rewald mais celle-ci posera en fait 30 ans plus tard pour Balthus, à Rome. L’identité de Betty Leyris comme modèle est confirmée par Sabine Rewald (femme du beau-fils d’Alice Bellony et commissaire au MET- Le monde est petit !) dans un article sur “Alice” de Balthus.

L’Alice qui a donné son nom au tableau n’est donc pas celle qui est allée à la Villa Médicis mais celle qui est allée au pays des merveilles (Alice’s Adventures in Wonderland) puis de l’autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There).

Comment comprendre ce tableau ? Je n’en sais rien. Le commentaire de Sabine Rewald est intéressant mais il ne me suffit pas. Quel autre monde attend notre Alice aveugle tout à sa toilette dans une pose impudique ?

L’arnaque Sheela na Gig ?

Ainsi, les traditions celtiques, voire le “culte de la grande déesse” se seraient maintenus, en dépit des efforts de l’Eglise, au sein même de celle-ci. Un des signes de la persistance des moeurs païennes serait la présence massive dans la décoration des églises romanes de représentations de femmes ouvrant leur vulve avec les mains .

Voilà une théorie qui se propage depuis des années. Une théorie séduisante, certes, mais est-elle crédible ?

"Sheela na Gig" - 12ème siècle - Eglise de Ste Marie et St David, Kilpeck, Herefordshire, Angleterre - Source : www.freewebs.com/naturalmedical/sacredvagina/

Certains Britanniques croient dur comme fer à ce qui serait une tradition celtique à laquelle ils ont donné un nom fringant mais à l’étymologie confuse : Sheela na Gig.

Il existe des sites qui recensent ces Sheela na Gig. Je les ai parcourus. Résultat : Grosse déception. Les quelques dizaines de représentations répertoriées sont presque toujours grossièrement ouvragées et usées par le temps. Une seule s’en sort bien : C’est celle qui est toujours mise en avant, la Sheela na Gig de Kilpeck en Angleterre (voir ci-dessus). J’ai constaté aussi que les poses étaient toutes différentes, qu’il n’y avait pas d’homogénéité de la statuaire comme ce serait sans doute le cas s’il s’agissait de la persistence d’un culte ancien.

Si l’on revient en France et qu’on s’intéresse à la sculpture obscène dans les églises romanes de l’hexagone, on découvre des choses étonnantes comme, par exemple, cette femme à la robe soulevée (ou sous un voile ouvert) qui n’a rien à envier à l’impudique Anglaise de Kilpeck.

Femme indécente - Eglise Sainte-Radegonde, Poitiers - 13ème siècle - Source : terradesomnis.blogspot.com/2009_12_12_archive.html

Les représentations obscènes se retrouvent presque toujours sur les chapiteaux des colonnes ou sur les corbels (appelés aussi corbeaux ou modillons) qui soutiennent la corniche du toit.

Leur nombre est particulièrement élevé dans les départements au sud de la Bretagne (Charente, Charente-Maritime, Vendée, Vienne) mais, comparé à la quantité totale d’oeuvres sculptées, il reste anecdotique. C’est une statuaire souvent paillarde comme cette femme au trou de cul accueillant qui ouvre son sexe en souriant.

Femme indécente - Eglise de Chalais ( Saint-Pierre-le-Vieux ),Vendée - Source : web.me.com/joel.jalladeau/modillonsbis/styled/

C’est aussi une statuaire mixte. On y voit des hommes à la bite démesurée comme des femmes à la chatte ouverte, des exbitionnistes qui présentent leur cul et des couples qui s’accouplent :

[En haut à gauche : cathédrale Sainte Eulalie-Sainte Julie, Elne, Pyrénées-Orientales - En haut à droite : Eglise Saint-André, Ruffec, Charente - En bas à gauche : Eglise de Macqueville, Charente-Maritime - En bas à droite : Collégiale San Pedro de Cervatos, Cantabria, Espagne. Pour une raison inconnue, cette église espagnole regorge de petits personnages indécents ; Voir ici.]

