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Portrait d’Ilaria Pozzi par Fulvio Maiani

Après les femmes tatouées d’il y a 4000 ans, voici une femme tatouée de maintenant. Je ne l’avais jamais vue avant. Qui est-elle ? Quand on lui pose la question (dans reneeruin.com en janvier 2012), elle répond : “when someone asks me what my job is I say that I work with photography” (elle est mannequin) et quand elle n’est pas devant un appareil photographique :”I love to draw, paint, build stuff, swim, riding my bicycle, see friends, eat cakes, travel and sleep” et un conseil pour ses fans ? “Stay true and keep calm”.

On peut retrouver la très belle Ilaria Pozzi sur Tumblr (Keep calm : ne foncez pas tout de suite chez le tatoueur. Stay true. Faîtes ce que vous voulez) et Fulvio Maiani sur son site web.

Une dernière chose : j’ai trouvé cette photo qui a été prise pour le magazine LoveSexDance sur le site de NIF magazine (un mag que je viens de découvrir, plein de belles photos de mode nue). NIF comme “Nude is Fashion”.

Nude is Fashion… Voilà un titre intéressant qui me rappelle celui de mon billet du 14 juin 2011 : “Etre à la mode, c’est être nue ?“. Et vous savez quoi ? NIF, qui était un blog wordpress avant d’être un site web, a publié son premier article le 17 septembre 2011. Alors ? Qui osera dit qu’on n’est pas (parfois) en avance sur Femelletemple ?

Hathor, fille du soleil

Ca ressemble au titre d’un roman pour adolescents et pourtant c’est vrai : Hathor, la déesse-vache, généralement représentée par une vache (bien sûr), une femme avec le disque solaire entre ses cornes ou par un visage de femme avec des oreilles de vache, était la fille de Râ et la mère de Pharaon.

Hathor en visage de femme à oreilles de vache - Colonne hathorique du temple de la reine Hatchepsout, complexe funéraire de Deir el-Bahari (Louxor, Egypte) - Photo par Pascal - Source : http://louxor-egypte.e-monsite.com/album/deir-el-bahari/2

En plus du disque solaire, les attributs d’Hathor sont le ménat (“lourd collier de perles à contrepoids, qui produisaient en s’entrechoquant un son comparable au bruissement des fourrés de papyrus qui représente le lieu de gestation mythique”, pour citer  mythologica) et le sistre, un type de crécelle utilisée par les danseuses. Ces attributs n’ont pas été choisis au hasard puisque la déesse est associée à la reproduction et à la fécondité d’un côté, à la fête, la joie, l’ivresse, la musique et  la danse d’un autre côté.

Hathor est généralement associée à Hor (Horus), son “parèdre” ou époux, l’homme à tête de faucon. D’ailleurs, le mot Hathor veut dire “la maison d’Horus” (son hiéroglyphe est un faucon dans le plan carré d’une maison), ce qui évoque, selon moi, avec vigueur, l’image des liens du couple et du sens de la pénétration sexuelle.

Hathor (au centre), Horus (à gauche) et Trajan - Bas-relief du temple de Denderah (période gréco-romaine, 4e siècle avant JC) - Source : photo Bernard Gagnon sur wikipedia

Il est aussi intéressant de noter qu’Hathor sera à certaines époques et dans certains lieux de culte amalgamée à Isis, la déesse au sistre, la grande déesse nourricière qui donne le sein au petit Horus assis sur ses genoux. Hathor femme et mère d’Horus, en quelque sorte… Comme c’est original ! Cela apporte aussi un autre éclairage sur le sens de la “maison d’Hor”, déesse de la fécondité, qui abrite Horus en son sein.

Sans surprise, les Grecs associeront Hathor à Aphrodite, leur déesse de l’amour et de la fécondité.

Alors pourquoi cet article qui dit des choses déjà écrites ailleurs sur la toile ? D’abord parce que, sur “femelletemple”, il faut bien citer Hathor, cette déesse si “féminine” de la fécondité. Ensuite parce que je trouve intéressant que les Egyptiens associaient fécondité (sexe et maternité) avec festivités (joie et ivresse). Et enfin, je trouve dans les représentations d’Hathor les symboliques abracadabrantes que j’aime tant, comme le visage triangulaire, très pubique, de l’Hathor des chapiteaux de colonnes, ou le rond qu’elle porte toujours sur sa tête, entre ses cornes. D’accord, c’est le soleil. Mais moi j’aime penser au rond de son ventre ou au rond qu’elle a entre les cuisses, celui qu’Horus pénètre à chaque fois qu’il rentre à la maison.

Portrait d’Ivory Flame par Nick Atkins

Ce portrait de la mannequin britannique Ivory Flame est visible sur l’album Flickr de Nick Atkins.

