Archives de la Catégorie Surplis décolletés

Femme mode, femme fun, femme nue, femme active ?

En terminant l’article précédent sur les harnais-bijoux-sous-vêtement de Maison Close, je pensais aux vêtements-sous-vêtements-harnais (comment les appeler ??) présentés il y a quelques années par Andrea Crews (nom d’un collectif d’artistes mené par Maroussia Rebecq) sur des mannequins dénudées.

Et voilà que dans le WAD qui vient de sortir (N°52, mars-avril-mai 2012), je tombe sur deux pages consacrées à… Maroussia Rebecq avec une photo de la créatrice à la même époque qui se flashe nue sur les bords de Seine, devant un bateau-mouche plein de touristes. C’est ce qu’on appelle un signe, non ?

[Ci dessus : WAD N°52 avec photo de Maroussia Rebecq par Romain Bernadie James, août 2009]

Il ne faut pas croire qu’Andrea Crews/Maroussia, ça se limite à de la nudité. Non. C’est un petit monde à part (ou un petit monde connecté à tout le grand Monde, comme on voudra), un truc plein de vitalité, d’innovation, de tentatives… J’ai écrit dans le titre  ”mode/fun/nue/active”, j’aurais pu mettre “déjantée/globalisée/inattendue/toujours-là”.

J’ai écrit “femme” aussi et je pense que c’est important. Je rappelle que ce blog n’est pas consacré à la mode ou à la lingerie (il y en a plein qui font ça beaucoup mieux que moi). C’est une modeste tentative de (re)constitution du temple de la grande femelle… une grande affaire, pas très claire. A priori, un truc de mecs. Mais pas seulement, loin de là ! Andrea Crews/Maroussia participe d’une certaine façon au culte, à la célébration du corps féminin. Un corps sans contrainte, libre et beau, qui exulte et qui s’amuse. J’aime !

Alors, voici donc quelques photos de cette “ancienne” collection été 2009, présentée au musée du Jeu de Paume le 5 octobre 2008.

Voici au-dessus à gauche ce qui pourrait ressembler à un harnais. On ne sait pas s’il s’agit d’un vêtement (élégant top seins-nus) ou d’un sous-vêtement (culotte à bretelles ?) et c’est ça qui est fun.

A droite, les lanières forment une déco intéressante, en étoile à 5 branches, au-dessus de la poitrine. Encore un joli petit haut à porter sous le blouson. On retrouve l’étoile sur le mannequin du bas qui ne manque pas de charme avec sa jupette à franges type pagne-bananes de Joséphine Baker et son éléphant bleu (celui qui asperge les voitures avec sa trompe ?) en guise d’étui pénien pour femme… délirant !

[Photos 1,3,6 par PixelFormula, visibles sur Fashionmag - Photos 2 et 4 par Julie Perello, visibles sur bloc-mode.com - Photo 5 visible sur le blog Colette d'Andrea Crews]

Pour rester connecter au joyeux monde d’Andrea Crews, essayer le site web ou (moi, je préfère !) le blog Colette.

Corset droit vs Tournure

Dans l’article “Corset, un survol rapide” , j’ai évoqué le corset droit, créé en 1900 et disparu vers 1910 d’où son surnom de corset “édouardien” en Angleterre), et la silhouette très particulière (en “S”) qu’il donnait à la femme qui le portait.

En voyant ce corset, la taille cambrée et le cul bien arrière de la femme, je me suis dit que c’était là une silhouette familière, vue dans de nombreux tableaux.

Georges Seurat - Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte (A Sunday on La Grande Jatte) - 1884 - The Art Institute of Chicago - Source : wikipedia

Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour retrouver les tableaux en question :  Le “Dimanche sur l’île de la grande Jatte” (1884) de Seurat, bien sûr, et aussi  le “Jeune femme traversant le boulevard” ou “Devant la Tour Eiffel” (1889) par Jean Béraud.

Seul petit problème : les dates ! La promeneuse de l’île de la Grande Jatte pousse son cul 15 ans avant l’invention du corset droit. Alors ?

Alors, si cette femme pousse son cul, c’est parce qu’elle a mis un “faux cul”, qu’on appelle aussi un pouf. Elle porte une “robe à tournure” (en anglais : bustle dress), vêtement très à la mode à la fin du 19ème siècle, qui rajoute du volume à l’arrière grâce à une sorte de crinolinette aux formes diverses et variées mais à la fonction unique : gonfler le cul.