Même si ces personnages paillards sont rares, souvent cantonnés à de petites églises de campagne et toujours planqués loin du regard, leur présence dans des lieux de culte est néanmoins surprenante. J’y vois, à tord ou à raison, la facétie de quelques ouvriers. J’y vois aussi la preuve d’une plus grande tolérance de l’Eglise primitive par rapport aux choses du sexe (fini les bites et les cons sur les cathédrales gothiques). Pour moi, la Sheela na Gig n’est qu’une image porno (dans une pose typique du porno moderne) visible par tous, en des temps où le cul faisait partie des choses de la vie, comme bouffer ou boire, roter ou péter.

Il y a cependant dans les églises une autre représentation de femme qui est plus fréquente, mieux ouvragée, plus codifiée et mieux connue. J’en ai déjà (très mal!!) parlé mais je vais y revenir. Il s’agit des sirènes.

Cadrer l’essentiel

Le problème avec Rodney Mickle, c’est de sélectionner…

[Ci-dessus : Séance photo avec Molly Heart, juin 2010]

Vous rappelez-vous de l’article avec photos de strings ouverts (“Le microbikini est-il un bikini ?“) ?  Ce qui est très sexy dans le string ouvert, c’est que la ficelle forme une sorte d’encadrement autour du sexe. Elle le fait ressortir, le met en valeur. Rodney Mickle fait exactement la même chose mais en plus grand : Il habille le haut et le bas des mannequins pour faire ressortir  leur sexe (et généralement aussi leurs cuisses, leur ventre et leurs seins).

Séance photo avec Vaudeville, mai 2011.

Des nombreuses prises de vue proposées par Mickle sur son site deviantart, je n’en ai finalement conservées que 3. J’aime particulièrement le dernier cliché sur lequel Vaudeville est vêtue d’un soutien-gorge à jarretelles. L’effet de cadre est inmanquable : Entre le SG et le haut des bas, puis entre les jarretelles, la mise en valeur du ventre et du sexe est volontaire et très réussie.

[Toutes photos et beaucoup d'autres visibles sur deviantart, adresse mickledesignwerks]

Portrait de Catherine Johnson par Rodney Mickle

Oh, que j’aime le travail de Rodney Mickle (MickleDesignWerks sur le web et sur devianart) !

Un travail très bien fait sur la nue, la nue habillée, habillée/déshabillée… comme Catherine Johnson avec épaules et jambes couvertes pour mieux ne montrer que l’essentiel…

Le microbikini est-il un bikini ?

En ces temps de fortes chaleurs estivales et de tourisme de masse sur les plages de la Méditerranée, je ne pense pas être la seule à regarder ce que portent mes congénères au bord de l’eau et à me poser la question : “Ce minuscule bout de tissu qui cache à peine le sexe peut-il encore être appelé un maillot de bain ?”


Première réponse : “oui”. Un tout petit bikini rikiki comme ce modèle proposé par Microkini-Beach, quand il est bien placé sur le sexe, il couvre tout. Et si, par derrière, on voit les lèvres , c’est que la mannequin le veut bien.

Si vous considérez avoir l’âge suffisant pour voir des chattes nues ou si, par défaut, vous êtes majeur, alors la galerie est pour vous.

A côté des micro-bikinis “traditionnels”, il existe un produit amusant et original : le string-bretelles.

Ce dernier couvre plus ou moins le sexe suivant la façon dont il est ajusté. Bien calé entre les fesses, il fait son office : Une ficelle suffit pour soustraire les orifices aux regards. Par devant, c’est pareil ; Micro ou pas, le bikini cache.

[Cliquer pour voir la galerie]

Le truc fou, c’est l’arrivée massive depuis quelques années de produits ouverts, à la jointure floue entre espaces “textile” et plages nudistes.

En voici deux exemples tirés du même site.

Je passe sur le soutien-gorge : Comme (presque) toutes les femmes sur la plage ont les seins à l’air, le SG ouvert semble presque habillé. Ce qui m’intéresse ici, c’est le slip crotchless.