“Flame”… Joli nom pour un visage comme enflammé par les cheveux roux.

Cette photo ne rappelle-t-elle pas les statues, enluminures et peintures où divinités et prophètes sont représentés dans une couronne de flammes (voir “Sombre fente ou lumineuse flamme“) ?

Sombre fente ou lumineuse flamme ?

Dans l’article “La plaie verticale“, je me suis intéressée à cette étrange représentation des 5 plaies du Christ par une seule plaie verticale, ce qui semble réduire (ou transcender) le Christ en une blessure sacrée, un sexe de femme (c’est moi qui le dit !) ou une abstraction graphique en forme d’amande (la “mandorle”). Cette représentation n’est pas aussi rare que je le pensais initialement (voir l’iconographie du postThe sexual mysticism of Christ’s side wound“). Cette enluminure du quinzième siècle (encore !) me semble particulièrement intéressante :

La plaie au côté du Christ - vers 1405 1413 - Propriété de la librairie Bodléienne, Oxford, MS Latin Liturgies f. 2 (Sous réserve : je ne suis pas parvenue à vérifier la référence) - Source : i.minus.com (cliquer pour voir l'image originale)

Intéressante parce qu’on y voit le coeur avec les 5 plaies (représentation symbolique du Christ) dans la plaie au côté, elle-même entourée d’une mandorle. Comme déjà discuté dans “La plaie verticale”, le Christ mort (les 5 plaies de sa crucifixion) c’est aussi le Christ qui renaît. Et le voilà qui émerge de cette profonde fente de chair ! Un rapprochement du mystère de la Résurrection avec le mystère de la naissance (vécu par chaque être humain depuis les temps les plus reculés), le mystère d’un être vivant qui sort du sexe d’une femme, semble évidemment possible. La mandorle, forme stylisée d’une vulve, serait alors une jolie représentaion d’un dieu créateur.

On peut voir ça d’autres façons. Faire une recherche sur la traduction de “mandorle” en anglais renvoie sur  les mots aureola (auréole) et halo dont je conseille la lecture de la définition sur le site Wikipedia. Pour faire bref et ne pas paraphraser inutilement ces articles, la mandorle y est considérée comme un cas particulier de l’auréole, cette dernière trouvant son origine dans la couronne radieuse (solaire) d’Appolon, d’Helios, de Mithra ou du dieu-soleil assyrien Shamash. La mandorle est aussi rapprochée de la langue de flamme qui entoure parfois les représentations des divinités indiennes, ou du Bouddha ou de Mahomet.

La statue de bronze dorée de Maitreya conservée au MET est à cet égard remarquable : On voit à la fois une amande de feu qui entoure l’ensemble du personnage et une auréole rayonnante qui ceint sa tête.

Bouddha-Maitreya (détail) - vers 534 (Dynastie des Wei du Nord, Chine) - Propriété du Metroplitan Museum of Art, New York - Souce : Maitri sur Flickr (cliquer pour voir l'image originale)

Alors quoi ? Fente ou Flamme ? Pour complexifier un peu le débat, je vais prochainement écrire un billet sur Hathor. La question sera alors : Rondelle (celle de l’ouverture du vagin) ou Soleil ?

Dernière chose : Puisqu’on parle de mandorle et de rayons de soleil (ou de flammes), jetez donc un coup d’oeil sur ce retable flamand où le feu est dans la mandorle.

La plaie sacrée

“La plaie sacrée sur le côté du Christ”. C’est le titre de l’oeuvre d’art / animation 3D proposée par Jonathan Monaghan. Je pense qu’il y a un rapport avec le billet précédent sur la plaie verticale et les 5 plaies du Christ.

Je ne suis pas sûre de bien comprendre cette oeuvre mais j’y vois des lèvres (une bouche, une vulve ?) et un truc qui rentre ou qui sort, un tube (une cigarette de Wesselmann ?), des poils, des pointes ?

[Source : jonmonaghan.com]

La plaie verticale

Je suis tombée plusieurs fois en quelques semaines sur une reproduction de l’enluminure du livre d’heures (livre qui contient les prières rythmant les heures de la journée) de Bonne de Luxembourg conservé au  MET de New York et qui représente… qui représente quoi en fait ? C’est là l’objet de cet article.

Psautier et livre d'heures de Bonne de Luxembourg, Duchesse de Normandie - Enluminure du folio 331r illustrant les plaies du Christ et les instruments de la Passion - Attribué à Jean le Noir ou à sa fille Bourgot - Avant 1349 - The Cloisters, Metropolitan Museum of Art, New York (cliquer l'image pour voir le folio entier sur le site du MET)

Au premier abord, on se dit forcément (avec nos yeux de 2012) que ça ressemble à un sexe de femme. Forcément : une fente verticale. Et puis, on se dit que, puisqu’il s’agit d’un livre de prières catholique du 14ème siècle, ça ressemble aussi à ces “mandorles” de l’imagerie chrétienne médiévale (voir “Pour une nouvelle cartographie de l’amande” et “Où chercher la Vesica Piscis ? Dans les étoiles !“)… mais commençons par le commencement !