[Source : edym.com]

Le voile de la mariée

Après une série d’articles sur le voile porté par les Européennes des siècles passés, pourquoi ne pas essayer d’écrire quelques articles sur le voile porté par les Européennes d’aujourd’hui ? Et puisque c’est samedi, jour de mariage, parlons donc du voile de la mariée.

Kate Moss, "Bride" par Inez van Lamsweerde, 2003

Qu’est-ce qu’une mariée ? C’est une femme sous un voile blanc.

Pour celles et ceux qui auraient des doutes, voici 3 photos où des mannequins se sont contentées de revêtir un voile blanc. Aucun doute possible : A la vue de ces photos, on se dit immédiatement : mariée.

Ci-dessous, Julia Alexandratou dans la même pose que Kate Moss, 5 ans plus tard, pour l’édition grecque du magazine Nitro d’octobre 2008 (source : c2sexy.com).

Il y a aussi la couronne dans les cheveux et le bouquet de fleurs, bien sûr, mais regardez la photo suivante (S’agit-il d’Eva Herzigova ?).

Même sans couronne, même sans fleur, la femme voilée de blanc (et à genoux !) affiche clairement son statut : mariée .

Pour ce qui est du symbolisme de tout cela, je rappelle des choses déjà évoquées dans le passé mais dont on reparlera encore :

* Le voile de la soumission à son mari (cf versets 11-3 et 11-10 de l’épître aux Corinthiens dans “Pourquoi le voile ? Parce que Paul l’a voulu” mais il y a aussi des traditions plus anciennes dont on n’a pas encore parlé).

* La blancheur de la virginité (Ah ! La virginité de la jeune mariée ! Voilà un thème excitant qui n’a pas encore été correctement traité dans ce blog… un thème vierge à dépuceler d’urgence).

Puisqu’il s’agit de se couvrir la tête… Pourquoi pas le snood ?

En commentant les images de van Cleve, Campin ou van Heemskerck, je me suis aperçue que les mots posent problème.

Concernant ce que les femmes portaient sur leur tête, je pouvais bien sûr parler de “coiffe” puisqu’il s’agit d’une autre façon de dire “couvre-chef” : un truc qu’on met sur sa tête. Mais mon intention n’est pas, vous l’avez compris, de parler chiffons.

Quand on parle de se couvrir la tête, on entre dans un territoire polémique, conflictuel et souvent passionnel. Le couvre-chef de tous les dangers et de tous les fantasmes, c’est le voile. Mais que désigne-t-on vraiment par le mot de “voile” ?

La coiffe de Haarlem peinte par van Heemskerck (voir “portrait de femme par Maerten van Heemskerk“) et celles d’Anvers peintes par Joos van Cleve (voir “Le voile anversois au début du 16ème siècle“) sont, pour moi, des “foulards” (mot devenu lui aussi polémique). Un voile doit être plus grand, couvrir plus. En ce sens, les coiffes tournaisiennes peintes par Campin (article précédent) pourraient peut-être des voiles. Dans tous les cas, il s’agit d’accessoires qui couvrent la tête sans voiler la face. En ce sens, les Tournaisiennes sont elles voilées ? Il semble qu’on commence enfin à gratter le sujet : Un accessoire qui ne voile pas la face peut-il être un voile ?

Une autre question pourrait être : Peut-on faire de la mode sexy avec un accessoire qui couvre la tête et ressemble à un voile ? Bien sûr puisque c’est exactement ce que propose l’Anglaise Kitalyst dans sa petite boutique Etsy (Kitalyst Latex, prrrfect little latex accessories).

Allez donc voir les  7 modèles très joliment portés par VioletEyes et photographiés par Dean Wilkinson.

“Snood” est le nom que les Anglais donnent à une écharpe ronde qu’on porte autour du cou et qu’on peut remonter sur la tête (A ma connaissance, on donne le même nom en français : un snood).

Portrait de Rachel Weisz par James White

[Source : imgusr.celebscentral.net]

Photo extraite d’une série de clichés de l’actrice britannique Rachel Weisz prise par le photographe (américain ?) James White (site officiel ici). Une autre photo de cette série est parue dans le numéro de mai 2002 du magazine Esquire.