Si la mannequin écarte les jambes, on voit ça. Alors ? Est-ce encore un slip pour plages “textile” ou faut-il le considérer comme un accessoire fun pour naturiste ? Les lèvres sont apparentes mais la vulve et le prépuce sont couverts. Alors ?

[Cliquer pour voir la galerie]

Voici un autre string qui, cette fois-ci, n’a plus la ficelle centrale.

On ne sera pas surpris que, si la mannequin enlève la main, on voit ça. Cette fois on est clairement dans la nudité. Pourtant, ce qu’on voit est-il si différent ?

[Cliquer pour voir la galerie]

Certain(e)s me diront que cet article n’apporte pas grand chose. Oui, peut-être. En fait, c’est surtout l’occasion pour moi de vous proposer quelques liens vers  des photos de string crotchless parce que, personnellement, je trouve ça très beau. Si vous partagez mon avis, voici d’autres microkinis ouverts portés, cette fois, par Anne-Marie Rios et par Carmen McCarthy.

[Toutes photos visibles sur le site microkini-beach.com]

Femme libérée, jambes écartées (4. Popstars)

Les jambes écartées, c’est pas un truc de femme. Offrir son entre-jambes à la vue de tous ? Tout le monde vous le dira, c’est indécent et scandaleux. Voilà donc du pain bénit pour celles qui cherchent l’indécence et le scandale.

Quelles sont les stars de la pop qui ont fait leur fonds de commerce de l’indécence et du scandale ? Madonna, bien sûr… et puis son héritière, la miss Gaga. D’accord. Qui d’autre ? On pourrait citer Rihanna, Britney Spears ou les Pussycat Dolls…  OK ? Maintenant, regardez qui écarte les cuisses :

De haut en bas et de gauche à droite : Lady Gaga lors des Brit Awards 2010 (voir le gros plan sur les petites lèvres de son sexe ici), Ashley Roberts des Pussycat Dolls qui exhibe son intimité aux voyeurs du monde entier, Madonna dans une pose assez “soft” (Madonna, reine de l’indécence et du sulfureux, a toujours adoré écarter les jambes, comme ici, iciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici ou ici. Voir ici une  photo un peu plus crue de la Madonne avec jambes écartées, téton à l’air et doigt dans la bouche) et Rihanna, il y a 4 jours, jambes écartées à Los Angeles devant une caméra de TV.

Mais le sulfureux n’est pas réservé aux Américaines. Nous avons notre propre popstar aux cheveux rouges.

Libertine, Déshabillez-moi, Ainsi soit je…

Jambes écartées.

Sources : wwtdd.com (photos de Lady Gaga par Dave Hogan/Getty Images, The Brit Awards, février 2010), nudestars.biz (photo de Ashley Roberts lors d’un concert des Pussycat Dolls), newsgab.com (photos de Madonna parues dans Vogue Magazine Brésil de décembre 2008), lapatilla.com (photo de Rihanna le 28 juin 2011 lors d’un concert au Staples Center de Los Angeles), fandemylenefarmer.centerblog.net (photo du concert Live à Bercy de 2008).

Pour Madonna, je n’ai donné qu’un aperçu de ses nombreuses photos avec jambes ouvertes. Vous en trouverez d’autres ici. Au fait, avez-vous noté les nombreuses ressemblances entre les photos de la Madonne et celles de la Mylène, comme par exemple la pose à quatre pattes du Dance Remixes de MF en 1992 et celle de “Confessions on a Dancefloor” en 2006 (photos magnifiques, tout en cheveux roux, glitter pink et purple dots) ?

Femme libérée, jambes écartées (3. Sexy lingerie)

Quelques marques de lingerie (très peu, en fait) on adopté la position “jambes écartées” pour présenter certains de leurs produits. J’ai choisi les visuels où la mannequin est assise sur une chaise, dans une pose très proche de celle qu’adopte Sally Bowles pour interpréter “Don’t tell Mama” au Kit Kat Klub (voir le premier article de “Femme libérée, jambes écartées“).