Comme le montrent les objets qui entourent la “fente verticale” (croix, échelle, clous, lance, etc.) et qu’on appelle les instruments de la Passion, cette enluminure représente la crucifixion de Jésus-Christ ou, plus exactement, la résultante de cette crucifixion : les deux trous dans les mains et les deux trous dans les pieds creusés par les clous qui fixaient JC à la croix ainsi que la fente sur le côté droit de la poitrine causée par la lance du soldat romain qui s’est assuré de la mort du Christ. Deux questions : Pourquoi une seule fente s’il y avait 5 plaies ? Pourquoi une fente verticale ?

Sur presque toutes les peintures montrant la crucifixion du Christ ou le “Christ de douleur” (Le “vir dolorum”, man of sorrows ou Schmerzensmann est une représentation généralement sanguinolente de JC vivant -donc ressuscité, même s’il n’a pas l’air très vaillant, à ne pas confondre donc avec le JC mort dans les bras de sa mère d’une pieta ou descente de croix- qui montre ses plaies, sa couronne d’épines, ses traces de fouet), les trous faits par les clous sont ronds et la blessure laissée par la lance est une fente horizontale (et non verticale) :  Voir les Christ de douleur de Simon Marmion, de Hans Memling ou de Giovanni Santi, voir celui – moins souffrant mais tout aussi ressuscité – de Giacomo Galli.

Les artistes médiévaux ont parfois choisi de simplifier la représentation du Christ de douleur par un coeur percé de 5 trous (Pourquoi pas, puisque le Vir dolorum est un “étendard symbolique” et non la représentation d’un événement de la vie de JC) : Voir le dessin ci-dessous à gauche, ou voir les “Armes du christ” à la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford (gravure 1, gravure 2).  Notez que dans tous ces cas, les plaies sont rondes ou horizontales. A cet égard, l’enluminure du livre d’heures de Loftie, ci-dessous à droite, est unique (ou extraordinaire, ou surprenante, ou bizarre).

[Ci dessus, à gauche : Dessin à la plume illustrant les 5 plaies du Christ, manuscrit de moine chartreux, Yorkshire, 15ème siècle, propriété de la British Library (?) - A droite : Livre d'heures de Loftie, enluminure illustrant la prière des 5 plaies, folio 110v, exécutée par les "maîtres de la grisaille de Delft", 15ème siècle,  propriété du Walters Art Museum, Baltimore.]

Première bizarrerie de l’enluminure des heures de Loftie : Les 5 plaies sont dématérialisées, détachées du corps du Christ (ou du coeur qui le symbolise). Elles flottent dans l’éther, dégoulinantes de sang. Seconde bizarrerie : les 5 plaies sont des fentes verticales.

Alors que les maîtres de la grisaille de Delft choisissent de représenter les 5 plaies par 5 fentes verticales, d’autres font le choix de les représenter par une seule fente (et verticale). C’est le cas pour le livre d’heures de Bonne de Luxembourg, bien sûr, mais aussi pour ce manuscrit.

Les exemples de fente verticale unique sont rares (je n’ai pour l’instant trouvé que 2 cas !) et pourtant ils ont du sens : 1 fente pour symboliser les 5 plaies, 1 mandorle pour représenter le corps du Christ. “Crucifixion > plaies > mort > résurrection” d’un côté et “résurrection > re-naissance > naissance > vulve de la femme” de l’autre côté, d’où une confusion possible entre les images du Christ de douleur, du Christ ressuscité et de la vulve. N’est-ce pas le sens de la gravure ci-dessous,  visible sur le site de la NGA  ?

Les plaies du Christ avec les symboles de la Passion - Gravure allemande - vers 1490 - National Gallery of Art, Washington, DC (cliquer pour voir l'image sur le site du musée)

Il y a aussi la possibilité que c’est stupide de chercher des explications “sexuelles”. Peut-être qu’il n’y a aucun lien entre la mandorle chrétienne et la vulve féminine, aucune tentative de réintroduire de la déesse femelle dans une religion patriarcale. Peut-être… Mais le contexte semble si approprié : la vénération de trous en forme de fentes, les saints clous qui perforent, la sainte lance qui pénètre et même le doigt de Saint-Thomas qui fourrage dans la fente (“l’incrédulité de saint-Thomas” par Le Caravage) !