Pourquoi cette photo de Rachel Weisz dans la série des icônes, juste après un post où elle apparaît nue, un serpent enroulé autour de son corps, au milieu d’articles consacrés aux femmes fatales, aux serpents, à Eve, à la tentation et au péché ? Devinez donc ! Brune, belle, la poitrine en avant, le décolleté provocant, la robe tentatrice (une simple lanière tient l’ensemble). Sur cette photo, Rachel Weisz n’a pas besoin de serpent. Elle est le serpent.

Madame X

Madame X a un nom et ce n’est pas un secret : Il s’agit de Madame Pierre Gautreau, pour celles et ceux qui aiment donner aux femmes le nom de leur mari (Il y en a qui semblent penser que, pour une femme, tout change le jour de son mariage). Nous l’appellerons donc Virginie, fille du Major Avegno.

John Singer Sargent - "Portrait de Madame X" - 1884 - Metropolitan Museum of Art, New-York - Source : site du MET (cliquer l'image)

Gautreau ou Avegno, tout cela importe peu (X, c’est très bien). De même qu’il importe peu de connaître les raisons pour lesquelles cette Louisianaise s’expatria en France et épousa le sieur Gautreau, banquier de son état. Ce qui nous intéresse, en revanche, c’est que ce portrait a été peint par John Singer Sargent (1856-1925), le prolifique artiste américain aux 900 toiles et 2.000 aquarelles (selon l’article de Wikipedia qui lui est consacré) et que ce peintre déjà connu sur la place parisienne appela son tableau “Portrait de Mme ***” pour protéger le modèle (Mme Gautreau) du scandale.

Scandale ? Quel scandale ? Et bien oui, il avait bien prévu le coup, John. Le tableau a fait effectivement scandale au Salon de 1884 à Paris. Les critiques ont fusé de toutes parts. Ecoeuré, le malheureux Américain a quitté Paris et s’est installé à Londres. Je n’ai toujours pas bien compris pourquoi un tel scandale ! … Etait-ce à cause du décolleté ? Sargent l’avait pourtant “assagi” en ajoutant une bretelle par rapport à une esquisse précédente visible à la Tate Gallery à Londres (ci-dessous-cliquer l’image pour voir l’original sur le site du musée).

Cette toile a certes quelque chose de rare : l’absence de décor pour mettre en valeur le modèle, l’étrange vrillage du bras droit, le choix d’un portrait de profil, le contraste entre la robe, noire, et la peau, blanche. La peau blanche… On pense (et ce n’est sûrement pas un hasard) à la Galatée inaccessible de Polyphème (voir “Adoration, le cas Daphné“) ou à l’idéal de beauté sculpté par Pygmalion (voir “Adoration, le cas Galatée“) . Bref, cette toile est originale, sensuelle, pleine de sous-entendus mais méritait-elle un tel tir de barrage ?

Tout cela semble maintenant complètement aberrant. J’aime cependant la “petite histoire” derrière cette toile : Le fait que Sargent trouvait Virginie si jolie qu’il l’a longtemps poursuivie pour qu’elle accepte de poser pour lui , le fait qu’il a conservé le tableau (qu’il considérait comme une de ses plus belles oeuvres) bien en évidence dans son atelier, le fait qu’il l’a finalement vendue au MET en 1916, quelques temps après la mort de sa Galatée.

John Singer Sargent peignant dans son atelier - Photographie attribuée à Auguste Giraudon - Source : lediteursingulier.blogspot.com

[Le blog lediteursingulier a mis en ligne plusieurs photos noir et blanc de peintres dans leur atelier. Très intéressant]

Tentative de sublimation du corps par l’abus de textile

Je parcourais récemment le blog de Stoya, une actrice porno/mannequin/couturière américaine (… Why not ?). Dans un de ses billets, elle remarquait que ses 3 activités se rapportaient au sexe, y compris la couture car, in fine, les vêtements servent à paraître plus beau pour séduire l’autre. On pourrait ajouter que les vêtements servent aussi parfois à se protéger des éléments mais on a bien compris ce qu’elle veut dire et, ma foi, c’est plutôt vrai.