Ci-dessus : soutien-gorge seins nus et string ficelle en vinyl  par AllureLingerie – Source : herboudoir.com.

On ne s’étonne pas qu’un fabricant de sous-vêtement en cuir et en vinyl, spécialiste du SG seins nus, des slips ouverts, de la résille et des chaînes fait adopter à ses modèles la pose sexuellement explicite des danseuses de cabaret.

On dira la même chose pour une marque de lingerie comme “Agent Provocateur” : Ne pas faire écarter les jambes de Joséphine de la Baume aurait semblé ringard.

Mais il faut tout de même remarquer que le provocateur agent britannique est un peu en retard car le modèle Juno, ci-dessus, fait partie de sa dernière collection printemps-été 2011. Chantal Thomass avait ouvert le bal une saison plus tôt avec son modèle “Lonely Poet” (ci-dessous).

“The masculine feminine symbol codes of the brand in a retro spirit. Stripes mixed the prints with poetry and impertinence”, nous dit le site web de la marque parisienne. Je vous laisse décrypter ces  2 phrases. Moi je retrouve dans cette photo un mélange inattendu, rigolo et super sexy : l’esprit “cabaret” (la pose, le chapeau, le maquillage, les cheveux courts), le look intello ou poète (livre et lunettes), le détournement du costume masculin en sous-vêtement ultra féminin (Ah ! Le bout de la cravate sur le slip !) et, last but not least, le regard de la fille…

Femme libérée, jambes écartées (2. Cowgirl)

Les jambes écartées, c’est un truc de mec et, pour moi, c’est avant tout un truc du mec entre les mecs : le cow-boy. Jambes écartées ? Je dis Lucky Luke (le vrai tout comme la version Dujardin ou celui d’Eric et Ramzy), je dis John Wayne et son gros pétard, je dis Fonda et Bronson, je dis Eastwood et son petit cigare (à machouiller longuement).

Quoi de plus tentant que faire adopter par des femmes ce code typiquement masculin ? Femme-mec, femme libre, femme qui donne son sexe à qui elle veut et si elle le veut. Voici donc la cow-girl aux jambes écartées :

Quand on a dit “Lucky Luke”, on attend Calamity Jane. La voici donc, à gauche, dans une comédie musicale interprétée par Doris Day et réalisée par David Butler en 1953 (voir photos sur le site doctormacro.com). A droite, dans la même position, une des rares pinups dessinées par Gil Elvgren avec les jambes écartées (“Come and get it”, 1959, source : the pinupfiles.com).

Les illustrations des années 50 sont pleines de symboles et d’allusions pas toujours fines (on en a déjà parlé : voir article  “Oups ! Tu me tires, chéri ?”). On peut se poser quelques questions en regardant ces deux affiches. Pourquoi ce holster représenté à côté de Doris Day ? Le holster étant une poche triangulaire dans laquelle on fourre le canon de son Colt, ne rappelle-t-on pas ainsi que Calamity Jane, malgré ses jambes écartées, n’en est pas moins une femme ? Quant à la pinup d’Elvgren, admirons le regard plein de promesses et le gigantesque triangle qu’elle fait vibrer avec son baton d’acier ! “Come and get it”. Viens et prends-le ! Quoi donc ? Le délicieux chili qui mijote dans la marmite ? Ca doit être ça.