Petite contribution au Boob Art

Je ne sais pas si le Boob Art, Breast Art ou Tits Art existe au même titre que le Penis Art mais, en admettant que oui, j’aimerais faire une petite contribution personnelle. Ca fait plusieurs jours que j’écris sur les seins et les tétons  en utilisant le matériau des autres. Il est temps d’y mettre du mien…

… modestement (ce n’est pas le Seascape #17) …

… en espérant que ça plaise.

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Portrait de Rita Lee par Richard Fegley

Encore un cadeau du blog thethoughtexperiment !

Rita Lee, la Miss November 1977 correspond si bien aux modèles de Tom Wesselmann dont je viens de parler (les lèvres, la marque blanche du SG, les mamelons). Encore mieux que De De Lind et Priscilla Wright. Alors voilà ! Encore merci au blog thethoughtexperiment.

Dernière chose ! Sur cette photo, on comprend clairement pourquoi Wesselmann aimait la marque blanche du soutien-gorge sur les seins : Pour mieux voir les mamelons.

Retour sur l’orange, le sein et la courbe

Le premier article sur Wesselmann (voir “The great nude, the orange and the cigarette”) me semble un peu court, d’où ce retour sur le sein et l’orange… Et retour sur la courbe avec cette photo de Tom Wesselmann en plein ouvrage pour représenter un sein (photo prise en 65 ?).

Impossible de faire l’impasse sur ce cliché qui représente si bien l’homme en plein travail de construction de son temple de la grande femelle (et cela n’a pas l’air facile !), l’objet de ce blog.

Alors, le sein selon Wesselmann, ça donne quoi ? Sur quelle (s) courbe (s) a-t-il abouti ?

Et bien cela aboutit surtout sur des tétons et des aréoles car – impossible de dire le contraire ! – les seins de Wesselmann ne comptent pas tant que les mamelons (Rappelons la définition des termes : le mamelon se compose du téton et de l’aréole, l’un se dressant au centre de l’autre).

Les seins ne sont souvent que la marque blanche laissée par le soutien-gorge (ainsi pour le “Nude” du Smithsonian American Art Museum à Washington) alors que les mamelons se détachent par leur volume et leur couleur.

Couverture du 5ème numéro du magazine Avant Garde (14 numéros publiés de janvier 1968 à juillet 1971) - Illustration : Seascape #17 ("two tits", 1966) par Tom Wesselmann

Les “2 tits” de 1966 sont, à cet égard, parfaits : seins blancs et mamelons carmin sur un fond bleu ensoleillé. Il y a dans cette illustration quelque chose de beau, de sexy, de gai qui ressemble à une vision de Paradis.

Le nu allongé du musée Thyssen-Bornemisza, ci-dessus, semble un peu plus classique : un corps de femme allongé et pas seulement une paire de seins, le recours à des symboles comme les roses et, bien sûr (puisqu’il s’agit de Wesselmann), l’orange.

Tom Wesselmann - Desnudo #1 - 1970 - Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid - Source : site du musée (cliquer pour voir l'image en grand)

L’orange !

A ceux qui estiment que l’orange symbolise le sein, on peut répondre “oui, peut-être”. Oui, le sein rond et, dessus, le mamelon (Comment appelle-t-on le mamelon de l’orange ? Queue ? Tige ? Non. Mamelon, c’est parfait). Donc le sein a un mamelon, comme l’orange.

On pourrait aussi répondre “non” car les aréoles de Wesselmann sont tellement bombées qu’elles ressemblent à des oranges. Une aréole  gonflée et un téton en son centre : L’orange selon Wesselmann ?

[Ci-dessus : Oeuvre de Tom Wesselmann exposée à la galerie Melki - Source : galerie-melki.fr - Les couleurs sont tellement unies et flashy et les dégradés tellement réguliers qu'on croirait voir le travail d'un infographiste.]

Portrait de DeDe Lind par Mario Casilli

Après 2 articles sur Tom Wesselmann et ses peintures de bouches et de seins, d’oranges et de cigarettes, il me semblait intéressant de revenir l’espace d’une photo sur cette époque des sixties et de ses femmes souriantes aux coiffures amusantes qui n’avait ni tatouage ni piercing mais du poil au pubis.

Pour rester dans l’esprit de Wesselmann, j’ai cherché aussi une femme aux lèvres luisantes et aux seins blancs par la marque du soutien-gorge, ce qui a sévèrement limité le choix.

Cette photo de De De Lind, la playmate d’août 1967, me semble bien. Il y a même le pantalon orange à la large ceinture plastique. Le poster central est superbe (quelle poitrine ! Les hommes de l’époque ont scotché cette photo-là sur tous les murs). J’ai hésité et c’est la ceinture qui m’a convaincue.

Comme pour le portrait de Priscilla Wr ight déjà présenté précédemment dans ce blog, il s’agit d’une photo de Mario Casilli, visible sur le très beau blog thethoughtexperiment (quand on aime les pinups !).