Les derniers articles que j’ai écrits ont présenté quelques unes des “locomotives” de la alt-fashion, la mode alternative, une mode particulièrement chargée sexuellement avec ses mannequins à moitié nues et l’usage intensif de matières comme le cuir ou le latex. Après 3 couturières et beaucoup de photos qui regorgent de seins et de fesses, j’ai soudain eu envie de voir autre chose. Moins de parties intimes exposées, mais plus de robes longues, de tissus satinés, de couleurs pastels. J’ai eu envie de quitter le milieu branché du Londres et du L.A. d’aujourd’hui pour retourner en France et retrouver ces peintres du XIXème siècle qui ont délaissé les sujets religieux, mythologiques ou historiques pour peindre leurs contemporain(e)s. Retrouver cette lumière d’été. Une journée lumineuse avec de jolies bourgeoises pomponnées mais un peu fanées. Un dimanche à la campagne.

J’ai sélectionné 6 peintures que j’aime bien. 6 femmes dans les fleurs. Les voici, en commençant (honneur aux dames, n’est-ce pas ?) par Berthe Morisot et Louise Abbéma.

A gauche : “Dans les fleurs”, Louise Abbéma, 1892, Musée Intercommunal d’Etampes – A droite : ” Jeune femme assise devant la fenêtre”, dit “l’Eté”, Berthe Morisot, 1879, Musée Fabre, Montpellier

Louise Abbema Berthe Morisot

Ci-dessous, à gauche : “Le bouquet de lilas”, James (Jacques Joseph) Tissot, vers 1875, collection privée ? (Quand on aime les robes alambiquées, on aime la robe du soir d’ “Evening” du même Tissot, au musée d’Orsay) – A droite : “Le billet”, Auguste Toulmouche, 1883, Musée des Beaux-Arts de Nantes. Auguste Toulmouche est le champion des robes de bal et autres crinolines. J’ai beaucoup hésité entre “Le billet” et “Dans la serre“, également exposée à Nantes (Tissot et Toulmouche sont tous deux nés à Nantes), mais la robe du “billet” est simplement trop géniale !

James Tissot auguste toulmouche

Ci-dessous, à gauche : “Madame Valtesse de la Bigne”, Henri Gervex, 1889, Musée d’Orsay – A droite : Un des portraits de Consuelo Vanderbilt peints par Paul César Helleu, vers 1900 ? Collection particulière ?

Henri gervex paul césar helleu

Ceci n’est qu’une petite sélection. On n’oubliera pas Pierre George Jeanniot et Julius Stewart (A voir tous les 2 à La Piscine de Roubaix), John Singer Sargent, Alfred Stevens, Gustave Léonard de Jonghe, Carolus Duran, Jean-Louis Forain, Jacques Emile Blanche, Léon Bonnat, Vittorio Matteo Corcos, Giovanni Boldini, Luis Alvarez Catala, et même Alexandre Cabanel (Miss Olivia Peyton Murray).

Les nouvelles couturières : 3. Midred von (Mother of London)

Nous quittons Londres pour Los Angeles où est née “Mother of London” (mm), la petite marque qui monte. Sous ce nom dont j’ignore l’origine, se cache une jeune femme au nom tout aussi énigmatique : Mildred von Hildegard ! Pour nous, elle ne dévoilera que son sein gauche sur cette photo très sexy prise par Nadya Lev (mm,www) qui nous montre la couturière dans une de ses créations .

L’originalité des produits que conçoit Mother of London peut se résumer en 2 mots : cuir et asymétrie. Comme Rachel Freire ou Lady Lucie, elle profite pleinement de la synergie de sa production avec la photo de mode branchée et dénudée. Les vêtements qui ne couvrent que la moitié du corps (car asymétriques) sont particulièrement prisés.

Ainsi, c’est dans des créations de Mother of London (des tops seulement car, comme chacun sait, une femme est toujous plus belle cul-nu : bottomless, j’approuve) que Megan Renee est photographiée par le San Franciscain (ce type plein d’humour insiste lourdement sur ce point) Andy Wanderlust (www, mm, da). Les 2 photos sont visibles avec de nombreuses autres tout aussi superbes sur le site du photographe.

megan renee, andy wanderlust

Et, puisqu’on est en Californie, ce sera difficile d’échapper à Allan Amato. Pour l’occasion, il ne photographie pas Ulorin Vex mais une modèle locale, Scar (mm).