Quittons ces années 50 étranges, coincées entre nouveauté et ringardise, pinups et puritanisme, pour entrer dans l’époque women’s lib soixante-huitarde avec un film de Christian-Jaque tourné en 1971. Un film où il est question de hors-la-lois, de terres et de pétrole dans l’ouest américain. Rien d’original sauf que ce sont des femmes qui occupent le haut de l’affiche. Et comme le pays est rude, ce sont des femmes aux jambes écartées…

Ci-dessus : Brigitte Bardot et Claudia Cardinale dans “Les Pétroleuses” – Source : cinemotions.com

Femme libérée, jambes écartées (1. Cabaret)

La posture des femmes d’Helmut Newton (cf les 2 articles précédents) n’est pas anodine. Se tenir debout avec les jambes écartées, c’est un truc de mec. Les femmes devraient avoir les jambes serrées (cf la posture traditionnelle d’Aphrodite dans l’article “le jour où commença le culte du corps féminin” et suivants), protéger son sexe, être “modeste”. Une femme qui écarte les jambes prend une pose d’homme : C’est une rebelle, une femme libre. Elle fait ce qu’elle veut avec son sexe. Il n’est la propriété d’aucun homme, d’aucun mari. Elle le montre si elle veut. Elle l’offre à qui elle veut. Elle l’offre si elle le veut.

Il y a quelques exemples classiques de femmes aux jambes écartées comme, dans cet article, les femmes du cabaret.

Ci-dessus, 2 photos extraites du film “L’ange bleu” (Der blaue Engel, réalisé en 1930 par Josef von Sternberg) qui raconte les tribulations tragiques d’un homme amoureux de Lola-Lola (interprétée par Marlene Dietrich), chanteuse du cabaret “L’Ange bleu”, femme fatale et volage.

La star allemande affectionne les jambes écartées (debout ou assise sur un tonneau) tout comme Liza Minelli dans le film américain “Cabaret” réalisé par Bob Fosse en 1972. Minelli y interprète Sally Bowles, une chanteuse au Kit Kat Klub de Berlin dans les années 30. Enceinte de son amant, elle préfèrera avorter et rester au cabaret plutôt que suivre ce dernier en Angleterre. Femme libre. Jambes écartées (cf affiche avec une jambe sur une chaise).

Ce film est une adaptation d’une comédie musicale créée à Broadway en 1966 et reprise de nombreuses fois, notamment par Sam Mendes en 1999 avec Teri Hatcher (avant qu’elle ne devienne une Desperate Housewife) dans le rôle de Sally Bowles ou en 2001 avec Brooke Shields.

La pose la plus célèbre  est peut-être celle adoptée par Sally pendant la chorégraphie de “Don’t tell Mama”. Ce qu’il ne faut pas dire à maman ? Que Sally s’assoit à califourchon sur une chaise, les jambes écartées comme un  marin en goguette (cliquer pour voir les photos prises par Rivka Katvan de Brooke Shields et Molly Ringwald à califourchon).

Preuve de l’actualité de cet article, le spectacle de Sam Mendes monté par Rob Marshall aux Folies Bergère de 2006 à 2008 sera de retour à Paris à partir d’octobre 2011 (cliquer ici pour voir une belle brune avec sa chaise… et les jambes écartées).

Pour terminer, je vous propose de retourner écouter Dietrich à l’Ange Bleu. Voici les paroles de la célèbre chanson de Friedrich Holländer, avec l’adaptation en anglais et en français (cliquer pour grossir l’image).


“J’suis amoureuse, voyez,
De la tête aux pieds.
Je suis faite pour aimer
Et me donner”

Libre, Lola-Lola ?

“Des hommes je suis l’esclave,
Vers eux je tends les mains,
Mon âme est une épave”

Qui est libre ?

Portrait (du) Numéro II par Helmut Newton

J’ignore le nom de la Numéro II, photographiée en 1980 par Helmut Newton et coincée entre Lisa Taylor, la “Big Nude” Numéro I, et Henrietta (ou Henriette) Allais, la “Big Nude” Numéro  III.

Des trois filles, c’est celle que je préfère car elle ne cache rien et, n’éprouvant ni honte ni gêne, elle défie le spectateur, les jambes écartées.

Rebelle, insoumise, indépendante.

Impudique aussi.

27 ans plus tard, on retrouve une attitude assez similaire sur la photo de Lara Stone prise par Van Lamsweerde et Matadin (voir “Etre à la mode c’est être nue ?“).

[Source : ars-photographica.blogspot.com]