[Source de la photo : page modelmayhem de Mother of London]

Les nouvelles couturières : 1. Rachel Freire

Maintenant, on dit “designer”. Fashion Designer quand on se la pète franchement. Clothing Designer, dans le meilleur des cas. “Styliste” en français ? Non, il y a mot qui est mieux. Beaucoup mieux. Les filles dont je vais parler dans les prochains articles sont des couturières. Oui, des couturières. Et ce n’est pas pour déprécier leur travail. Bien au contraire parce que ces filles-là savent dessiner mais elles mettent aussi la main à la pâte. Elles sont connectées mais elles travaillent souvent seules. Elles sont couturières comme il y a des couturiers. Grandes couturières.

Je commence avec la Britannique Rachel Freire. Je vous invite à lire le court entretien qu’elle a donné en février 2009 à Vogue.com dont la photo ci-dessous est extraite.

Rachel freire, Vogue

Rachel Freire fait partie de ces créatrices de la nouvelle vague du vêtement pour femme qui affectionnent les dessous par dessus, le cuir et le latex, l’osé et l’inhabituel, l’artisanal et le futuriste, le sophistiqué et le sexy. Elle recourt comme ses paires couturières aux services de photographes branchés et de mannequins souvent dénudés. Designers, photographes, mannequins, coiffeurs, maquilleurs : Tout un petit monde londonien qui se retrouve sur “modelmayhem” et fait la fête au Torture Garden..

VIKTORIA MODESTA – STEVE KRAITT – RACHEL FREIRE

De ces 3 clichés de Viktoria Modesta (www, mm) extraits du site web de Steve Kraitt (www,mm), un seul comporte un vêtement de R. Freire mais il est tellement difficile de séparer ces photos !   viktoria modesta

NELL NABARRO – STEVE KRAITT – RACHEL FREIRE

Tiens ! Ne serait-ce pas les vêtements type “bande Velpeau” de Leeloo dans “Le cinquième élément” avec Nell Nabarro (mm,www) dans le rôle de Mila Jovovich ? C’était les débuts de R. Freire (il y a seulement 3 ans !).

RON GOLDSTEIN

C’est à Ron Goldstein (www) que R. Freire a confié les photos de sa première collection Automne-hiver (2009). Mais qui donc est ce mannequin ?

ron goldstein, rachel freire

KIRSTEN VARLEY – DIEGO INDRACCOLO – RACHEL FREIRE

Pour la collection de l’hiver 2010, les créations de Rachel Freire s’éloignent de l’univers plutôt burlesque de l’année précédente. Plus de corset en tissu (terminé) mais plus de pièces d’habillement de cuir et en latex (davantage). Le monde futuriste de R. Freire apparaît dangereux et trash mais sexy. Aux références SF de la couturière s’ajouterait peut-être bien Blade Runner. A noter aussi : le changement de mannequin et de photographe ainsi que la teinte générale des photos qui vire du bleu au marron.

rachel freire,kirsten varley,diego indraccolo

Ci-dessus un extrait de la collection Automne-Hiver 2010 : du latex, des jarretelles et encore un hommage au 5ème élément portés par le mannequin Kirsten Varley (fmd) et photographiés par Diego Indraccolo (www,mm).

KIRSTEN VARLEY – KATE FRIEND – RACHEL FREIRE

Et, pour finir, la toute dernière collection Automne-hiver 2011, intitulée “Jus in Bello”. Ci-dessus : la séance de prises de vue avec la photographe Kate Friend (www) aux commandes (photo sur le compte facebook de Rachel Freire). Ci-dessous, 2 modèles très “Freirien” portés par Kirsten Varley : combinaison moulante futuriste et jarretelles.

kirsten varley,kate friend, rachel freire

Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi Ms Freire cherche à être juste dans la guerre (jus in bello), je recommande de lire l’article de Kingdom of style, qui présente également plein de photos de la collection.

Les décolletés vulvaires de Francesco Scognamiglio

Les décolletés de Scognamiglio méritent un article à part. De nouveau, on est dans le vêtement immettable, hormis sur un plateau de TV (et encore !) ou dans une vidéo musicale. C’est quand même ce que j’ai trouvé de plus fun dans l’édition Automne-Hiver 2011 de la fashion week de Milan. L’art de porter une énorme vulve béante sur son corps ! Formidable ! Si seulement les mannequins n’étaient pas aussi… peu excitantes (Ce maquillage ! Aargh !!!).[Retrouvez tout le défilé Automne-Hiver 2011 Francesco Scognamiglio sur mode.newslicious.net]